Un Bouhraoua XXL, les Fidji au tapis...ce qu'il faut retenir du tournoi de Dubaï
Terry Bouhraoua a laissé parler ses jambes de feu à Dubaï
Découvrez nos tops et flops de la première étape du circuit mondial à Dubaï qui a vu les Sud-Africains sacrés champions avant de recevoir chez eux.

Les fans de rugby à 7 et de jeu l'attendaient avec impatience. La reprise de la saison de rugby à 7 pour les garçons, le week-end dernier, à Dubaï ! Les filles ayant elle déjà repris à Glendale au mois d'octobre. Une saison 2019-2020 très importante, qui nous mènera jusqu'aux Jeux olympiques de Tokyo, où le rugby à 7 figurera pour la deuxième fois, après son aventure à Rio en 2016 qui avait charmé les foules. Aux Émirats Arabes Unis, pour le lancement du circuit et comme chaque année, le spectacle fut une nouvelle fois au rendez-vous. Des Sud-Africains en feu malgré l'absence de nombreux cadres, des Néo-Zélandais bien présents et un Bouhraoua retrouvé notamment. Malgré tout, quelques flops sont à déplorer comme le fait d'avoir organisé la majorité du tournoi en semaine, ce qui a laissé place à une ambiance bien moins électrique que d'habitude. Voici donc ce qu'il faut retenir du Dubaï Sevens version 2019 :

Les tops

Un Bouhraoua XXL

Certains l'avaient déjà enterré après son échec au Stade Français et un retour avec France 7 plutôt mitigé. Mais le week-end dernier, Terry Bouhraoua a fait taire les critiques. L'ancien capitaine de la sélection tricolore a retrouvé ses jambes de 20 ans et a été le facteur X côté français tout au long du tournoi. Bilan ? 6 essais pour le demi de mêlée et une place de deuxième meilleur marqueur de l'étape juste derrière l'Irlandais Jordan Conroy (7 réalisations dont un quintuplé face à l'Écosse). Il fut notamment l'auteur de l'essai victorieux face à l'Argentine.

Crédit vidéo : France Rugby.

L'histoire aurait pu être plus belle si les Français avaient réussi à se qualifier pour les demies, mais une dernière action cruelle a eu raison d'eux et a permis finalement aux Anglais de remporter la victoire en quarts (19-12). Jérôme Daret peut-être néanmoins fier de ses joueurs qui ont réalisé deux grosses premières journées pour terminer leaders de leur poule devant l'Argentine et surtout...les Fidjiens champions en titre !

Crédit vidéo : World Rugby.

L'Argentine s'offre les champions

Ils l'avaient en travers, cette défaite face aux Français. Battus seulement 12 à 10 par les Bleus en ouverture du tournoi, les Argentins avaient le match de la dernière chance en main face aux Fidjiens. Alors, à l'image de l'année dernière où ils s'étaient offerts les Sud-Africains, les Pumas ont de nouveau fait tomber les champions en titre, les Fidji cette fois-ci (24-21). La victoire 24-14 des joueurs du Pacifique sur la France par la suite ne suffira pas et les hommes de Gareth Baber ne verront pas les quarts lors de cette première étape de la saison. 

Les cadres sud-africains de retour

Certes, il manquait beaucoup de monde au sein de cette équipe sud-africaine. Les AfrikaKok, Du PreezGans ou encore Visser ayant été envoyés avec l'équipe Développement, vainqueur du tournoi d'invitation face aux Ramblin Jesters. 

Néanmoins, les Blitzboks ont pu compter sur le retour de têtes bien connues du circuit mondial, pour le grand bonheur du public. Parmi elles, Rosko Speckman et Seabelo Senatla, les deux joueurs étant partis faire leurs gammes en Super Rugby la saison dernière. Mais cette année, alors que les Jeux olympiques se profilent à l'horizon, l'entraîneur Neil Powell souhaite mettre toutes les chances de son côté. Il veut donc s'assurer que les meilleurs joueurs sont aujourd'hui en pleine forme pour relever le défi. Il peut être déjà rassuré, puisque son équipe a remporté le tournoi de Dubaï en dominant les Blacks Sevens en finale sans contestation possible (15-0). Rosko Speckman, lui, a reçu le prix DHL Impact Player pour sa prestation de haut rang tout au long du tournoi.

Crédit vidéo : World Rugby.

Le moment de communion entre Néo-Zélandais et Samoans

Si l'équipe des Samoa fut autant remplie de motivation le week-end dernier, c'est que les joueurs de l'Île du Pacifique en avaient lourd sur le cœur. L'archipel des Samoa est, en effet, frappé actuellement par une grosse épidémie de rougeole qui a déjà fait plusieurs victimes et qui touche une majeure partie de la population. Tout au long du tournoi, les Samoans ont ainsi rendu plusieurs hommages à leur peuple, prenant même un temps de prière avec leurs adversaires néo-zélandais lors de leur dernier match de poule. Des moments comme on aime en voir dans le rugby.

Superbe moment de recueillement entre les Samoa et la Nouvelle-Zélande [VIDEO]Superbe moment de recueillement entre les Samoa et la Nouvelle-Zélande [VIDEO]

Exploit phénoménal pour les Bleues

Vainqueurs de l'équipe à XV pour la première fois en octobre 2018, les Françaises se sont cette fois-ci sorties du piège néo-zélandais à 7. Et ce, pour le deuxième succès de leur histoire seulement face aux Blacks Ferns. Un match sensationnel de la part de France 7 Féminines, portée notamment par une Séraphine Okemba des grands jours, auteure d'un doublé. Des Françaises qui n'ont rien lâché tout au long de la partie, à l'image de ce superbe retour de Camille Grassineau sur Stacey Waaka, une action qui aurait pu faire basculer le match en sens inverse pour nos Bleues. Malheureusement, tout comme les garçons, la première place obtenue sera porteuse de malheurs pour les Françaises, puisqu'elles seront défaites par le Canada en quarts (19-7). Des Canadiennes qui seront par la suite battues en finale par...les Néo-Zélandaises !

Dubaï 7s - Le sauvetage phénoménal de Camille Grassineau face aux Black Ferns [VIDÉO]Dubaï 7s - Le sauvetage phénoménal de Camille Grassineau face aux Black Ferns [VIDÉO]Les flops

Les Fidji bien mal lancés

Dubaï se suit et se ressemble pour les Fidjiens. Battus en quarts de finale la saison passée alors qu'ils sortaient d'une place de vice-champions, les coéquipiers de Jerry Tuwaï n'ont cette fois-ci pas vu la qualification. La faute a une vaillante équipe d'Argentine et une courageuse équipe de France qui, même si elle a sombré dans les derniers instants, ne s'est pas laissée trop distancer par cette formation fidjienne qui n'a pas su accumuler les points nécessaires pour la qualification. Les Fidjiens se sont donc retrouvés à jouer la neuvième place face au Canada, un match qu'ils ont remporté facilement 40 à 17. Mais de manière générale, les hommes de Gareth Baber ont été bien loin de leurs standards habituels en terme de jeu. On imagine qu'ils retrouveront très vite leur soif de victoire, et ce, dès le week-end prochain au Cap. Même s'ils devront sortir d'une poule de la mort composée de l'Afrique du Sud, des États-Unis et du Japon.

SEVENS : la France dans la poule de l'Angleterre à Cape Town !SEVENS : la France dans la poule de l'Angleterre à Cape Town !Le jeudi et le vendredi, le public fait grise mine

Reconnu pour son ambiance festive et électrique, le Dubaï Sevens a cette année sonné bien creux par rapport aux années précédentes. La faute à une programmation quelque peu modifiée. Le tournoi a en effet eu lieu sur trois jours : jeudi 5, vendredi 6 et samedi 7 décembre. Mais, comme on pouvait s'y attendre, le public n'a pas vraiment répondu présent lors des deux premiers jours. Il faut dire que tout le monde ne peut pas prendre son jeudi et son vendredi pour profiter du soleil et de boire quelques coups en regardant du rugby dans le Sevens Stadium. Il a donc fallu attendre le samedi pour voir le stade se remplir et la foule se réveiller. Dommage...

Un nouveau format = moins de matchs par catégorie

World Rugby a décidé d'équilibrer les forces entre les tournois masculins et féminins en rendant les étapes mixtes dans six villes pour cette saison 2019-2020. Et en passant notamment le tournoi féminin à huit étapes. Mais qui dit étapes mixtes dit aujourd'hui : moins de matchs par catégories. Chez les filles, on est passés de 34 à 28 matchs, les équipes éliminées ne jouant désormais plus qu'un seul match de classement. Chez les hommes, même problème. Les équipes éliminées du tableau principal participent dès à présent à seulement une rencontre supplémentaire . Il ne faut donc vraiment pas se louper lors des phases de poule puisque ensuite, le classement et le goal-average détermine votre position et vous envoie d'office jouer la 9e, 11e, 13e ou 15e place. Résultat, le tournoi masculin passe de 45 à...36 matchs ! Si certains passionnés de 7 peuvent trouver ça dommage, les joueurs et joueuses, eux, bénéficient de plus de récupération pour la plupart, puisque seules les équipes atteignant les demi-finales disputent 6 matchs dans le tournoi. Autant vous dire qu'ils ne doivent pas en être mécontents.

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@Antoine Poussin
il est normal que le tournoi soit organise du jeudi au samedi vu que le weekend commence le jeudi soir aux Emirats. Les gens travaillent le dimanche.

  • Ahma
    90729 points
  • il y a 3 mois
@Le Haut Landais

À se demander si ce sont vraiment de bons chrétiens.

@Ahma

par contre, je suis surpris de ne pas avoir reçu de réponse de l'auteur.
un copain était present pendant trois jours et ne s'est pas plaint de l'ambiance.
peut-être était-il assez saoul pour ne pas s'en rendre compte?

@Ahma

ca, je peux te dire que non. j'en ai pas vu beaucoup des églises la bas. ils doivent pas prier des masses ces gens la. et puis des gens qui mangent aussi peu de saucisson, ca peut pas être normal.

  • ced
    99542 points
  • il y a 3 mois

c'est tellement long que vous auriez pu faire 3 articles

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