Urios attend toujours que Montagne lui parle
Le dossier Régis Montagne s’agite presque autant à Clermont que sur la Rade. Selon L’Équipe, le pilier droit international aurait donné son accord au RC Toulon pour quatre saisons à partir de l’été 2027, après la fin de son contrat avec l’ASM. Mais Christophe Urios assure à RMC ne pas avoir encore été informé directement par son joueur : « Je n’ai pas grand-chose à dire sur Régis Montagne pour la simple et bonne raison que Régis n’est pas venu me le dire. Donc j’attends que Régis vienne me le dire de façon officielle et après on verra. Mais aujourd’hui, je n’ai pas de commentaire à faire. »
La veille, le directeur général Benoît Vaz avait déjà botté en touche depuis le stage de La Plagne : « Pas de commentaire. On est bien à la montagne, l’air est sympathique. » Le trait d’humour cache un dossier important. Montagne a 25 ans, neuf sélections et joue à un poste où les internationaux français disponibles sont rares.
De Grenoble aux Bleus en deux saisons
Sa cote a surtout grimpé à une vitesse impressionnante. Arrivé de Grenoble en 2024 pour découvrir le Top 14, le droitier de 1,86 m et 133 kg s’est rapidement installé à Clermont avant de découvrir les Bleus. À l’automne 2025, il avait débuté les trois tests contre l’Afrique du Sud, les Fidji et l’Australie.
Pour un pilier droit, poste où la maturité arrive généralement plus tard, la trajectoire est particulièrement rapide. Montagne est JIFF, international et déjà capable d’affronter les meilleurs packs. Toulouse et La Rochelle s’étaient également renseignés selon Midi Olympique. Toulon aurait donc remporté une vraie bataille de recrutement.
Toulon sécuriserait un numéro 3 jusqu’en 2031
Pour le RCT, quatre ans permettraient de sécuriser jusqu’en 2031 un numéro 3 qui peut encore progresser. La Coupe du monde 2027 ajoute une dimension supplémentaire : Montagne apparaît aujourd’hui dans la course pour l’Australie et pourrait rejoindre le Var quelques semaines après le Mondial s’il était retenu avec les Bleus.
Pour Clermont, le sujet dépasse la perte éventuelle d’un titulaire. Il faudrait remplacer un joueur formé en France, devenu international après son arrivée en Auvergne et installé dans le projet d’Urios. Et à moins d’un an de la fin de son contrat, les meilleurs profils français à droite sont forcément très surveillés.
Une discussion attendue à Clermont
Reste maintenant une étape assez basique dans un vestiaire : que les deux hommes se parlent. Tant que Montagne n’a rien officialisé auprès de son entraîneur, Urios continuera logiquement de traiter le dossier comme une information extérieure. Mais autour de lui, le marché semble déjà connaître sa destination.
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