PROD2. All Blacks, Hobbit, pêche à la langouste... Le drôle de Noël du (déroutant) aixois Guillaume Piazzoli
Le 3ème ligne de Provence Rugby Guillaume Piazzoli a passé des fêtes de fin d'année surprenantes, mais magiques...
''Je n'ai besoin de personne en Harley Davidson'', devait chanter le 3ème ligne de Provence Rugby Guillaume Piazzoli en sillonnant à moto l’île du Nord néo-zélandaise.

Durant les 6 heures de bus que les Provençaux se sont coltinés ce jeudi pour rallier le centre de la France en vue du match à Nevers aux prémices du week-end, chacun a passé le temps comme il l’a pu. Comme toujours dans l’autocar, que l'on joue en Régionale ou en ProD2, certains ont préféré les plaisanteries légères entre collègues, d’autres les jeux de cartes, quand on trouve aussi les fervents des discussions stratégiques, les ronfleurs et ceux qui ne quittent jamais leur casque audio.

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Le temps de remonter l’A7 puis l’A6, avant de sillonner la N79 puis la N6, le 3ème ligne Guillaume Piazzoli en a, lui, certainement profité pour se remémorer son périple du mois dernier à l’autre bout du monde, en regardant par la fenêtre les prairies bourguignonnes comme celles du Berry. Pour une fois, le guerrier de Maurice-David a en effet passé les fêtes très loin de sa Dracénie natale, du côté de l’Océan Pacifique.

"La Nouvelle-Zélande me faisait rêver"

Toujours surprenant, ce grand instable capillaire désirait quelque chose qui fasse sens pour lui, en cette fin d’année 2025. C’est ainsi que l’Aixois d’adoption (il est au club depuis 2017) a donc profité de 15 jours de vacances offerts aux joueurs suite à leurs bons résultats pour s’envoler en Nouvelle-Zélande. Une terre qui le faisait "triper" depuis longtemps, et dont ne lui avaient certainement dit que du bien les NZ de Provence Rugby, son ami Teimana Harrison en tête.

J’avais envie de faire quelque chose de différent, complètement éloigné de ma vie de rugbyman professionnel en France, qui me sorte de mon quotidien, nous confiait-il en FaceTime il y a quelques jours, pendant qu’il s’occupait à cuisiner maison. La Nouvelle-Zélande, c’était vraiment un rêve pour moi, parce que c’est le pays du rugby bien sûr, mais aussi pour ses paysages, ses différentes cultures… Je voulais déjà le faire depuis plusieurs années mais c’était compliqué. Cette fois, je m’y suis pris en avance et c’était la bonne pour moi ! 

Après 24 heures de vol, "Piazzo" pose donc le pied à Auckland, à 2 jours de Noël. Pas le temps de s’ennuyer. "Après 2 ou 3 textos, Carl Axtens me dit de ne pas rester seul et de venir passer Noël chez lui." Chez l’ancien 3ème ligne de la maison noire et du Stade Toulousain, le Provençal y découvrira "énormément de convivialité, de partage, de joie et de respect". Il s’amusera avec les petits de son ami, tout heureux de lui faire découvrir leurs jouets de Noël, quand en échange, le plus grand garçon vaincra sa timidité pour lui faire le haka de son école.

J’y ai découvert des modes de vie complètement différents de la France, où les gens ne se prennent pas la tête, où l’on se sert dans le frigo à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. En tous cas, chez les Maoris, ça se passait comme ça.

C’est aussi dans la Baie de l'Abondance que le flanker de 28 ans ira pêcher - la langouste et le vivaneau - pour la première fois de sa vie. Le jour de Noël et à l’aube, qui plus est, afin d’alimenter le festin qui les attendait à leur retour. "Chaque activité là-bas était magique", nous explique avec entrain celui dont le rêve serait de jouer en Super Rugby.

La Nouvelle-Zélande en Harley Davidson...

Sans se retourner malgré l’immense bonheur de ces quelques heures passées chez les Axtens, voilà que ce féroce guerrier de la ProD2 remontait sur une grosse Harley louée sur place pour sillonner l’île du Nord néo-zélandaise. Des territoires reculés à la très touristique Matamata et la reproduction de son village des Hobbits (Le Seigneur des anneaux), en passant par Hamilton, Rotorua, l'interminable GR Te Araroa ou les lagons qu'on ne trouve qu'en Aotearoa, tout y est à peu près passé pour Guillaume.

Je n’ai pas arrêté ! J’ai dormi dans des tantes aux 4 coins de l’île, pu faire un célèbre festival, passé voir de vieilles connaissances comme notre ancien talonneur Hikairo Forbes ou un collègue des Show 7, une équipe de rugby à 7 de chez nous dont je suis proche...

Au pays des Maoris, il en profitera donc pour silloner les spectaculaires routes du Nord, dormir en tente comme pour se retrouver, mais aussi vivre "l'expérience All Blacks" à Auckland, l'attraction rugby incontournable en Nouvelle-Zélande où vous pouvez vous entraîner à lancer en touche comme Codie Taylor, botter comme Dan Carter et apprendre à faire le Kamaté comme Tana Umaga. Entre visites immersives, spectacles de haka, activités pour enfants et produits dérivés officiels.

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Après 10 jours de pur kiffe au pays des Kiwis, des dizaines de rencontres, centaines de paysages fabuleux, autant d'animaux et une poignée de séances de sport dans des garages "à l’américaine" ou sur des plages désertes face à l’océan Pacifique, il était donc temps pour lui de reprendre l’avion… en faisant une petite escale dans le sud-est australien, le temps de faire le nouvel an à Melbourne avec l’ailier de Provence Rugby Sione Tui. Tout en étant également reçu par sa famille d’origine tongienne, où l’hospitalité est une manière de vivre.

J’avais l’impression d’être dans un autre monde. J’ai été invité à manger chez les Tui. Là-bas, comme lors des repas traditionnels des familles tongiennes, les invités doivent se lever avec les femmes et les enfants avant les hommes, pour se servir sur le buffet et manger avant eux. On n’a tellement pas l’habitude de ça que j’étais très gêné mais j’ai respecté leur tradition, tandis que l’émotion était palpable. Ils étaient honorés de m’accueillir et que je sois leur hôte.

Une hospitalité et une gentillesse qui firent même monter les larmes à ce colosse (1m84 pour 104kg), aussi ardent sur le terrain que modeste et respectueux en dehors. "C’était un moment très intense". Façon rendez-vous en terre inconnue. 

Ce qui m'a aussi marqué là-bas, c'est aussi que rugby ou pas, tous les îliens ont des gabarits hors-normes. Le petit frère de Sione joue talonneur, n'a que 17 ans, mais était déjà aussi gaillard que moi (rires). 

Une séance à 20h pour bien commencer l'année 

Rentré en France le 2 janvier au soir après une journée entière de vol dans les pattes, qu’a ainsi fait ce grand professionnel au moment d’arriver sur Aix-en-Provence ? Une bonne petite séance de cardio au centre d'entraînement de Provence Rugby pour bien se fatiguer et éviter les sévices du décalage horaire. "Et puis après tout, ça m'a permis tout de suite de me remettre dans le bain du travail et ne pas rester trop longtemps sur mon petit nuage." Qu'il est dingo, ce Piazzo...

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Article très sympa.
Mais sévisses, ça pique les yeux.

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