C’est le feuilleton le plus suivi de l’été pour les adorateurs du rugby tricolore : les deux cadres du Stade Toulousain, Thomas Ramos et François Cros, s’en iront à l’issue de la saison 2026-2027.
Une officialisation rapide, un an avant la fin de leur contrat respectif, qui a quelque peu secoué le bateau toulousain dans la tempête d’un été encore capricieux.
Manager du Stade Toulousain depuis bientôt 12 ans, Ugo Mola fait partie de ceux qui ont formé ces joueurs au niveau professionnel. Leurs départs sont forcément empreints de beaucoup d’émotion, comme il l’a confié au Midi Olympique.
44 M€, Cros et trois 11es places de suite : le paradoxe que le LOU doit enfin résoudre pour s’installer parmi les grands"On ne leur dit pas assez qu'on les aime quand ils sont là"
Toujours très méticuleux dans chacune de ses prises de parole, que ce soit auprès de ses joueurs ou face à la presse, le manager du Stade Toulousain s’est confié sur les départs de François Cros et Thomas Ramos en fin de saison prochaine.
Beaucoup d’informations ont fuité ces dernières semaines quant à la prolongation de ces éléments : un statut moindre, une valorisation salariale à la baisse… Mais la réalité semble différente.
Rares sont les fois où l’on a senti Ugo Mola aussi touché. Ce qui transpire du récit rapporté par le Midi Olympique dénote d’un certain échec pour l’homme aux six titres de champion de France. Mais, fidèle à lui-même, il n’en reste pas moins réaliste.
"Si je me positionne personnellement, je suis affecté comme jamais [...] Mais comme manager du club, je dois me battre pour organiser la suite. C’est ma responsabilité [...] On se rend bien sûr compte de la valeur des gens que l’on côtoie mais, sans faire de mauvaise philosophie, on ne leur dit pas assez qu’on les aime quand ils sont là, peut-être par pudeur. Parfois, ils attendent juste ça. Malheureusement, on n’a peut-être pas su le faire. Là-dessus, je m’en veux [...] Personnellement, c'est un échec."
Extrait de l’entretien d’Ugo Mola auprès du Midi Olympique
Le chantier est-il terminé ?
Eh bien non. Car si Ramos et Cros s’avèrent être les deux icônes de cette génération, vainqueure de huit titres depuis 2019, il convient de souligner que d’autres historiques arrivent en fin de contrat.
Parmi eux, Cyril Baille, Dorian Aldegheri, Anthony Jelonch ou encore David Ainu’u. Si, pour le flanker actuellement à l’infirmerie, une prolongation est à l’étude, les cadres historiques des Rouge et Noir devraient difficilement se voir proposer un contrat à la hauteur de leur expérience.
Et c’est bien compréhensible d’un autre côté. Car si Ugo Mola s’attelle à préparer l’avenir, il semblerait qu’en coulisses, les Haut-Garonnais aient fait le nécessaire pour prévenir la perte de ces éléments.
Des jeunes poussent fort derrière. Joel Merkler est pratiquement devenu le titulaire à droite, tandis que Benjamin Bertrand et Paul Mallez ont également prouvé leur fort potentiel cette année.
Arrivé l’été dernier, Tomás Rapetti, international avec les Pumas, désigné comme le successeur de Joel Sclavi en sélection, pourrait également prendre davantage de place la saison prochaine.
Alors forcément, on ne peut s’empêcher d’imaginer une suite similaire à celle de Ramos et Cros dans les mois à venir. D’autant que la configuration est sensiblement la même pour eux.
Car derrière les deux derniers vainqueurs des huit finales disputées depuis 2019, du beau monde est arrivé. Mathias Remue, Lucien Richardis (actuellement prêté à Agen), Heinz Lemoto, Romeo Martin-Bonnard, Marceau Marzullo et bien d’autres encore.
En définitive, le Stade Toulousain se sépare de deux joueurs iconiques pour, peut-être, en façonner d’autres.
Mola a toujours cette qualité de placer l'humain et les personnes au coeur de ses discours, en sachant ce que chacun apporte au club et au groupe! la preuve en est le peu de départ et arrivées chaque année - quand d'autres sont sur des 10 changement par saison.
Mola construit sur le long terme, il intègre beaucoup ses jeunes joueurs et a su construire un groupee performant malgré les blessures, les absences!
Après les trentenaires au ST n'ont pas souvent été choyés : on peut penser à michalak parti en mauvais termes, clerc devenu invisible et parti au rct, ou jauzion retraité sans hommages à la mesure du grend joueur qu'il était!
J'ai bien aimé sa petite phrase pour Cros, "on a gagné sans Thomas, Cyril, Antoine, Romain et d'autres mais pas sans François"
Sinon l'interview est sympa, pas d'attaque ou de défense à outrance. Il reste sur le sportif, la construction du club et le travail de son staff.
Je ne comprends pas les gens qui le trouve imbu de lui même.
au lieu d'écrire "les gens", utilise "les crétins".
tu as des pudeurs que je n'ai pas 😅
Il n'hésite pas à dire qu'il est là pour remporter des titres et que son équipe peut mieux faire que ce soit quand elle perd ou quand elle gagne. Pour certains c'est de l'arrogance.
J'appelle ça de l'exigence
Loyauté d'un côté, argent et professionnalisme de l'autre...
Mola est dans son rôle, celui d'apporter une dimension plus humaine et affective à ces départs. Bon, ceci dit, je ne crois pas une seule seconde que ces deux départs ne se soient pas effectués sans un commun accord. J'ai un peu de mal à l'imaginer, surtout avec Cros. Ca ressemble un peu aux départs de Bouilhou à Pau et à son expérience d'entraïneur qui a suivie. Ramos et Cros seront quasi certainement de futurs entraîneurs (en tout cas ce serait dommage qu'ils quittent les monde rugbystique) du fait de leur déjà-connaissances et expériences qui en font des références techniques et tactiques.
Au Stade ils sont nombreux pour un avenir de lead coach...
A commencer par Kaino
Et ceux en place, compte tenu des résultats globaux, ne partiront pas non plus aussi aisément
En effet. Les places sont rudes. Mais ils ne seront peut-être pas au ST ...
Des places se dégagent quand même avec le temps: Servat, Cazalbou plus récemment.
De plus ce qui te donne encore plus raison est qu'au ST les entraîneurs ne sont pas forcément des grands anciens joueurs: en témoigne Mêlé, Thuerry, Lacombe ...
Si Mola part (pour X raisons ...) qui reprendra la flambeau ? Bouilhou ? Très bon technicien et intelligent mais peut-être pas assez manager dans la com. Lacombe ? Pas vraiment une référence à son poste et pour l'instant trop limité aux avants et à la mêlée. Poitrenaud ? Kaino en effet mais ce serait une première ... Ou alors un duo ?
Il y a quelques années, avant que Mola ne prenne le club, j'étais persuadé que Bru deviendrai le manager du ST après GN et l'EDF... ca rejoint ce que tu évoques.
Même en dehors du stade, y a pas mal de managers confirmé ou entraineurs dans d'autres clubs qui sont passés par le club et pourrait revenir comme Mola l'a fait.
En vrac t'as des Bru, Poux, Sowerby, Steenkamp, Michalak, AB Zondag, Collazo, Servat.
Rien ne dit que la promotion sera interne.
Je pense que ça dépendra surtout de combien de temps Lacroix va rester (probablement jusqu'à la fin des jugements pacific heart/recours sur le SC pour ne pas laisser le caca à nettoyer à son successeur.)
Oui en effet. Mais pas Michalak !! Pitié ...
Garbajosa est déjà revenu...
Pour une autre place à venir?
En plus il s'occupe de la détection des jeunes et des futurs hauts potentiels...
Il connaîtra tous ceux qui seront dans l'équipe dans 5/6 ans...