Le Stade Français ose Vili en 3e ligne
Le Stade Français joue gros. Ce samedi à Jean-Bouin, les Parisiens reçoivent Bayonne avec une deuxième place encore dans le viseur. Quatrièmes avant la 25e journée, les Soldats roses peuvent continuer à mettre la pression sur Montpellier et Pau. Mais dans la composition, un choix saute aux yeux : Tani Vili débute en troisième ligne.
Un centre dans le paquet
Habituel centre, Vili portera bien le numéro 6 face à l’Aviron. C'est une première dans la carrière de l’ancien Clermontois. Pas un bricolage de dernière minute, selon Paul Gustard via le Midol. Qui rappelle qu'il était remplaçant à ce poste lors des deux derniers matchs. Le manager parisien assume ce test, alors que Tanginoa Halaifonua reste incertain pour la suite.
Vili est vu comme un possible relais si Halaifonua n’est pas remis pour les phases finales. Et Gustard ne choisit pas son profil au hasard. Il le décrit comme l’un de ses meilleurs porteurs de balle, un “perforateur monstrueux”. Voilà. On sait pourquoi il est là.
Pourquoi ce pari peut se comprendre
Sur le papier, déplacer un centre en troisième ligne, ça ressemble à une expérimentation de laboratoire. Sur le terrain, c’est plus logique. Vili, c’est 1,87 m pour 112 kg, selon s'il a bien mangé à la cantine. Un joueur dense, capable de gagner la ligne d’avantage, de fixer deux défenseurs et de donner de l’air autour de lui.
Dans un rôle de troisième ligne aile, il ne sera pas attendu comme un gratteur pur ou un spécialiste de la touche. Le vrai test sera ailleurs : encaisser les collisions et surtout donner de l’avancée sur les premiers temps de jeu. Bref, faire mal. Simplement.
Un essai grandeur nature avant les matchs couperets
Bayonne arrive sans pression comptable majeure. L’Aviron est 12e, trop loin du top 6 et trop loin devant Perpignan pour trembler. Paris, lui, a tout à gagner. Une victoire peut valider la qualification et laisser ouverte la course directe aux demi-finales.
Ce choix dit aussi quelque chose de l’état d’esprit parisien. Le Stade Français ne veut pas seulement gérer. Il prépare déjà les scénarios tordus de phase finale, ceux où un absent change tout. Et si Vili répond présent dans la cage aux lions, Paris aura peut-être trouvé une option que personne n’avait vue venir.
Expérimentation de laboratoire ? Il me semble que Botia était centre aussi avant, et maintenant c'est un troisième ligne très poison pour l'adversaire.