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Lamothe proteste, l’arbitre laisse jouer, mais que dit la règle ?

Face à Bordeaux, Ntamack vient se greffer au ruck pour protéger la sortie de balle de Dupont. Lamothe alerte l’arbitre, mais le jeu continue. Que dit vraiment la règle ?

Thibault Perrin 17/04/2026 à 16h00

Des décisions qui font parler

Le quart de finale de Champions Cup entre Bordeaux et Toulouse a eu son lot de décisions arbitrales. Certaines, comme le rouge d'Aldegheri, ont eu un énorme impact sur le résultat final. Et continuent de faire parler, plusieurs jours après la victoire bordelaise. Si le pilier toulousain été suspendu, le patron de l'arbitrage français, Mathieu Raynal, n'a pas compris pourquoi l'officiel anglais lui avait seulement adressé un carton rouge de 20 minutes en lieu et place d'une exclusion définitive.

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Les décisions de Matthew Carley ont aussi fait réagir dans le camp rouge et noir. Ugo Mola estimant via La Dépêche que l'indiscipline de ses joueurs leur avait plombé la rencontre. "Il y a six pénalités à une en première mi-temps contre nous alors qu’on a la possession. C’est plutôt un arbitre qui a l’habitude de siffler la défense. Et aujourd’hui, on a été un peu pénalisés, un peu trop en tout cas sur la première mi-temps, pour, je pense, marquer plus de points et être en mesure de plus pousser Bordeaux dans ses retranchements."

On ne refera pas le match. S'adapter à l'arbitre fait aujourd'hui partie du rugby moderne. Et de ce que les équipes doivent préparer et ancitiper avant chaque rencontre. L'officiel a beau être le garant de la loi. Il lui arrive aussi de ne pas tout voir. Ou de ne pas faire les bons choix.

Ntamack à la faute ?

Exemple, sur cette action en première période alors que Toulouse menait 7 à 5. Sur le renvoi qui a suivi l'essai des visiteurs, les Rouge et Noir ont été mis sous pression devant leur en-but. Pour s'ouvrir l'angle, et dégager, ils font un temps de jeu avant d'organiser un petit train pour donner plus d'air à Antoine Dupont.

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Jusqu'ici, pas de problème. Willis se collent au ruck, Flament vient s'ajouter avant que Romain Ntamack se propose également. On l'avait déjà vu faire en début de partie. Sauf qu'ici, l'ouvreur n'a pas respecté le réglement. Au lieu de se lier avec tout le bras en contact, de la main à l’épaule contre son coéquipier, il a seulement posé les mains. Un détail qui fait toute la différence comme l'a expliqué l'ancien officiel Laurent Cardona.

Il ne vient pas se lier avec l'épaule, lorsque le ballon est dans ses pieds. Le ruck est alors terminé.
Crédit image : France 2
Crédit image : France 2

Petit détail, grosses conséquences

Très au fait de la règle, le talonneur de l'UBB Maxime Lamothe l'a très bien vu. Et a tenté de le faire remarquer à l'arbitre anglais. Sans succès. "Matthew Carley l'empêche de monter alors que le ruck était totalement terminé." Pour Cardona, c'est une faute et "une interprétation de la part de l'arbitre qui aurait coûter cher au Stade Toulousain."

Sur le ruck lui-même, la loi 15 est claire :
- un joueur qui rejoint un ruck doit se lier à un partenaire ou à un adversaire ;
- cette liaison doit précéder ou être simultanée au contact avec le reste du corps ;
- tous les joueurs dans le ruck doivent être “pris dedans” ou liés, et pas simplement à côté.
- Dans ces cas-là, la sanction prévue est la pénalité.

Si l'action n'a finalement pas eu d'impact sur le résultat, c'est le genre de petit détail qui peut faire la différence lors d'un match couperet serré. Imaginez une action similaire en demi voire en finale. Les Bordelais auraient eu toutes les raisons de s'indigner. Surtout dans cette zone du terrain. Car si l'arbitre le relève, c'est pénalité contre l'équipe du joueur fautif. Et ça, ça peut faire toute la différence.

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