"Je crois que pour lui, c'est une opportunité à saisir", disait Fabien Galthié en conférence de presse au moment d’expliquer la présence de Demba Bamba sur la feuille face à l’Ecosse. En effet, entre l’arrêt soudain d’Uini Atonio et la fragilité du prometteur Tevita Tatafu, le poste de pilier droit est aussi désertique que le rayon jambon de Carrefour, chez les Bleus.
Des mois que l’on parle d’un Régis Montagne qui ne convainc pas, d’un G-H Colombe qui n’a que 20 minutes dans les pattes, quand le valeureux Dorian Aldegheri doit encore se demander par quel miracle il vient d’enchaîner 4 titularisations dans le Tournoi. Dès lors, est-ce l’heure de Bamba ?
3 charges dominantes
Entré à la 45ème minute face à l’Ecosse, le poulagasse du Racing 92 a remué de la viande comme il sait le faire. Enragé sur chaque ballon qu’il a touché, l’impression visuelle dégagée par le natif du 93 fut plus forte que les statistiques (3 charges, 15 mètres gagnés).
Et malgré un déchet habituel qu’il doit encore rectifier (2 plaquages manqués), le droitier de 28 ans (il les fêtera la semaine prochaine) a semblé saisir l’opportunité qui lui était donnée. En émergeant malgré tout de l’une des pires prestations de l’ère Galthié.
Une grosse demi-heure qui confirme aussi la montée en puissance de l’abrasif pilier du Racing ces derniers mois. "Demba aujourd'hui, il a fait toutes les feuilles de match avec le Racing 92 depuis le début du championnat. Il a une concurrence avec deux très bons piliers étrangers au là-bas. Les retours que l'on a des performances de Demba et de ses entraîneurs sont bons."
Pur finisseur ?
Mais l’ancien lyonnais a-t-il l’étoffe d’un numéro 3 en Bleu, aujourd’hui ? Si ses qualités de finisseur collent parfaitement avec les sorties de banc attendues par le staff du XV de France, démarrer une rencontre internationale est encore autre chose.
Reste que le protégé de Patrice Collazo est revenu à son poids de forme aujourd’hui (125kg) et semble aller dans le bon sens, chaque week-end. Peut-être un peu juste pour débuter face à Ellis Genge et l’Angleterre samedi soir, mais nul doute qu’entre sa puissance et son dynamisme offensifs, ainsi que sa capacité à pousser fort en mêlée quand il le décide, une autre opportunité lui sera donnée dans le courant de l’année. Cette fois pas pour 35 minutes, mais peut-être pour 50, et plus si affinités…
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