Épaulettes, mitaines, protèges-tibias… Ces gadgets mythiques aujourd’hui disparus du monde du rugby
Si Martin Puech est l’un des dernier joueurs professionnels à avoir préféré les larges épaulettes aux straps absorbants jusqu’à la fin de sa carrière, on a plus vu de mitaines depuis la retraite de Brock James. Screenshot : France 4
Avant les sprays collants, il y avait la résine. Mais aussi et surtout les mitaines, cet attirail qui fit fureur au milieu des années 2000, avant de complètement disparaître.

Si vous avez grandi dans les années 2000, vous avez forcément chanté du Christophe Maé, collectionné les jouets mythiques du Happy Meal, dansé la Tecktonik ou testé le gel Vivel Dop à un moment ou à un autre.

Dans le rugby, on voulait aussi faire comme les grands en demandant à Noël les Mercurial de Vincent Clerc, le tee de Dan Carter et évidemment Rugby 08, pour manier les plus grandes stars de ce sport avec un joystick.

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Côté habillage, la balle ovale n’était pas en reste non plus. Ainsi, à l’école de rugby, qui n’a jamais essayé le casque pour se sentir fort et ressembler aux guerriers Serge Betsen et Thierry Dusautoir ? Porté des épaulettes (toujours trop grandes) comme on les voyait à la télé le samedi après-midi, en allumant Canal Plus ? Ou bien encore testé les protèges-tibias façon défenseur central, comme le faisait Yannick Nyanga ?

Les fameux mitaines de Brock James

Que des gadgets qui ont peu à peu disparu avec le temps du rugby professionnel, pour finalement laisser place à un style plus épuré, bien que toujours plus fourni en straps. A ce titre, un article complet sorti il y a quelques jours par L’Equipe détaillait d’ailleurs la fin de vie du plus mythique des accessoires rugbystiques : les mitaines.

Probablement le plus inutile aussi, mais puisque Brock James, Imanol Harinordoquy, Fred Michalak et même les illlustres Lionel Beauxis et Andy Goode en ont porté…

"C’était de la merde"

A l’époque, on prétextait un meilleur grip, évidemment, mais aussi une protection contre le froid, l’hiver. Le légendaire ouvreur de l’ASM, Brock James, y trouva son intérêt. "Lorsque je jouais en Nouvelle-Zélande au début des années 2000, les terrains étaient souvent très humides à cause des fortes pluies hivernales. Les mitaines facilitaient la réception du ballon". Avant que l’accessoire ne devienne finalement un rituel.

Pour d’autres, ils étaient plus gênants qu’autre chose. "J’en portais au début de ma carrière parce que la sélection australienne en distribuait gratuitement, mais en fait, c’était de la merde ! Les coutures arrivaient au milieu de la deuxième phalange, ça gênait plus qu’autre chose, pas pour attraper le ballon, mais pour le transmettre correctement", explique Matt Giteau à L’Equipe.

Si ces demi-gants devinrent rapidement plus confortables, le début des années 2010 a finalement sonné le glas de leur effet de mode. Leur utilité n’ayant, en réalité, toujours été que minime.

Comme d’autres de ces gadgets (souvent inspire d’autres sports) qui ont envahis les vestiaires au début du professionnalisme, les mitaines ne restent désormais qu’un tendre souvenir. Que l’on comptera un jour à nos enfants, qui eux, joueront probablement avec des protège-dents connectés…

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  • olive 9
    25889 points
  • il y a 1 jour

A l'époque seul quelques talonneurs mettaient des protège tibia, Mon père (en 1960 ) mettait du Dolpic. Nous nous mettions de l'huile camphrée et le paquet de la vaseline. Odeur inoubliable des vestiaires, bruits des crampons, que de bons souvenirs. Bonne année 2026 à toutes et à tous

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