COUPE DU MONDE : quel quart de finaliste compte le plus de joueurs nés à l'étranger ?
COUPE DU MONDE : quel quart de finaliste compte le plus de joueurs nés à l'étranger ?
Découvrez le classement des quarts de finaliste de la Coupe du monde comptant le plus d'étrangers.

Ce samedi, les phases finales de la Coupe du monde vont débuter. Le tableau des quarts s'est révélé (presque) sans surprise, si ce n'est la qualification historique du Japon, au détriment de l'Ecosse. Avec le XV du Chardon, seule l'Argentine - éliminée par la France et l'Angleterre - manque à l'appel parmi les nations "majeures" de la planète rugby. Une équipe des Pumas qui a la particularité de ne compter aucun joueur né à l'étranger dans son effectif.

Et tout le monde ne peut pas en dire autant !

COUPE DU MONDE - Comme le Japon, ces nations du Tier 2 ont vu les 1/4 de finaleCOUPE DU MONDE - Comme le Japon, ces nations du Tier 2 ont vu les 1/4 de finaleTraditionnellement, la Nouvelle-Zélande est pointée du doigt. Le cliché, bien éloigné de la réalité, est censé faire des Blacks des pilleurs des îles du Pacifique (Tonga, Samoa, Fidji). Dans les faits, seuls quatre des 31 joueurs retenus par Steve Hansen sont nés à l'étranger. Et parmi ces quatre joueurs, deux seulement ont été formés ailleurs que sur le sol néo-zélandais : Sevu Reece et Shannon Frizell.

Sans surprise, c'est le Japon qui compte le plus de joueurs nés à l'étranger dans son effectif. Mais tous n'ont pas le même parcours : si James Moore, Luke Thompson ou Will Tupou ont joué dans leur pays natal chez les pros, d'autres sont arrivés au pays du soleil levant dès l'Université. Rendant plus rapide leur égibilité pour l'équipe nationale.

Ce que dit la règle : un joueur est éligible après avoir résidé trente-six mois d’affilée avant la date du match dans le pays représenté par la sélection à laquelle il prétend ; le joueur ne doit compter aucune sélection avec une autre nation, que ce soit avec l’équipe A ou B à XV, ou avec l’équipe de rugby à 7.

Voici le classement des quarts de finalistes qui comptent le plus de joueurs nés à l'étranger. Avec des exceptions : difficile, par exemple, de mettre sur un pied d'égalité Sofiane Guitoune ou Bernard Le Roux. Si les deux ne sont pas nés en France, le premier a grandi et découvert le rugby dans l'Hexagone, quand l'autre est sélectionnable grâce à la règle 8 de World Rugby. Même cas en Angleterre pour Joe Cokanasiga et Willi Heinz, ou en Irlande pour Jordi Murphy et Bundee Aki.

Japon : 15

  • Asaeli Valu (Tonga) : éligible grâce à la règle de résidence
  • Koo Ji-Won (Corée du Sud) : éligible grâce à la règle de résidence
  • Isileli Nakajima (Tonga) : éligible grâce à la règle de résidence
  • Uwe Helu (Tonga) : formé en Nouvelle-Zélande : éligible grâce à la règle de résidence
  • James Moore (Australie : éligible grâce à la règle de résidence
  • Luke Thompson (Nouvelle-Zélande) : éligible grâce à la règle de résidence
  • Wimpie Van der Walt (Afrique du Sud) : éligible grâce à la règle de résidence
  • Lappies Labuschagné (Afrique du Sud) : éligible grâce à la règle de résidence
  • Amanaki Mafi (Tonga) : éligible grâce à la règle de résidence
  • Hendrik Tui (Nouvelle-Zélande) : éligible grâce à la règle de résidence
  • Timothy Lafaele (Samoa) : éligible grâce à la règle de résidence
  • Will Tupou (Nouvelle-Zélande) : formé en Australie ; éligible grâce à la règle de résidence
  • Lomano Lemeki (Nouvelle-Zélande) : éligible grâce à la règle de résidence

Les exceptions : 

  • Ataata Moeakiola est né aux Tonga, mais est arrivé au Japon à l'âge de 15 ans, représentant les Brave Blossoms chez les U20
  • Michael Leitch est né en Nouvelle-Zélande, mais a également rejoint le Japon à l'âge de 15 ans

Australie : 12

  • Taniela Tupou (Tonga) : formé en Nouvelle-Zélande ; éligible grâce à la règle de résidence
  • Isi Naisarani (Fidji) : formé aux Fidji ; éligible grâce à la règle de résidence
  • David Pocock (Zimbabwe) : a commencé le rugby au Zimbabwe, avant de déménager en Australie à l'âge de 14 ans
  • Tevita Kuridrani (Fidji) : formé aux Fidji, avant de rejoindre à l'Australie à l'âge de 16 ans
  • Marika Koroibete (Fidji) : formé aux Fidji ; éligible grâce à la règle de résidence

Les exceptions : 

  • Jordan Uelese, Christian Lealiifano et Lukhan Salakaia-Soto sont nés en Nouvelle-Zélande, mais sont arrivés en Australie avant l'adolescence
  • Tolu Latu est né aux Tonga, mais est arrivé en Australie à l'école primaire
  • Will Genia est né en Papouasie-Nouvelle-Guinée, avant d'arriver en Australie à l'âge de douze ans
  • Samu Kerevi est né aux Fidji, avant de déménager en Australie à l'âge quatre ans
  • Dane Haylett-Petty est né en Afrique du Sud, avant d'arriver en Australie à l'âge de dix ans

Pays de Galles : 8

  • Tomas Francis (Angleterre) : formé en Angleterre ; éligible grâce à sa grand-mère
  • Jake Ball (Angleterre) : formé en Angleterre, puis en Australie ; éligible grâce à son père
  • Hadleigh Parkes (Nouvelle-Zélande) : formé en Nouvelle-Zélande ; éligible grâce à la règle de résidence

Les exceptions : 

  • Ross Moriarty est né en Angleterre, et a même été sacré champion du monde avec les U20 du XV de la Rose. Mais s'il est né de l'autre côté de la frontière, c'est parce que son père (ancien international gallois) jouait alors en Angleterre. Le 3e ligne a bien débuté le rugby au Pays de Galles.
  • Aaron Shingler, Hallam Amos, George North et Jonathan Davies sont nés en Angleterre, mais ont débuté le rugby au Pays de Galles, le pays d'au moins un de leurs parents

Irlande : 6

  • Bundee Aki (Nouvelle-Zélande) : formé en Nouvelle-Zélande ; éligible grâce à la règle de résidence
  • CJ Stander (Afrique du Sud) : formé en Afrique du Sud ; éligible grâce à la règle de résidence
  • Jean Kleyn (Afrique du Sud) : formé en Afrique du Sud ; éligible grâce à la règle de résidence

Les exceptions : 

  • Jordi Murphy est né en Espagne de parents irlandais, avant de déménager à l'âge de neuf ans en Irlande
  • Joey Carbery est né en Nouvelle-Zélande de parents irlandais, avant de déménager à l'âge de onze ans en Irlande
  • Luke McGrath est né au Canada de parents irlandais, mais a grandi en Irlande

Angleterre : 6

  • Willi Heinz (Nouvelle-Zélande) : formé en Nouvelle-Zélande ; éligible grâce à la règle de résidence

Les exceptions : 

  • Manu Tuilagi est né aux Samoa, mais a été formé au Pays de Galles, puis en Angleterre en rejoignant Leicester à 15 ans 
  • Billy Vunipola et Mako Vunipola sont respectivement nés en Australie et en Nouvelle-Zélande, mais ont grandi au Pays de Galles et en Angleterre, représentant le XV de la Rose chez les jeunes
  • Joe Cokanasiga est né aux Fidji, mais a déménagé en Angleterre avant de fêter son premier anniversaire
  • Sam Underhill est né aux Etats-Unis de parents anglais, et a été formé en Angleterre

France : 5

  • Bernard Le Roux (Afrique du Sud) : formé en Afrique du Sud ; éligible grâce à la règle de résidence
  • Virimi Vakatawa (Fidji) : formé aux Fidji ; éligible grâce à la règle de résidence
  • Alivereti Raka (Fidji) : formé aux Fidji ; éligible grâce à la règle de résidence

Les exceptions : 

  • Cedate Gomes Sa est né en Guinée-Bissau, mais a découvert le rugby en France, où il arrive à l'âge de douze ans
  • Sofiane Guitoune est né en Algérie, avant de déménager en France dans sa petite enfance

Nouvelle-Zélande : 4

  • Sevu Reece (Fidji) : formé aux Fidji ; éligible grâce à la règle de résidence
  • Shannon Frizell (Tonga) : formé aux Tonga ; éligible grâce à la règle de résidence

Les exceptions : 

  • Ofa Tu'ungafasi est né aux Tonga, avant de déménager en Nouvelle-Zélande pendant son enfance
  • Nepo Laulala est né aux Samoa, avant de déménager en Nouvelle-Zélande pendant son enfance

Afrique du Sud : 1

  • Tendaï Mtawarira (Zimbabwe) : formé au Zimbabwe ; éligible grâce à la règle de résidence
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  • Snark
    5651 points
  • il y a 1 mois

Il semble bien que personne ne veuille "résider" en Angleterre. Est-ce dû au climat ? Aux baked beans ? Aux toilettes de la reine ? En revanche, sushis et saké ont la cote.

  • gregi
    3582 points
  • il y a 1 mois

Article très intéressant merci beaucoup ! Finalement à part le Japon qui a fait ce qu'il fallait pour intégrer le top monde et ainsi populariser le rugby sur son sol, les autres ont relativement peu recours à l'apport de joueurs étrangers.

Je trouve ça vraiment bien, qu'un joueur qui veut jouer pour son pays d'adoption le puisse. Quand on voit l'humilité et la sincérité d'un Vakatawa c'est un grand bonheur de le voir en bleu.

  • AKA
    45809 points
  • il y a 1 mois

Utilisateur anonyme! C' est quoi ce truc???

  • Mat RCK
    1905 points
  • il y a 1 mois

Et aucun breton !? Je pensais qu'ils étaient partout moi. Déçu

  • Utilisateur anonyme
  • il y a 1 mois

Le commentaire a été supprimé par son auteur.

COCORICO 🐓....

  • breiz93
    45306 points
  • il y a 1 mois

C'est impressionnant comment les anglo-saxons sont mobiles, dans les pays anglophones .

On est finalement pas si mal hein

  • Naoubil
    4202 points
  • il y a 1 mois

Pour ce qui est de Le Roux, Raka et Vakatawa, ce serait bien de préciser qu'ils sont français ! Ils ont le passeport et en portant le maillot bleu, ils représentent leur pays.
Je sais pas exactement comment c'est chez les autres nations mais je ne crois pas que ce soit la même chose niveau nationalité.

En exclu, dans le prochain article du Rugbynistère, quels sont les 1/4 de finalistes qui ont le moins de joueurs nés sur le sol national.

@Amis à Laporte

Je ne comprends pas cette propension à critiquer tous les articles (ou une grande partie) du site. Si l'article ne vous plait pas, pourquoi le lire ? Le titre est explicite. Vous savez personne ne vous oblige..

Pour ma part je le trouve très intéressant.
Il permet de voir le nombre de joueur "étranger" par équipe. Et notamment ceux qui ont été éligible grâce à la règle de résidence des 3 ans. Règle controversé dans le monde rugby et qui est une problématique pour IRB. La preuve elle va passer à 5 ans en 2020, ou encore la polémique du cas Kleyn/Toner.
De plus, il permet de voir non seulement dans quel pays le joueur est né, mais également dans celui où il a été formé.
Ainsi tu peux faire la différence entre un joueur comme Cokanasiga et un Raka.

@Amis à Laporte

Pis quel quart de finaliste compte le plus de caps, de commotions, de gauchers,de rouquins, d'homosexuels...

Généralement ce sont les équipes étrangères.

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