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Avant de repartir à la conquête du Top 14, Ugo Mola clarifie son avenir et sa position sur l’après-Galthié avec les Bleus

Toulouse aujourd’hui, les Bleus demain ? Ugo Mola refuse de se projeter dans la succession de Fabien Galthié, tout en laissant soigneusement l’avenir ouvert.

Thibault Perrin 01/09/2026 à 10h10
Ugo Mola sera-t-il un jour sélectionneur du XV de France ? Le manager toulousain explique pourquoi la question est « piégeuse » et refuse de se positionner. ©INPHO/Laszlo Geczo
Ugo Mola sera-t-il un jour sélectionneur du XV de France ? Le manager toulousain explique pourquoi la question est « piégeuse » et refuse de se positionner. ©INPHO/Laszlo Geczo

À quelques jours de remettre le Stade Toulousain sur les rails du Top 14, Ugo Mola se retrouve déjà projeté bien plus loin que la reprise. Interrogé par le Midi Olympique sur une éventuelle succession de Fabien Galthié après la Coupe du monde 2027, le manager toulousain assure qu'aucun contact n'a eu lieu. « Je n'ai pas été sondé », répond-il clairement. Et Mola rappelle un élément essentiel : Galthié n'a lui-même jamais annoncé son départ après le Mondial australien.

Mola refuse surtout de jouer au jeu des candidatures

Et lorsqu'on lui demande directement si la fonction pourrait l'attirer, Mola explique qu'il se trouve face à une question presque impossible à négocier médiatiquement : fermer brutalement la porte serait interprété, l'entrouvrir le serait tout autant. Il préfère donc renvoyer la décision vers les dirigeants fédéraux et rappeler qu'il reste concentré sur Toulouse. Une manière très molassienne de botter en touche sans expédier le ballon en tribune.

Je laisse ces réflexions à ceux qui décident. Moi, je suis pleinement investi dans ce que j’ai à faire aujourd’hui.

Devenir sélectionneur représente selon lui « un autre métier ». Le constat dépasse largement la formule. Après six Brennus remportés avec Toulouse depuis 2019 et deux Champions Cup, Mola a construit ses succès dans le quotidien d'un club, avec recrutement, formation et gestion permanente d'un groupe. Une sélection impose un rythme différent, beaucoup moins de séances et une construction collective concentrée autour de quelques rassemblements.

Son vrai message concerne surtout 2027

Le technicien explique n'avoir jamais été aussi convaincu des chances françaises de devenir championnes du monde en 2027. Il insiste notamment sur la profondeur actuelle du réservoir et sur la concurrence à chaque poste. Pour celui qui entraîne chaque semaine Antoine Dupont et plusieurs cadres internationaux, l'observation vient évidemment d'un poste privilégié.

Je n’ai jamais été aussi convaincu que la France peut être championne du monde en 2027.

Cette conviction rejoint directement un autre dossier brûlant de la rentrée. Dès cette saison 2026-2027, le temps de jeu de 33 internationaux doit être davantage encadré dans le cadre de la nouvelle convention FFR-LNR. Mola souhaite envoyer un maximum de Toulousains en Australie, mais refuse que le Mondial devienne leur unique horizon. Selon lui, la meilleure préparation reste encore de performer immédiatement avec son club.

Toulouse avant les Bleus

Le message tombe à un moment assez particulier. Toulouse vient de décrocher un quatrième Brennus consécutif après sa victoire 28-20 contre Montpellier en finale et doit désormais repartir à la chasse au suivant. Difficile, dans ces conditions, d'imaginer Mola consacrer beaucoup d'énergie publique à un poste qui n'est aujourd'hui disponible pour personne.

Pour l'après-2027, son nom continuera pourtant de circuler. Son palmarès l'impose naturellement dans la conversation, comme celui d'autres managers français. Mola ne s'est pas déclaré candidat. Il n'a pas davantage expliqué que les Bleus ne l'intéresseraient jamais. Pour l'instant, son horizon reste rouge et noir. Mais sur cette question-là, il a soigneusement évité de verrouiller la porte.

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