Pendant quelques minutes, Clermont a cru tenir son exploit. En s'imposant sur la pelouse de l'UBB (31-34), les Auvergnats avaient fait le plus dur. Mais dans le même temps, La Rochelle s'est imposée et a gagné sa place dans le Top 6, laissant l'ASM aux portes de la phase finale. Une issue frustrante pour les hommes de Christophe Urios, dont la saison restera marquée par une irrégularité chronique.
Capable de battre tout le monde...
La victoire à Bordeaux est loin d'être un accident. Cette saison, Clermont a démontré à plusieurs reprises qu'il pouvait rivaliser avec les meilleures équipes du championnat. L'ASM a notamment dominé Pau (50-27) et le Stade Français (36-32). Les Jaunards ont également signé deux performances majeures à l'extérieur en s'imposant à Toulouse (24-27) et à Montpellier (7-9).
Mieux encore, ils restent la seule équipe à avoir gagné sur la pelouse du Stade Toulousain cette saison. Des résultats qui prouvent que Clermont possède le niveau pour battre n'importe quel adversaire, y compris loin de ses bases.
... mais aussi de se mettre en difficulté
Le problème de l'ASM n'a jamais été son plafond de performance. Il a plutôt été son incapacité à maintenir ce niveau d'exigence sur la durée. Car à côté de ses coups d'éclat, Clermont a également laissé filer de précieux points contre des adversaires plus abordables, notamment Perpignan.
L'exemple le plus marquant reste sans doute la lourde défaite concédée à domicile face au Racing 92 (13-41) lors de l'avant-dernière journée. Un revers qui a considérablement compliqué la course à la qualification. Au final, les trois défaites à domicile auront probablement coûté leur place aux Auvergnats.
Une équipe qui n'aurait fait peur à personne... sauf à ses adversaires
Cette ultime victoire à Bordeaux résume parfaitement le paradoxe clermontois. Dos au mur, sur la pelouse d'un prétendant aux phases finales, les joueurs de Christophe Urios ont trouvé les ressources pour s'imposer. Une preuve supplémentaire de leur caractère et de leur capacité à répondre présent dans les grands rendez-vous.
C'est aussi ce qui rend cette élimination si frustrante. Peu d'équipes qualifiées auraient sans doute été ravies d'affronter une formation capable de gagner aussi bien à Toulouse, Montpellier ou Bordeaux. À bien des égards, l'absence de Clermont en phase finale a probablement soulagé plus d'un concurrent.
Harry Plummer, une première saison réussie
Parmi les satisfactions de la saison auvergnate figure Harry Plummer. Pour sa première année en Top 14, l'ouvreur néo-zélandais a rapidement trouvé ses marques. Avec 295 points inscrits, il termine meilleur réalisateur du championnat.
Le joueur le plus utilisé par l'ASM a porté son équipe durant une grande partie de la saison grâce à sa régularité face aux perches et son importance dans l'animation du jeu. Mais malgré cette performance individuelle remarquable, cela n'aura pas suffi à emmener Clermont en phase finale.
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