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Clermont, l'irrégulier qui aurait pu faire trembler la phase finale

Vainqueur à Bordeaux lors de la dernière journée (31-34), Clermont a rempli sa part du contrat. Mais le succès de La Rochelle a privé l'ASM d'une qualification.

Nathan Renaux 07/06/2026 à 15h31
Pour une découverte du rugby français et européen, Harry Plummer n'a pas eu froid aux yeux. ©INPHO/Manuel Blondeau (EPCR)
Pour une découverte du rugby français et européen, Harry Plummer n'a pas eu froid aux yeux. ©INPHO/Manuel Blondeau (EPCR)

Pendant quelques minutes, Clermont a cru tenir son exploit. En s'imposant sur la pelouse de l'UBB (31-34), les Auvergnats avaient fait le plus dur. Mais dans le même temps, La Rochelle s'est imposée et a gagné sa place dans le Top 6, laissant l'ASM aux portes de la phase finale. Une issue frustrante pour les hommes de Christophe Urios, dont la saison restera marquée par une irrégularité chronique.

Capable de battre tout le monde...

La victoire à Bordeaux est loin d'être un accident. Cette saison, Clermont a démontré à plusieurs reprises qu'il pouvait rivaliser avec les meilleures équipes du championnat. L'ASM a notamment dominé Pau (50-27) et le Stade Français (36-32). Les Jaunards ont également signé deux performances majeures à l'extérieur en s'imposant à Toulouse (24-27) et à Montpellier (7-9).

Mieux encore, ils restent la seule équipe à avoir gagné sur la pelouse du Stade Toulousain cette saison. Des résultats qui prouvent que Clermont possède le niveau pour battre n'importe quel adversaire, y compris loin de ses bases.

Bordeaux ou Clermont : qui sera la victime du « huitième de finale » pour les phases finales ?

... mais aussi de se mettre en difficulté

Le problème de l'ASM n'a jamais été son plafond de performance. Il a plutôt été son incapacité à maintenir ce niveau d'exigence sur la durée. Car à côté de ses coups d'éclat, Clermont a également laissé filer de précieux points contre des adversaires plus abordables, notamment Perpignan.

L'exemple le plus marquant reste sans doute la lourde défaite concédée à domicile face au Racing 92 (13-41) lors de l'avant-dernière journée. Un revers qui a considérablement compliqué la course à la qualification. Au final, les trois défaites à domicile auront probablement coûté leur place aux Auvergnats.

Une équipe qui n'aurait fait peur à personne... sauf à ses adversaires

Cette ultime victoire à Bordeaux résume parfaitement le paradoxe clermontois. Dos au mur, sur la pelouse d'un prétendant aux phases finales, les joueurs de Christophe Urios ont trouvé les ressources pour s'imposer. Une preuve supplémentaire de leur caractère et de leur capacité à répondre présent dans les grands rendez-vous.

C'est aussi ce qui rend cette élimination si frustrante. Peu d'équipes qualifiées auraient sans doute été ravies d'affronter une formation capable de gagner aussi bien à Toulouse, Montpellier ou Bordeaux. À bien des égards, l'absence de Clermont en phase finale a probablement soulagé plus d'un concurrent.

Pourquoi le duo Jauneau-Plummer est la clé de la réussite clermontoise ?

Harry Plummer, une première saison réussie

Parmi les satisfactions de la saison auvergnate figure Harry Plummer. Pour sa première année en Top 14, l'ouvreur néo-zélandais a rapidement trouvé ses marques. Avec 295 points inscrits, il termine meilleur réalisateur du championnat.

Le joueur le plus utilisé par l'ASM a porté son équipe durant une grande partie de la saison grâce à sa régularité face aux perches et son importance dans l'animation du jeu. Mais malgré cette performance individuelle remarquable, cela n'aura pas suffi à emmener Clermont en phase finale.

Erèbe
Erèbe

je ne peux pas m'empêcher de pousser un soupir dédaigneux suant je is que Clermont a gagné a Toulouse. (et que c’est la seule équipe blabla.. )
Je sais que beaucoup de monde a beaucoup de mal a admettre qu’une équipe peut donner un match, et que si elle l’a perdu c’est que l’adversaire a été plus blablabla bis.


mais quand on mène 21-0 a Ernest Wallon, encore plus contre une équipe aussi irrégulière que Clermont, ce n’est pas Clermont qui gagne le match.
Ce n’est pas un match accroché, avec une avance au plus de 10 points, ou une course poursuite au tableau d'affichage. comme ça a été le cas a Bordeaux ou Montpellier.
Ce ne sont pas des faits de jeu ou des erreurs ciblées qui remettent l’adversaire dans la partie comme cela peut-être le cas dans beaucoup de scenarii.


Non, là c’était purement et simplement une démission Toulousaine. Un don. Une offrande, un cadeau.
Aucune équipe ne perd un match en menant de 21 points (Toulouse a réussi l'exploit de le faire 2 fois cette année) encore plus a domicile.


donc non, n’en déplaise..., Clermont n’a pas gagné a Toulouse. Toulouse a donné le match a Clermont.


Ce paradigme est vraiment important quand on met en perspective la réelle valeur de cette équipe Clermontoise..pcq d’accord la défaite face au racing est inexplicable et aurait permi de la qualifier mais, en contrepartie, elle ne doit absolument jamais gagner a Toulouse.


dusqual
dusqual

forcément que quand tu parles de la valeur d'une équipe dans un match, il faut l'associer à celle de l'équipe en face.


maintenant, dans ces matches où on se retrouve avec une équipe qui domine fortement et l'autre qui bascule il faut prendre en compte les deux également. la transition à la mi temps n'est pas la même et amène aussi cette bascule.


c'est un vase communicant, d'un côté une équipe qui se relâche à la mi temps, pensant avoir fait le plus dur, son staff qui peaufine les détails en disant, on continue comme ça...
de l'autre côté, les mecs arrivent le nez dans leur chaussettes et se font remonter comme des coucous pour aller le couteau entre les dents tenter quelque chose en seconde.


cette bascule, elle se fait à deux pour moi. même si en effet, l'équipe qui lâche le match donne l'impression coupable de le donner, l'autre pousse tout ce qu'elle peut à ça et récupère les occasions qui vont avec.


pascalbulroland
pascalbulroland

Contre Glasgow c'était aussi un don ??