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Bertrand, Remue, Martin… la nouvelle vague de talents de Toulouse qui pousse les cadres dans leurs retranchements

Comme tous les 2 ans, une nouvelle vague de jeunes talents émerge au Stade Toulousain cette saison. De quoi assurer une émulation permanente chez le club le plus titré d’Europe, qui se plaît à baser son management là-dessus.

Theo Fondacci 21/04/2026 à 19h05
Les nouveaux jeunes montant de Toulouse prennent de plus en plus de place dans le groupe pro.Screenshot : Stade Toulousain
Les nouveaux jeunes montant de Toulouse prennent de plus en plus de place dans le groupe pro.Screenshot : Stade Toulousain

C’est une pépinière, que dis-je, une usine à talents. En France comme ailleurs, le Stade Toulousain s’est bâti une solide réputation de machine à sortir des jeunes talents à la pelle. A juste titre.

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C’est que l’entité rouge et noir possède à la fois le talent, la réputation puis la qualité de formation pour d’abord aller dénicher des pépites aux 4 coins d’un bassin occitan où ils poussent sur les arbres, puis les faire venir, avant de leur offrir un environnement idéal pour devenir un joueur de rugby capable de tutoyer l’univers professionnel. Voir de s’y installer.

Bien pour l'émulation

Pour l’heure, on ne sait pas encore quelle carrière feront les Célian Pouzelgues, Benjamin Bertrand ou Roméo Bonnard-Martin, mais il est certain qu'en ce moment, ceux sont eux qui amènent ce vent de fraîcheur nécessaire pour maintenir à flot des cadres parfois rongés par des saisons à rallonge et des échéances ô combien éprouvantes (6 Nations, Champions Cup, rassemblements internationaux…).

"C'est bien pour l'émulation de tout le groupe, ça va peut-être secouer un peu ceux qui sont restés à la maison. C'est hyper important, on le sait, car on base beaucoup notre management sur ces fameuses émulations, cette capacité qu'a le groupe à se régénérer et à se challenger de l'intérieur." -Clément Poitrenaud en conférence de presse

Des garçons déjà apparus à plusieurs reprises cette saison, mais dont le temps de jeu est évidemment limité par la plus grosse concurrence du rugby mondial en club. Alors, chaque opportunité doit être croquée pleinement. Chose faite par ce même Pouzelgues le week-end dernier à Castres, qui ne fêtait que sa 9ème apparition en 3 saisons avec les pros du Stade Toulousain et fut incisif à chaque ballon touché sur son aile lors de son entrée. A l’image de cet essai de pur duelliste, dans une situation que l’international à 7 formé dans l’Agenais a beaucoup répété…

Idem pour le "Big Ben" Bertrand, qui titille de plus en plus les gauchers de la première cette saison et qui fut l'auteur d’une entrée tonitruante sur la pelouse du CO (1 essai, 2 passes décisives). Un joueur ultra-explosif et puissant (1m80 pour 128kg), qui bosse dur sur tous les fondamentaux du gaucher après avoir été trimballer à tous les postes de la première ligne durant son expérience à Blagnac (Nationale) et ses années Espoir.

"Oui, ce sont les mêmes qui ont joué les doublons. Voilà, on vante souvent cette période et ces gamins-là ont fait le job. On s'aperçoit qu'ils prennent, avec le temps, de plus en plus d'épaisseur. Il va peut-être falloir qu'on se rende compte qu'ils comptent pour un. Il va falloir les faire entrer dans la rotation, peut-être au-delà de ces périodes-là."

Quand le poupon Roméo Martin-Bonnard (19 ans) ferait presque passer Mathis Castro-Ferreira (22 ans) et Théo Ntamack (24 piges le mois prochain) pour des vieux routiers. Ce qui n’a pas empêché l’athlétique 3ème ligne (1m96 et 110kg) de surfer sur sa dynamique du Tournoi des 6 Nations U20 pour réaliser une entrée de tonton et couper du bois avec une agressivité que son paternel apprécierait.

Remue, un arrière qui secoue

Et puisque dans des cas exceptionnels, Toulouse sait aussi ratisser plus large que l’Ariège, le Gers ou le Lot-et-Garonne, que dire de la montée en puissance du Belge Matias Remue ? Débarqué il y a 4 ans à Ernest-Wallon depuis Bruxelles, le 3/4 polyvalent s’affirme peu à peu comme une solution vraiment crédible à l’arrière.

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Notamment grâce à ses qualités de relanceur assez exceptionnelles, déjà aperçues plus tôt dans la saison et qui mirent à plusieurs reprises les Castrais sur les talons samedi dernier. Freiné par une fracture du poignée en fin d’année dernière, le jumeau de Florian (international belge lui aussi et centre de Valence d’Agen en N2) n’a pas pu profiter des absences de Mallia et Capuozzo pour engranger du temps de jeu.

Mais le joueur de 23 ans revient fort en cette fin de saison, alors que sa capacité à jouer aussi à l’ouverture pourrait aussi compter dans la décision du club. Laquelle ? Celle de conserver son Wallon, lui dont le contrat touchera à sa fin le 30 juin prochain. Mais qui a les arguments pour se voir proposer un nouveau bail chez Ernest…

pascalbulroland
pascalbulroland

Il est temps qu'ils composent l'équipe une pour des matchs autre que les doublons...
La transition doit se faire, et rien de tel que les matchs couperet, et même s'ils se plantent, ça leur fera de l'expérience et les fera grandir.
Aux titulaires actuels de défendre leur steak s'ils ne veulent pas cirer le banc


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jujudethil
jujudethil

effectivement, avec la concurrence de ces jeunes, il n’est pas facile de rester incontournable au stade.