Au Vélodrome, le Stade Toulousain a démarré fort ! Directement qualifiés en demi-finale de Top 14, les Rouge et Noir défiaient le Racing 92 à Marseille, dans la soirée de ce vendredi 19 juin. Pour obtenir un billet pour le Stade de France, le club des Sept-Deniers a livré une prestation magistrale dans le Sud-Est. Avec une facilité déconcertante, Jack Willis et ses hommes ont étrillé les Franciliens (71-17) pour s'offrir le droit de rêver à un quatrième titre consécutif dans l'élite du rugby français.
66 "games" et puis s'en va ? Paul Costes a-t-il (déjà) disputé son dernier match avec le Stade Toulousain ?Le festival Rouge et Noir
Lors du premier acte, le Racing 92 a réussi à se montrer menaçant durant les trois premières minutes, jusqu’à la pénalité envoyée entre les perches par Antoine Gibert. Ensuite, les Franciliens ont été particulièrement inoffensifs et dépassés par les évènements. Pour frapper un grand coup, Antoine Dupont se retrouvait dans une action de grande classe, avant d’envoyer Teddy Thomas vers le premier essai de la rencontre (6ᵉ). Puis, jusqu’à la mi-temps, les hommes d’Ugo Mola ont déroulé leur rugby.
En maîtrise grâce à une défense agressive, le club haut-garonnais n’avait pas besoin d’y mettre l’épaule trop souvent. Sa rigueur lui permettait de remettre la main sur le ballon très rapidement, bien aidé par l’indiscipline du Racing 92 (8 pénalités concédées en première période). En quarante minutes, les avants toulousains n’ont même pas eu besoin d’atteindre les 20 plaquages, avec 19 étreintes réussies pour 3 ratées à la mi-temps.
Le Dupont-show avec Teddy Thomas, la connection toulousaine illumine le VélodromeÉpargnés en défense, les avants toulousains sont venus s’investir en attaque. Ainsi, juste après une touche, le troisième ligne François Cros s’emparait du ballon et brisait la ligne du Racing 92 pour aplatir dans l’en-but (12ᵉ). Après une pénalité jouée à la main, les Toulousains faisaient de nouveau parler leur puissance pour leur troisième essai de la soirée. Servi par Neti, c’est Emmanuel Meafou qui jouait aux quilles avec les Racingmen (20ᵉ).
Dépassés, les Altoséquanais essayaient de resserrer les rangs, mais les hommes d’Ugo Mola ont recommencé à cibler les espaces. À la 23ᵉ minute de jeu, Antoine Dupont pensait offrir un nouvel essai à Teddy Thomas, mais ce dernier a été refusé. Pour marquer le rythme, l’effectif haut-garonnais signait un festival de beaux gestes et des mouvements bien sentis pour la réalisation de Jack Willis, à la demi-heure de jeu. Pour finir d’imposer son empreinte sur le match, Antoine Dupont s’est rendu de lui-même en Terre promise (36ᵉ), pour avoisiner les 40 points en autant de minutes.
Le Stade Toulousain fait son marché à La Rochelle pour franchir un cap physiquementLe Racing 92 sombre, le Stade Toulousain décolle
De retour des vestiaires, une réaction francilienne était attendue, mais elle n’a pas eu lieu. Preuve en est, Kalvin Gourgues n’a pas attendu bien longtemps pour faire parler le feu qui réside dans ses jambes. Bien servi, il décollait pour le sixième essai des siens (43ᵉ). Ce dernier était rentré prématurément après la sortie sur commotion de l’Argentin Santiago Chocobares, seul gros bémol de la soirée avec la blessure d'Alexandre Roumat. Après une belle course du jeune centre, Matthis Lebel en profitait pour rejoindre la fête (46ᵉ) sur une superbe démonstration d’appuis, avec quatre défenseurs battus sur cinq mètres.
Avec une telle démonstration, le Stade Toulousain se permettait le luxe inattendu de faire tourner. Ainsi, presque tout le banc était sorti à la 53ᵉ minute de jeu, à l’exception d’Ange Capuozzo. Cette domination a permis à Ugo Mola de mettre au frais Antoine Dupont et Emmanuel Meafou rapidement. En face, l’intégralité des finisseurs était rentrée à la 46ᵉ minute de jeu, mais pour tenter d’inverser la tendance, sans réussir à y parvenir. Tout juste rentré, Julien Marchand venait accentuer la différence avec un nouvel essai inscrit en puissance (54ᵉ).
Après le talonneur remplaçant, le titulaire s’en est allé en zone de marque. Revenu sur le pré à l’heure de jeu, en troisième ligne, Peato Mauvaka était à la conclusion d’un ballon porté (68ᵉ). Le pack toulousain a écrasé une défense francilienne en infériorité numérique, après le carton jaune de Selestino Ravutaumada. À l’entrée du money-time, Jordan Joseph sauvait l’honneur du groupe altoséquanais, avec le premier essai de sa formation à la 70ᵉ minute de jeu suite à une bonne course de Maxime Baudonne.
Pour atteindre le seuil complètement fou des 10 essais toulousains, Ange Capuozzo profitait d’une belle action des siens pour sa septième réalisation en neuf rencontres de Top 14 (74ᵉ). Sur ce seuil, Romain Ntamack connaissait son premier et seul échec face aux perches de la soirée (10/11). En l'absence du métronome Thomas Ramos, l’ouvreur a parfaitement tenu son rôle et cette responsabilité supplémentaire sur ce match de phase finale. Enfin, Ugo Seunes trouvait Max Spring pour la seconde arrivée derrière la ligne du Racing 92 sur cette demi-finale.
Du jamais vu en 119 ans, le Stade Toulousain réalise un exploit inédit dans son histoire
Ca semble logique que N'Tamack n'est pas réussi la dernière transformation, ni l'avant dernière non plus, du coup, car c'est Kinghorn qui les a tapées... (9 et 10 ème essais , une seule transformation ratée , par Kinghorn )
En mode caterpillar.
Maintenant, encore un.