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Après Dupont, la Grande-Bretagne va-t-elle aussi envoyer ses stars du XV aux JO 2028 ?

Henry Pollock, Marcus Smith et trois autres Anglais sont ciblés par la Grande-Bretagne pour Los Angeles 2028. Un projet ambitieux, mais encore loin d’être bouclé.

Thibault Perrin 01/08/2026 à 10h22
Marcus Smith, Henry Pollock, Tommy Freeman, Henry Arundell et Noah Caluori : la Grande-Bretagne imagine un casting XXL pour retrouver les Jeux en 2028. ©INPHO/Dave Winter
Marcus Smith, Henry Pollock, Tommy Freeman, Henry Arundell et Noah Caluori : la Grande-Bretagne imagine un casting XXL pour retrouver les Jeux en 2028. ©INPHO/Dave Winter

À deux ans des Jeux de Los Angeles 2028, la Grande-Bretagne regarderait du côté du XV. Selon RugbyPass, Henry Pollock, Marcus Smith, Tommy Freeman, Henry Arundell et Noah Caluori seraient ciblés pour renforcer l’équipe britannique de rugby à 7. Attention toutefois : aucun groupe olympique n’est arrêté et le projet reste au stade des discussions.

L’affaire a pris de l’épaisseur après une vidéo publiée par Eddie Hearn. L'homme d'affaires, proche de Pollock, lui glisse qu’il doit « gagner les Jeux olympiques et la Coupe du monde ». Une petite phrase lâchée sur un bateau, mais assez grosse pour ouvrir un vrai dossier.

Pollock et Smith, deux profils qui intriguent

Sur le papier, l'idée est plus que séduisante. Pollock possède les cannes, la puissance dans les duels et l’envie de jouer chaque ballon. Marcus Smith apporte autre chose : des appuis, de la lecture et cette capacité à attaquer une défense avant qu’elle soit replacée.

Freeman, Arundell et Caluori complèteraient un casting très porté sur la vitesse et les grands espaces. Mais le 7 ne consiste pas à retirer huit joueurs. Les matchs durent quatorze minutes sur un terrain identique à celui du XV. Chaque erreur de placement se paie comptant, avec des courses répétées et très peu d’endroits où se cacher.

Le modèle Dupont dans toutes les têtes

La tentation britannique porte un nom. Antoine Dupont avait basculé vers le 7 avant Paris 2024. Il avait ensuite pesé lourd dans le titre olympique français, avec deux essais et une passe décisive en finale contre les Fidji.

Le message a traversé la Manche : une star du XV peut faire basculer un tournoi. Encore faut-il lui laisser le temps d’apprendre les remises en jeu, les replacements et les exigences du circuit. On se souvient que Dupont avait négocié avec Toulouse et la FFR pour être à disposition. Il avait également renoncé au 6 Nations pour s'entraîner avec France 7. Les joueurs anglais sont-ils prêts à faire le même sacrifice ? RugbyPass évoque déjà des discussions autour de clauses permettant de libérer certains joueurs.

Bielle-Biarrey avec France 7, serait-il légal d’avoir une telle "arme" entre les mains ?

Pour la Grande-Bretagne, l’enjeu dépasse le coup médiatique. Les Britanniques avaient pris l’argent à Rio en 2016, puis terminé quatrièmes à Tokyo. Ils ont ensuite manqué Paris 2024, battus 14-5 par l’Afrique du Sud en finale du repêchage. Avant de viser Los Angeles, il faudra donc d’abord retrouver les Jeux.

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