Titulaire à quatre reprises lors du Tournoi des 6 Nations 2026, Pauline Barrat s’impose déjà comme l’une des révélations du XV de France féminin. À seulement 21 ans, l’arrière formée à La Rochelle incarne cette nouvelle génération capable de ramener les Bleues au sommet européen.
Appelée pour la première fois par le sélectionneur François Ratier, l’arrière a débuté d’entrée contre l’Italie pour ouvrir le Tournoi des 6 Nations 2026. Face aux Italiennes, la joueuse du Stade Toulousain ne semblait pas effrayée par le très haut niveau. 93 mètres parcourus, deux franchissements et un essai en fin de rencontre, Barrat a immédiatement apporté ce qui caractérise son rugby avec de la spontanéité, du mouvement et beaucoup d’énergie. À 21 ans, la Rochelaise, qui n’avait alors jamais porté le maillot du XV de France en match officiel, compte désormais quatre titularisations et deux essais.
Une jeunesse sans complexe qui séduit déjà les Bleues
Pauline Barrat ne sort pas de nulle part. Avant même d’intégrer le groupe France, elle faisait déjà partie des joueuses les plus prometteuses de sa génération. Meilleure joueuse des Summer Series U20 remportées avec les Bleuettes l’an dernier, elle avait déjà montré sa capacité à faire des différences dans les grands rendez-vous.
Son intégration express chez les Bleues confirme cette montée en puissance. Arrivée sans véritable statut, elle s’est rapidement imposée dans l’effectif au point de débuter quatre rencontres dans le Tournoi. Barrat représente parfaitement cette évolution. Polyvalente, et dangereuse dans les espaces, elle apporte une forme de rugby instinctif aux Françaises. Son essai contre l’Écosse a encore confirmé cette capacité à peser offensivement malgré son inexpérience internationale.
Suspendu 11 ans, cet ancien joueur au 117 matchs de Pro D2 condamné par World Rugby pour dopageDes blessures aux Bleues
Si Pauline Barrat joue aujourd’hui avec autant de liberté, c’est aussi parce qu’elle a déjà traversé des épreuves que beaucoup mettent des années à connaître. Avant même ses 21 ans, elle a subi deux ruptures des ligaments croisés. La première intervient en 2021 au genou gauche alors qu’elle évolue encore à La Rochelle. Quelques mois après son retour, elle dispute pourtant une finale d’Élite 2 avec son club formateur. Puis, après avoir rejoint le Stade Toulousain en 2023 et commencé fort avec cinq titularisations, une nouvelle rupture des croisés au genou droit vient stopper son ascension.
Deux énormes coups d’arrêt qui auraient pu freiner définitivement sa progression. Mais la Rochelaise s’est reconstruite. Elle est revenue à la compétition lors de la saison 2024-2025 et a retrouvé son niveau jusqu’à convaincre le staff des Bleues de lui faire confiance pour le Tournoi.
Le symbole d’un renouveau face à l’Angleterre
Au-delà de ses performances individuelles, Pauline Barrat peut surtout devenir le symbole d’un renouveau pour le rugby féminin français. Depuis 2018, les Bleues n’ont plus battu l’Angleterre, référence absolue du rugby féminin mondial. Face à cette domination anglaise, la France tente de reconstruire une jeunesse capable de rivaliser durablement. Et dans ce contexte, l’émergence de joueuses comme Pauline Barrat change beaucoup de choses. Elle représente une génération qui arrive sans complexe malgré l’écart qui sépare encore les Bleues des Red Roses. Et surtout, à seulement 21 ans, elle semble déjà capable d’assumer les responsabilités du très haut niveau.
En quatre sélections seulement, Pauline Barrat s’est installée comme bien plus qu’une simple surprise du Tournoi. Elle pourrait désormais devenir l’un des nouveaux visages du XV de France féminin.
Aucun commentaire pour le moment...