L'immonde du rugby spécial Lions Britanniques : partie 1
Ovale Masqué vous parle des Lions Britanniques...
Aujourd'hui dans l'Immonde du rugby et à la veille du dernier Test contre l'Australie, Ovale Masqué vous parle des Lions Britanniques et Irlandais, une. A sa façon...

L'Immonde du rugby spécial Lions Britanniques et Irlandais, partie 1.

Note : Cet article a été rédigé en collaboration avec le grand historien du rugby Pierre Villegueux. Ce dernier passant ses journées à boire, veuillez nous excuser par avance si quelques approximations historiques se retrouvent dans ce texte.

En France, la tournée des Lions britanniques et irlandais (oui, n'oubliez pas le « et irlandais », de peur de vous mettre à dos quelques buveurs de Guinness) n'est pas vraiment un événement qui déchaîne les passions.

Après une overdose de Top 14, généralement ponctuée par une finale chiante à mourir, l'amateur de rugby français assiste à la tournée d'été du XV de France, qui chaque année va poliment baisser son short pour prendre une fessée face à une nation de l'hémisphère sud en quête de sparring-partner pour lancer sa saison. Après ça, la dernière des choses qu'on ait envie de faire est donc de s'infliger encore plus de rugby, et la plupart d'entre nous préférons nous reporter sur une épreuve où enfin les Français brillent de milles feux : le Tour de France. Non je déconne.

On a pourtant tort de ne pas s'intéresser plus à cette fameuse tournée des Lions, qui constitue un événement majeur outre-Manche. Au pays des buveurs de thé, les Lions sont quasiment plus importants que la Coupe du monde. Pourquoi ? Et bien on ne sait pas trop, puisqu'à part un trophée tout pourri et quelques hématomes, il n'y a pas grand chose à gagner. Cela tient sans doute à un attachement à une vieille tradition : les Lions existent depuis 125 ans et ce qui fait leur charme tient sans doute à leur petit côté anachronique dans le monde du rugby professionnel. Il s'agit en effet de la dernière équipe à effectuer de « vraies » tournées et à disputer plus de 10 matchs étalés sur plus d'un mois. Vous noterez que lors des premières tournées, les Lions jouaient plus de 25 matchs, ce qui selon les termes de Daniel Herrero peut être qualifié de « papédé », et selon ceux de Guy Novès, de « folie furieuse ».

Ce qui rend également cette Tournée unique, c'est son concept de base : réunir 4 nations qui se détestent dans le but de créer une équipe représentant l'élite du rugby britannique, voire européen. Oui, à l'époque de la création des Lions la France et l'Italie ne jouaient pas vraiment encore au rugby à proprement parler : là-bas, cette discipline réunissait plutôt des personnes en trop mauvaise forme physique pour faire de la boxe. Cependant, pour réunir 4 nations qui ne peuvent pas se piffrer, il faut leur trouver un objectif commun, un but. Sachant que la haine est la chose qui unit le mieux les Hommes, ils décidèrent d'aller jouer contre des étrangers qu'ils détestent encore plus que leurs propres voisins. En l’occurrence, d'anciennes colonies britanniques de l'hémisphère sud ayant commis l'affront de devenir meilleures au rugby qu'eux : la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud ou l'Australie. En France, c'est un peu comme si vous imaginiez Auch, Colomiers et Albi fusionner pour aller coller une branlée au Stade Toulousain.

Pour cette édition 2013, il s'agit d'aller marcher sur la gueule des Australiens, délicatement surnommés les « Convicts » (les prisonniers dans la langue de Mathieu Bastareaud). En effet, ce pays-continent aurait jadis servi de gigantesque prison à ciel ouvert pour Britanniques. Un peu comme dans New York 1997 avec Kurt Russell. A leur arrivée, les prisonniers décident donc de faire honneur à leur réputation de gros enculés et donc de tuer tous les Aborigènes - sauf Kurtley Beale - pour finalement aller s'installer peinards près de la plage. Pour ceux qui ne savent pas ce que sont les Aborigènes, il s'agit d'une peuplade primitive qui se baladait en pagne et qui jouait du didgeridoo, soit le seul instrument au monde encore plus insupportable que le djembé. De ce point de vue, on peut donc dire que leur massacre était plutôt légitime, quoiqu'un peu rude tout de même.

Les Australiens n'étaient donc pas très bien partis dans la vie avec cette réputation de repris de justice génocidaires. Pourtant ils se sont calmés depuis et sont devenus des mecs couls et plutôt sains d'esprit, à l'image d'un de leur plus célèbre acteur, Mel Gibson. En effet, les Australiens sont des gens paisibles et détendus, qui aiment aller à la plage, faire du surf ou encore pratiquer des sports ultra-violents comme le Footy, une discipline où n'importe quel joueur bénéficie des passe-droits de Paul O'Connell auprès du corps arbitral et peut donc tenter d'assassiner son adversaire à chaque instant.

Dans cette vidéo, vous constaterez d'ailleurs la qualité des rapports entre Australiens et Britanniques :

Et alors là vous me demandez, « Mais Ovale Masqué, est-ce que ça marche tout ça ? Est-ce que ces 4 nations parviennent à surmonter leurs différences, et à s'allier pour décrocher la victoire, avant d'aller faire une grosse teuf sur la plage devant un feu de bois comme dans le premier clip de Yannick Noah venu ? »

Bon, déjà, de notre point vue il est assez difficile de réellement parler de « différences » : les Irlandais, les Ecossais et les Gallois ont en commun un accent de merde et une attirance sexuelle prononcée pour les animaux de la ferme. Les Anglais, eux, sont certes un tout petit plus civilisés, mais ils n'en demeurent pas moins des gros connards, et c'est sans doute ce pourquoi ils ont réduit les trois autres nations (ainsi qu'une grande partie de la planète) à l'état de soumission. Et quand on parle d'un peuple arrogant, insupportable et colonisateur, on sait de quoi on parle, nous, les Français.

Mais pour revenir à votre question, la réponse est OUI. Ces 4 nations peuvent s'entendre. Enfin en tout cas, tant qu'ils gagnent. Et c'est précisément le sujet que nous aborderons dans la seconde partie, où l'on évoquera les deux premiers Test Matchs des Lions contre l'Australie, ainsi que « l'affaire O'Driscoll », qui pourrait bien être à l'origine d'une guerre civile outre-Manche. Du moins c'est ce qu'on espère : personnellement, j'ai déjà acheté du popcorn au cas où.

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  • ced
    100623 points
  • il y a 10 ans

si tu y croise quelqu'un passe lui le bonjour.

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