Rugby Amateur. Fédérale 2 Féminine - Le TCMS est champion de France : ''on se demande si on ne rêve pas''
Le TCMS est champion de France de Fédérale 2 Féminine !

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Les Toulousaines ont soulevé le bouclier : les voilà sacrées championnes de France de Fédérale 2 !

PHOTOS. "Tous les sports mènent au rugby", le nouveau calendrier des joueuses du TCMSDes joueuses du TCMS, on connaissait déjà le célèbre calendrier. Mais les réduire à cela serait une grosse erreur : les Toulousaines viennent d'être sacrées championnes de France de Fédérale 2, en dominant l'équipe de Périgueux en finale. L'occasion de leur rendre hommage en compagnie de Marie Bentejac alias le Zèbre, demi de mêlée de l'équipe.

Salut le Zèbre ! Tout d'abord, félicitations pour cette montée en Fédérale 1, obtenue grâce à votre qualification en 1/2 finale. C'était l'objectif en début de saison ? 

L’objectif du début de saison était de se qualifier pour les phases finales. Un seul point de plus aurait suffi l’année dernière. Entre fin août et début septembre, nous avons vu arriver plein de nouvelles têtes, on a pu faire des entraînements à plus de 30, chose inédite au TCMS. Après le match amical lors du week-end d’intégration, nous nous sommes dit qu’il y avait quelque chose à faire cette année. L’apéro aidant, nous nous étions lancées le défi de nous faire tatouer si jamais nous devenions championnes de France…

Le championnat a commencé et nous avons enchaîné les victoires sans prendre d’essais. A mi-saison, notre étions donc premières et voulions le rester pour éviter les barrages des phases finales. But atteint, avec seulement une défaite à Grenade. Puis nous avons pris les matchs les uns après les autres, avec dans un coin de tête, un rêve qui grandissait.

En 1/4 de finale, face à Toulon, le match qui vous permet de monter, ça se se termine aux tirs aux buts... Raconte-nous ce scénario de fou !

Toulon, c’était un match particulier, celui de la montée. On s’attendait à un gros combat ! Effectivement, la première période fut compliquée, en encaissant deux essais coup sur coup. C’est peut-être ce qui nous a permis de nous libérer : nous n’avions plus rien à perdre, tout à gagner ! On a réussi à inscrire deux essais nous aussi : 12-12... La fin du match approchait, et en cas d’égalité parfaite (même nombre d’essais), c’était le tir au but… Et c’est ce qu’il s’est passé... 

Cinq filles de chaque équipe pour taper. Nous commençons et passons le premier ballon, pas elles. L’espoir naît. Sur le bord, il y a celles et ceux qui ne veulent pas regarder, et ceux qui ne quittent pas les poteaux des yeux, l’ambiance est tendue. Et survient alors ce moment fou où la quatrième Toulonnaise rate son tir (1/4 pour Toulon et 3/4 pour nous) : l’arbitre siffle la fin du match. Des cris, des larmes de joie, tout le monde envahissant la pelouse, c’était vraiment un instant magique !

Vous gagnez en demi, puis en la finale est décalée à cause du match rejoué de Périgueux. A ce moment-là, comment se sentait l'équipe ?

AMATEUR - Fédérale 2 Féminine : une erreur technique d’arbitrage reconnue... et une 1/2 finale à rejouer !

Nous venions de gagner la demie, nous étions plus soudées que jamais, bouillonnant d’envie de jouer, de gagner. Le mardi suivant, alors que nous attendions avec hâte le lieu du match (nos familles et amis nous harcelaient pour pouvoir s’organiser), notre président a reçu un mail prévenant que la finale serait décalée. Nous n’y croyions pas, c’était vraiment comme un cauchemar. On était dans une magnifique dynamique, et on nous privait d’aller au bout. Nous étions, les supporters, joueuses et staff très déçus. Beaucoup de filles, qui travaillent le week-end, s’étaient arrangées avec leurs collègues, et tout était à refaire. D’autres avaient déjà prévu leur week-end (à Lyon entre autres…). Mais l’appel du bouclier a, bien sûr, été le plus fort !  

Place maintenant à cette finale contre Périgueux. Dis-nous tout sur cette journée si spéciale !

Cette journée restera gravée dans la mémoire des filles, coachs, et dirigeants. C’est peut-être la seule finale que la plupart d’entre nous vivra, alors nous avons profité de chaque seconde tous ensemble. Nous sommes partis tôt pour avoir plus de temps avant le match. Après avoir mangé, c’était la séquence émotion avec la vidéo que nous avaient fait les filles qui ne jouaient pas, le discours du staff et la remise des maillots.

La pluie s’est arrêtée quand nous sommes arrivées au stade. Puis, ça a été l’heure de l’échauffement, du dernier regroupement dans les vestiaires et enfin du match.

Le match est assez flou dans les souvenirs, nous menions 9-0 à la pause, puis 12-0 mais nous savions que rien n’était joué, et qu’il fallait plus d’écart pour être à l’abri. Périgueux ne lâchait rien et nous avons encaissé deux essais entrecoupés d’une pénalité de Maëlys : 15-14. Il restait dix minutes de jeu quand l’arrière de Périgueux leur a donné l’avantage : 15-17. A ce moment-là, nous nous sommes dit que ce n’était pas possible, qu’on ne pouvait pas perdre, qu’il fallait qu’on mette toutes nos dernières forces pour inverser la tendance. Nous sommes revenues dans leur 22, nous progressions, mais le chrono défilait. Une faute nous aurait été fatale, le tableau affichait 40… C’est alors que nous avons vu le bras de l’arbitre se tendre… La suite, quelque temps de jeu plus tard : une pénalité fasse aux poteaux… 18-17, fin du match et championne de France !

  • La pénalité de la gagne... et des supporters en folie :

On nous dit dans l'oreillette que votre n°15 Maëlys Moreno a inscrit tous les points de ce match : vous avez recruté Wilkinson en fait ? C'est quoi son secret ?

On savait qu’elle s’entraînait dur, et on voyait ses énormes progrès mais là, c’est devenu notre héroïne ! Je ne pense pas me tromper en disant que personne n’a douté quand elle s’est élancée pour la pénalité de la gagne. Tous les scénarios étaient possibles, mais pour nous, elle ne pouvait que nous apporter le titre ! Si on lui demande, elle dira qu’il n’y a justement pas de secret, juste du travail et… un peu de pratique de foot.

Concrètement, qu'est-ce qu'on ressent quand on soulève ce bouclier de champion de France !? Tu réalises aujourd'hui ?

Honnêtement, c’est indescriptible. On en a beaucoup parlé après, mais on ne trouve pas de mots. On se demande si on ne rêve pas. Un bonheur incroyable. Un moment inoubliable. « Championnes de France » nous nous le disons tous les jours, histoire de bien réaliser.

La 3ème mi-temps a dû être belle : sans trahir les secrets du vestiaire, tu as une anecdote à nous raconter qui pourrait faire rigoler nos lecteurs ?

La 3ème mi-temps… légendaire. Le classique saumon. Un chien et un zèbre sur un bouclier. Des ventriglisses en Princesse Tam Tam. Des chenilles au Vinassan. « Tié la famille ! » à répétition. Bref, pas une anecdote, des anecdotes et surtout des secrets (et la puissance).

Présente-nous un peu ce club du TCMS, et cette équipe féminine d'une manière un peu plus général !

Le TCMS c’est bien plus qu’une équipe, c’est la famille ! C’est une équipe fondée, il y a quatorze ans, par des copines qui avaient envie de jouer ensemble sans avoir la pression des gros clubs. Le TC s’est construit chaque année un peu plus en accueillant des nouvelles, des étudiantes, des expatriées qui se prennent au jeu, et finissent par rester ou revenir pour cette ambiance si unique.  Sandra, une des fondatrices et dernière rescapée des débuts, n’aurait jamais imaginé le dénouement quatorze ans plus tard. Mais depuis 3 saisons, en plus d’une ambiance, un groupe s’est créé, le niveau s’est élevé jusqu’au sommet, le bouclier…

Explique-nous un peu ton parcours rugby ! Et au fait, pourquoi te surnomme-t-on le Zèbre ?

Après avoir testé le rugby à 7 en universitaire, et en club à Turin, je suis allée essayer au TCMS, et je n’en suis jamais repartie. C’était il y a six ans. D’ailière au centre, en passant par quelques matchs à l’ouverture (qu’on oubliera), j’ai trouvé le poste qu’il me fallait à la mêlée. Comme ça, je suis proche de toutes : mon petit pack et mes gazelles. 

Quant à mon surnom, il faudrait demander à La Type ou au Rocher !

La section féminine du Stade Toulousain est allée jusqu'en finale du Top 8 : si le Stade t'appelle la saison prochaine, tu y vas où tu préfères jouer avec les copines ?

« TC un jour, TC toujours »

Vous êtes des habituées du Ministère : le bouclier a eu droit à sa bière La Copine ? 

Pas encore, mais ça ne saurait tarder ! Il paraît que le bouclier a prévu de passer le week-end à Launaguet pour le NO LIMIT…

On peut vous souhaiter quoi pour l'année prochaine ?

D’avoir un aussi beau groupe que cette année, que l’esprit famille du TCMS perdure et que l’on continue à se faire plaisir sur le terrain.

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