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RUGBY AMATEUR : l'aventure irlandaise des pandas du RC Virazeil, en visite à Dublin pour Irlande-France
La belle aventure du RC Virazeil à Dublin.
2ème Série
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Un voyage parsemé d'embûches où les pandas ont connu des hauts et des bas, de la joie et du stress.

Vendredi 24 février, 4h00 du matin au stade. C’est une heure de rendez-vous un peu particulière pour les « pandas » du RCV : la destination n’étant pas Saint-Cyprien ou Cancon, mais Dublin, la capitale irlandaise. Les douze gaillards attendaient ce week-end avec impatience, au vu des « Là on va lâcher les chiens » ou les « On va s’en foutre plein les moustaches » qu’ils se jettaient lors des semaines précédentes.

C’est donc à 7h du matin que leur avion décolle. 11h30, le groupe pose ses premiers pas sur le sol irlandais : c’est parti. Nota Bene pour la suite de cette histoire, il est bon de savoir que seulement deux personnes du groupe pratiquent un anglais très approximatif.

12h00-16h00, Dublin : Après quelques négociations téléphoniques et un bon repas, l’installation est faite.

18h : Le whisky est sur la table, le diluant est frais, les cailloux sont glacés, et un petit apéritif commence dans la joie et la bonne humeur, quoique certains sont quelque peu déçus : « Y a pas de jaune dans ce pays ou quoi ? ». Le groupe part ensuite vers le centre-ville, faisant partager aux nobles Irlandais leur passion pour l’art lyrique et les chansons paillardes. Bien évidemment, la soirée se terminera aux aurores.

Samedi 25 février, 10h00 : Le groupe émerge et chacun vaque à ses occupations. Quand certains n’ont d’autres choix que de rester alités, d’autres vont se promener, boire des bières ou voire même faire leur petit footing matinal. Ces derniers se voyant, à leur départ, encouragés de « Si vous allez courir ce matin, ça veut bien dire que vous avez triché hier soir ! ». L’auteur de cette calomnie n’a malheureusement pas pu être identifié par les victimes.

Dispersés, les douze compères cherchent maintenant à se rejoindre et l’un deux lance un appel salvateur « Venez là, c’est un pub génial, et y a du jaune ! ». Rapidement réunis, l’avant match se prépare : burgers, whisky, bière et du jaune devant un Ecosse-Pays de Galles très séduisant.

16h30 : Nos joueurs partent vers l’Aviva Stadium, déterminés plus que jamais à chanter La Marseillaise en terre celte. Le stade est superbe, les supporters français nombreux, et l’hymne national résonne haut et fort dans l’enceinte. S'en suit un Ireland’s Call chanté d’une seule voix par les Irlandais qui laissent présager un match d’anthologie. Et comme vous le savez sûrement, non.

6 Nations 2017 - Les 5 points à retenir de la victoire de l'Irlande sur la France19h30 : les douze Virazeillais rentrent se laver de leurs émotions et prendre de l’énergie pour leur dernière soirée à Dublin.

21h00 : Le groupe décide de partir. Tout le monde sort, le dernier fait claquer la porte et la marche vers une 3ème mi-temps revancharde commence. Une voix s’élève : « Au fait, qui a les clés ? » Chacun se stoppe net et se rend vite compte que le groupe vient de se bloquer dehors avec les clés dans l’appartement. Au vu de l’heure avancée, certains songent déjà à casser la porte. Fort heureusement, après 30 minutes de cris et de coups de téléphone, une « Safe Key » est trouvée. Le groupe éponge sa sueur et repart.

22h15 : A table ! Un bon repas dans un bon restaurant est de rigueur. Deux heures après et une addition salée, les chansons françaises résonnent dans le restaurant, les couples d’Irlandais fuient le lieu et le digestif est offert. Le personnel du restaurant est aux petits soins et se joint à la meute en invitant même les pandas à rester toute la nuit « with us in the kitchen » selon ses mots. La soirée continue tardivement dans la nuit et les Virazeillais regagnent leur couche une nouvelle fois très tôt dans la matinée de dimanche.

Dimanche 26 février, 8h30 : Le groupe prend le taxi, direction l’aéroport de Dublin, et arrive rapidement devant la porte d’embarquement, direction Londres. Cependant, le vent souffle et l’avion est en retard. Très en retard. L’inquiétude commence à monter : leur deuxième avion, acheminant Londres à Toulouse décolle normalement deux heures après l’atterrissage du premier à Londres, mais ces deux heures se réduisent de plus en plus. 1h30 après, l’avion décolle et le pilote annonce que le trajet sera plus long que prévu. Les pandas réalisent peu à peu que le vol vers Toulouse sera impossible à prendre. En effet, lors de l’atterrissage, tout le monde salua l’appareil en vol vers Toulouse, décollant juste devant nos yeux.

17h00 : Aéroport de Gathwick. Londres. Paniqués, le groupe se rue vers les bureaux de la compagnie aérienne pour trouver une solution. Ils ne sont pas seuls, d’autres Français ont également subi le même sort et clament haut et fort leur détresse et leur colère au bureau. Le groupe de Virazeillais décident de refuser le combat et bottent en touche, cherchant le plus rapidement possible des places pour le retour, en visitant chaque compagnie aérienne susceptibles de les aider. Une seule compagnie réussit à trouver trois places pour Toulouse le soir même, à 573 euros chacune. Le montant leur paru irrecevable mais dans la panique et l’énervement, trois membres du groupe crièrent un « vas-y on les prend, j’en ai marre je veux rentrer chez moi ». De retour à la raison, les douze se retranchent vers un point wifi pour chercher désespérément des billets de retour et bingo, Londres-Toulouse, pour le lendemain, à l’aéroport de Luton. Les places sont réservées immédiatement et la tension, toujours palpable, redescend lentement.

19h00 : Nouvelle mission pour les joueurs de deuxième série du Périgord-Agenais : trouver où dormir, comment aller à Luton, et quand. Toutes les solutions sont étudiées, même celle de dormir à l’aéroport. Finalement, un hôtel est trouvé non loin de l’aéroport de Luton, et fort heureusement, les taxis sont légion.

20h15 : Les deux bétaillères partent pour un voyage d’1h30 vers l’autre côté de Londres.

22h00 :  Quartier de Luton, Londres. Les joueurs sont enfin à destination : ils ont leur hôtel, leur taxi réservés et leur vol de retour pour le lendemain matin. Ils peuvent enfin décompresser et profiter d’un dernier soir dans un pub local typique, entre Guinness et fléchettes.

Lundi 27 février, 8h30 : Départ pour l’aéroport de Luton. Une fois sur place, la dernière anecdote du week-end se présenta lorsque les douanes décidèrent de passer les valises sous la truffe d’un chien spécialisé, directement baptisé Youki par le groupe. Youki ne posa que peu de problèmes au groupe, ne faisant qu’un simple arrêt sur la virgule déposée au fond du caleçon festif d’un des douze compères, dont l’identité sera gardée secrète.

13h : L’avion atterrit à Toulouse, laissant aux pandas du RC Virazeil XV des souvenirs hauts en couleurs et en émotions. Le dernier mot fut pour le capitaine, présent lors du séjour : « Voilà qui soude un groupe les gars. »

Marc Ortolan
Marc Ortolan
Cet article est rédigé par Marc Ortolan, référent du club RC Virazeillais, un grand merci pour sa contribution ! Vous pouvez proposer des textes de deux manières :
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