Tournoi des 6 Nations : à quoi ressemblait le XV de France lors du dernier Grand Chelem ?
Tournoi des 6 Nations : le XV de France remporte le Grand Chelem en 2010.

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Yannick Jauzion, Thierry Dusautoir, Aurélien Rougerie, Julien Bonnaire, William Servat... Il n'y a pas à dire : elle faisait quand même rêver cette génération !

Stade de France, le 20 mars 2010. Ce jour-là, le XV de France accueille l'Angleterre pour un Crunch explosif. Au terme d'une rencontre peu spectaculaire, c'est bien le Coq qui triomphe de la Rose. Score final, 12 à 10 pour les hommes de Marc Lièvremont. Tournoi des 6 Nations remporté, Grand Chelem à la clé... Le neuvième de l'histoire des Tricolores, mais surtout le dernier.

Depuis ? Les Bleus avaient d'abord enchaîné avec une belle 2ème place en 2011, avant cinq dernières éditions loin des gloires passées (trois fois 4ème ; une fois 5ème ; une fois 6ème). Le cru 2017 sera-t-il meilleur comme le veut la tradition des années terminant par 7 ?

Vidéo. Flashback. XV de France : la prophétie des années qui finissent par 7Si remporter le Grand Chelem 2017 paraît compliqué avec des déplacements en Angleterre et en Irlande, les Bleus peuvent légitimement viser le podium, après les promesses de l'automne. Et pourraient (pourquoi pas ?) s'inspirer de la dernière génération à avoir soulevé le trophée.

Les résultats en 2010 : Ecosse - France : 9-18 ; France - Irlande : 33-10 ; Galles - France : 20-26 ; France - Italie : 46-20 ; France - Angleterre : 12-10

Que sont devenus les joueurs du sacre 2010 ? *

Il est toujours en sélection :

Absent de la première liste de Guy Novès, Mathieu Bastareaud a profité des forfaits de Wesley Fofana et Henry Chavancy pour faire son retour en force chez les Tricolores. Il est seul à déjà avoir gagné le 6 Nations. En 2010, il avait participé aux cinq rencontres, dont quatre comme titulaire. Sera-t-il de la partie face à l'Angleterre ? Il ne part pas favori.

Absents pour le Tournoi 2017 mais déjà appelés par Guy Novès :

Benjamin Fall et Morgan Parra ont pour point commun d'avoir été de la première liste de Guy Novès, avant de devoir déclarer forfait pour le début du 6 Nations 2016. Depuis ? On ne les a pas revus en sélection. François Trinh-Duc a eu sa chance, mais une blessure survenue face aux Samoa en novembre l'écarte pour le moment de l'édition 2017.

Ils sont toujours sélectionnables :

Dans cette catégorie, on trouve les joueurs évoluant en Top 14 mais qui ne font pas partie des plans du staff en place. Fulgence Ouedraogo a disputé deux Coupes du monde, mais les nombreux forfaits en 3e-ligne n'ont pas convaincu Novès de le rappeler. Idem pour Alexandre Lapandry. Alexis Palisson joue régulièrement avec le Stade Toulousain mais il n'a plus porté le maillot tricolore depuis 2012. 

Titulaire inamovible lors du Grand Chelem, Thomas Domingo a peu à peu disparu de la circulation. On l'oublie, mais Marc Andreu était titulaire lors des deux derniers matchs du Tournoi 2010, dont le fameux Crunch. Pour lui aussi, un retour sur la scène internationale semble compliqué. Enfin, citons Luc Ducalcon (Castres en 2010, maintenant au Racing 92) qui n'est pas considéré malgré une pénurie au poste de pilier droit. Il est âgé de 33 ans.

Ils sont proches de la retraite :

Julien Malzieu va lui sur ses 34 ans, et il n'a pas joué la moindre minute cette saison avec le MHR. Clément Poitrenaud a tenté l'aventure en Afrique du Sud et Aurélien Rougerie vient de prolonger d'un an avec l'ASM, comme Fred Michalak avec le LOU. Pour Pascal Papé, Julien Bonnaire, Vincent Clerc (gravement blessé) et Jean-Baptiste Poux (qui va rejoindre le staff tricolore), une belle page pourrait se tourner.

Quid de  Thierry Dusautoir ? Le capitaine de 2010 n'a pas donné sa décision, comme Julien Pierre à Pau. Enfin, si Dimitri Szarzewski a pris sa retraite internationale, il reste un homme fort du Racing 92.

Ils ont pris leur retraite :

Rien qu'à lire leurs noms, on a les yeux embués et la voix qui tremblote. Yannick Jauzion, Nicolas Mas, Lionel Nallet et David Marty ne sont plus dans le rugby, mais on les aime toujours d'amour. Seul William Servat est devenu entraîneur, quand Sylvain Marconnet, Sébastien Chabal, Dimitri Yachvili et Imanol Harinordoquy sont passés du côté des consultants TV.

*joueurs ayant disputé au moins une minute lors du Tournoi 2010.

Crédit vidéo : RBS 6 Nations

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ne rêvez pas cher public/médias etc... français, ne rêvez pas... approcher la notion même de Grand Chelem relève de la science-fiction, moi je parle même de gagner le tournoi tout court. Les autres nations se sont conjugué au mode Rugby moderne super régulier et précis, nous pas encore. Pour gagner un tournoi, il faut de la constance. Et bcp. Vous voyez un peu le problème ?

@Rémi teLamettra

Sur le papier, nous n'avons aucune chance de gagner le Tournoi. Là-dessus je suis entièrement d'accord. Si on venait à remporter le Tournoi cette année ce serait un exploit incroyable, proche du miracle.

Mais pour gagner le Tournoi, la constance n'est pas nécessaire. C'est juste le moyen le plus simple et le plus fiable pour le remporter : si tu es la meilleure équipe en Europe et que tu es constant, tu gagneras le Tournoi 9 fois sur 10. Mais la bonne vieille French Chatte fonctionne très bien aussi. Le Tournoi, c'est 5 petits matchs sans élimination. Ce n'est pas une phase finale où le moindre faux pas t'élimine, ce n'est pas un championnat sur des dizaines de rencontre où la constance prime sur l'exploit isolé. 4 victoires et de la chance sur les autres résultats ça te fait un titre. Tu remportes ton match contre l'Italie (1 victoire), ton match contre l'Écosse sur un match décousu (2 victoires), tu bats le Pays de Galle à l'arrache d'un petit point (un peu sur le modèle de la victoire 2016 contre l'Irlande, tu bats l'Angleterre grâce au pouvoir de la French Chatte (la victoire 2014 au Tournoi, c'est 26-24 avec 2 essais inscrits grâce à des rebonds capricieux qui nous sourient), tu perds en Irlande mais les confrontations entre Gallois Anglais et Irlandais te sourient... tu es champion. Probabilité que cela arrive? Moins de 1%. Mais si ça arrive, tu es champion quand même, sans être constant. On est quand même passés à 2 doigts de le faire sur un Mondial, cela pourrait totalement le faire sur un Tournoi. Même si je prie pour que cela n'arrive pas, parce qu'on confondrait progrès et coup de bol. Je préfère que l'on fasse de réel progrès en terminant 2ème (déjà une grosse perf) ou 3ème, plutôt qu'une victoire qui ne reflète pas notre position et qui fausserait l'analyse de notre progression.

@Team Viscères

lol pas besoin d'être régulier, il suffit d'être la meilleure équipe. Et l'Angleterre c'est la meilleure équipe pour quelle raison principalement ? La France a largement les armes sur papier, c'est certainement pas les joueurs le problème.

@Rémi teLamettra

Tu n'es pas le meilleur si tu n'es pas régulier, on en est la preuve. Quand on domine les Blacks en demi-finale en 1999, on est ce jour là la meilleure équipe au monde. Mais lors du match suivant, on ne l'est plus. Tout le contraire des Blacks depuis des années ou des Anglais sur leur cycle actuel : tu es au sommet match après match.

@Team Viscères

commentaire et vision étranges. Pr ton exemple, beh oui, c'est pr ça que la meilleure équipe c'est les Australiens cette année-là.....
Les meilleures équipes ne sont pas les plus régulières, il n'y a pas une relation sine qua non entre les deux ? L'Angleterre a gagné tous ses matches l'an dernier, les Blacks presque...enfin bref, parlons d'autre chose...

@Rémi teLamettra

Dans votre premier message vous annoncez "pour gagner un Tournoi il faut de la constance. Dans votre deuxième message vous annoncez "pas besoin d'être régulier il suffit d'être la meilleur équipe". Puis dans votre troisième message vous parlez d'équipes constantes qui gagnent tout.
Je ne vous suis plus du tout. Ça passe de "pour gagner il faut être régulier" à "pas besoin d'être régulier il faut juste être le meilleur" à "de toute façon les meilleurs sont les plus réguliers"...

Grâce à PSA, j'éprouve pas mal de sympathie pour Lièvremont et ses 2 acolytes.
Le jeu n'était pas si restrictif que ça (il pleuvait des cordes pour ce France-Angleterre) et on figurait bien à l'échelle européenne.
Sa coupe du monde, même si elle a très mal démarrée reste pour moi le plus grand frisson rugbystique des années 2000.

Mélée à l'ancienne avec le petit impact à l'introduction 🙂

@Colbert175

Oui, si tu parles de la mêlée avant 6-7, il y a pas mal de vice de notre côté.. Poussée nette avant introduction je dirais. Mais l'arbitre siffle pour nous, alors..
Une victoire pour le GC absolument restrictive, qui indique bien dans quel rugby minimal on se trouvait déjà sous Lièvremont, même s'il eut plus de réussite que son successeur. On avait surtout un gros pack dominateur, des avants haut dessus du lot en Europe (Servat, Marconnet, Nallet, la 3ème ligne) qui nous permettaient de nous en tirer à l'époque.

  • epa
    38752 points
  • il y a 5 ans
@artillon

Oui un jeu restrictif, c'est une opinion mais avec une pénalité mieux tapée, ce jeu nous faisait champion du monde.

Ce serait le pied de soulever un nouveau trophée ..

Basta était fit à l'époque ... Et que dire de cette coiffure si "simple" ....

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