France/Irlande 2002 - On vous fait revivre la fessée tricolore comme à l'époque [VIDÉO]
Fabien Galthié, capitaine et auteur d'un match sensationnel ce samedi 6 avril 2002 face à l'Irlande.
Ce jour-là, la France l'avait emporté par 39 points d'écart face à l'Irlande. Un record ! Qui aurait certainement été battu cette année...

En cette période de confinement, le rugby manque, alors comme bon nombre de passionnés, nous recherchons des matchs d'anthologie à se repasser. France-Irlande ayant été reporté, nous sommes restés sur notre faim, il fallait donc que nous retrouvions une rencontre historique, avec une belle victoire du XV de France, bien entendu, pour continuer notre plein de confiance et faire oublier la punition écossaise. Quoi de mieux alors que ce samedi 6 avril 2002 et ce 44 à 5 infligé aux hommes en Vert lors de la dernière journée du Tournoi des Six Nations, avec un Grand Chelem à la clé ? 

À première vue, le contexte semble le même.
 Les grands noms de rugby français se nomment Laporte, Galthié, Ibanez, on pourrait presque dire que nous sommes en 2020, on n'y verrait que du feu. Mais non, nous sommes bien en 2002, les joueurs flottent dans les maillots, Merceron est titulaire à l'ouverture, l'Irlande présente son armée de O et le Stade de France est plein. Pas de coronavirus pour empêcher la rencontre, au contraire, toutes les conditions sont réunies pour un beau match de rugby. On est en avril, le soleil est radieux et surtout, la France est sur une série de sept victoires d'affilées ! Ça fait toujours du bien d'entendre ça, quand on sait que l'on a passé ces dernières années à enchaîner des séries de défaites. Seul petit inconvénient, le vent, qui semble malgré tout plus perturber le duo Salviac-Lacroix et le jeune Cédric Beaudou, déjà présent au bord du terrain, que les joueurs. Après s'être extasié devant un magnifique Stade de France aux couleurs bleu blanc rouge pendant La Marseillaise, le coup d'envoi est lancé.
Qui ne rêve pas de revoir le Stade de France comme ça ?

1'

Premier dégagement de Gérald Merceron que l'on appellera « La Catapulte » dans cet article. En raison de ses coups de pied d'une moyenne de 50 mètres sur la partie.

2'

Premier plaquage violent de Keith Wood sur notre capitaine courage Fabien Galthié ! Choc entre deux légendes du rugby mondial séparées par 30 kilos de différence.

2'

Les Français occupent le camp irlandais et « La Catapulte » décide cette fois-ci de taper à suivre pour lui-même dans les 22 adverses. Le ballon bascule à droite puis à gauche jusqu'à Betsen idéalement placé qui marque. Du grand art ! Essai transformé par « La Catapulte » ! 7-0

Idéalement servi, Betsen s'en va marquer le premier essai français.

3'

Les Irlandais réinvestissent le camp français, mais le grandisse tricolore de l'époque ajuste un coup de pied de 50 mètres qui les renvoie rapidement faire marche arrière. David Humphreys, le 10 irlandais, sent que l'après-midi va être longue...

6'

Les Irlandais multiplient les fautes et subissent les assauts tricolores. Ibañez est cette fois-ci à la charge, mais il perd le ballon. S'en suit une action toujours mythique dans le monde du rugby : un avant qui tape au pied. Mais Keith Wood n'est pas un talonneur comme les autres et son coup de chausson en fait taire plus d'un...

9'

Quand on parle d'avants qui jouent au pied, Olivier Magne nous offre un bel extrait de sa technique personnelle, tel un enfant de trois ans qui joue au foot pour la première fois. Ballon rentré dans le camp français, mêlée à 5 Irlande. Le troisième ligne français semble très agacé.
Énervé, Olivier Magne choisit d'expédier le ballon vers les tribunes...

10'

Sur la mêlée qui suit, l'Irlande, qui ne faisait pas de bruit jusque-là, refroidit le Stade de France. Keith Wood (encore lui) se montre décisif et plonge dans l'en-but. 7-5 pour les Bleus.

11'

Échange de jeux au pied entre les deux équipes remporté une nouvelle fois par « La Catapulte » qui continue de s'échauffer.

12'

La touche irlandaise est en grande difficulté face à l'alignement français qui présente des perles rares avec Pelous, Brouzet ou encore Harinordoquy. Trois points pour la France. 10-5

14'

C'est au tour de Peter Stringer de se mettre à la faute. Malgré son mètre 70, il parvient à réaliser un plaquage haut. Malheureusement, premier échec pour notre demi d'ouverture.

19'

L'Irlande reste sous pression. Brian O'Driscoll, auteur d'un triplé contre les Bleus deux ans avant, est touché. L'occasion pour les commentateurs Salviac et Lacroix de rappeler qu'il n'a jamais perdu contre la France. S'il savait ce qui l'attendait...

22'

Ce filou de Galthié se venge et envoie un joli parpaing sur Keith Wood qui se trouve hors-jeu. Pénalité et +3 pour les Bleus. 13-5

24'

Dégagement de 75 mètres de la part de « La Catapulte » ! Un coup de pied qui rappelle celui d'Anthony Bouthier face à l'Angleterre...Les Irlandais vont devoir se démener pour réinvestir le camp français.

25'

Touche française. Mouvement d'école, je fixe-je donne, le ballon brûle entre les mains des avants et des trois-quarts et c'est finalement Nicolas Brusque, appelé en renfort pendant le tournoi, qui conclut. Deuxième essai pour les Bleus qui prennent le large. 18 à 5 après un nouvel échec au pied du buteur tricolore. 

Nicolas Brusque prend de vitesse toute la défense irlandaise !

30'

Intervention de Salviac qui salue la prestation de Jean-Jacques Crenca et rappelle que ce dernier n'est pas professionnel mais électricien à mi-temps. Il enchaînera quelques instants plus tard en précisant que David Humphreys est lui avocat et sort d'Oxford. Bon, certes on ne fait peut-être pas de grandes études côté français, mais au moins on gagne sur le terrain. 

31'

Revenons au rugby. Et quel rugby ! Galthié, une nouvelle fois à l'initiative, fixe deux joueurs irlandais pour trouver Rougerie qui fait parler ses jambes de 20 ans pour aller aplatir sous les poteaux. 25 à 5 ! C'est la piquette Jack !

Aurélien Rougerie file entre les perches, la France prend le large !

33'

Après cette parenthèse rugby, Salviac raconte une nouvelle anecdote. Cette fois-ci, elle concerne Damien Traille. Le commentateur fait son mea-culpa, car il s'était moqué ouvertement du trois-quarts centre français qui avait porté un casque lors du match précédent pour se protéger la tête. C'était une autre époque...

34'

Salviac tente de faire oublier tout ça en jouant la carte de l'humour. C'est parti pour un Woody Woodpecker pour décrire le talonneur irlandais Keith Wood. Lartot sort de ce corps...

38'

Nouvelle pénalité obtenue par Galthié. Salviac salue Brunel qui apporte le tee. Sûrement sa meilleure action jamais réalisée en équipe de France. 

39'

Et ça passe ! 28-5 !

40'

Et c'est la mi-temps. La France continue son bonhomme de chemin et mène l'Irlande à la baguette. C'est quasiment une démonstration.

40'

Coup d'envoi de la deuxième période !

40'

Ça commence fort ! Après Magne, c'est Betsen qui tente de se reconvertir en footballeur. Sans plus de réussite. T'embête pas Serge continue de plaquer, c'est là où tu es le meilleur.

42'

Salviac profite d'une mêlée pour faire une liste des joueurs français ayant porté le maillot bleu lors des deux derniers tournées. Heureusement qu'il ne l'a pas fait sous Saint-André, il aurait passé une mi-temps.

47'

Peu de choses à se mettre sous la dent, les deux équipes deviennent de plus en plus fébriles, mais une nouvelle fois, ce sont les Français qui s'en sortent bien et qui confortent leur victoire avec trois nouveaux points. 31 à 5.

52'

Nouvelle occasion de prendre des points pour les Bleus après un superbe jeu au pied d'occupation de Traille. Mais « La Catapulte » loupe les perches. 

56'

David Bory (dont la plupart ne connaissent pas l'existence) se met à la gym et enchaîne les roulades dans la défense irlandaise. C'est plutôt efficace puisque le ballon rebondit sur le côté fermé et Galthié joue parfaitement le 2 vs 1 pour servir Betsen qui s'en va inscrire un doublé. Ce qui ne lui est pas souvent arrivé dans sa carrière ! L'Irlande est asphyxiée : 36 à 5.

Deuxième essai pour Betsen qui se rappellera de cette journée !

57'

On approche de l'heure de jeu et toujours pas de changement côté français. « Ah le rugby de l'époque, c'était autre chose ! » diront les anciens.

62'

Le pilier irlandais Peter Clohessy sort et vient de disputer son dernier match avec le XV du Trèfle. Toujours sympa une rencontre comme celle-là pour prendre sa retraite internationale.

63'

Premiers changements français avec les entrées de Poux et Gelez. Oui oui, à l'époque c'était encore possible de jouer à Agen et d'être sélectionné.
Pour ceux qui l'auraient oublié, oui, François Gelez a bien joué en équipe de France.

68'

La France est sous pression, mais en bon capitaine Fabien Galthié est à la rescousse et sert Brusque, avec sang-froid, pour le dégagement.

71'

Traille est à deux doigts de marquer un nouvel essai mais la cuillère de Stringer le déséquilibre. Première action dangereuse depuis dix minutes pour les Tricolores.

75'

Pénalité pour les Bleus. Les Français ne veulent pas se fatiguer alors ils choisissent de la tenter. C'est Gelez qui s'y colle et ça passe sans problème. Il ne manque qu'un seul point aux Bleus pour passer battre le record de 35 points d'écart. Laporte en profite pour donner cinq minutes de temps de jeu à Jimmy Marlu, Pierre Mignoni, Rémy Martin et Olivier Azam. Quelle générosité...

78'

L'Irlande craque de nouveau avant la fin et Nicolas Brusque s'envole pour son doublé. France 44 Irlande 5.
Cinquième essai français signé Nicolas Brusque !

80'

Le public donne de la voix : « Mais ils sont où ? Mais ils sont où ? Mais ils sont où les Irlandais ! ». En effet, personne n'a vu l'Irlande démontrer quoique ce soit lors de cet après-midi.

80'

Mignoni sort finalement avec la balle en touche. Coup de sifflet final ! La France l'emporte largement et établit un nouveau record face à l'Irlande : 39 points d'écarts. Chiffre toujours à battre...L'actuel sélectionneur Fabien Galthié est lui élu homme du match, logiquement. Une superbe journée au Stade de France, comme on espère en revoir très prochainement...

Pour revisionner le match, c'est par ici :

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  • Pianto
    35220 points
  • il y a 1 semaine

cette troisième ligne quand même...

en revanche, merceron à l'ouverture, ça pique un peu mais quand Gelez rentre, tu te rappelles que tu as refoulé un paquet de truc.
Genre Bory, je ne me rappelais même pas qu'il avait existé.

Salviac, le pire commentateur sportif depuis la création de la télé 😛

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