Samedi 11 juillet, à 9h40 (heure française), la France affronte l'Australie à Brisbane au Suncorp Stadium. Une rencontre qui est à suivre sur TF1, et commentée par Stefan Etcheverry et Thomas Lombard.
Voici la composition officielle de la France face à l'Australie :
Les finisseurs : M. Lamothe - J. Poirot - T. Tatafu - H. Auradou - T. Staniforth - K. Tixeront - N. Le Garrec - K. Gourgues
Jalibert aligné
C'était le gros doute de cette semaine, et finalement il "semble" tenir sa place dans l'équipe pour ce week-end. Matthieu Jalibert évoluera à l'arrière, laissant son poste de prédilection à Romain Ntamack.
Sembler seulement, car il testera son mollet durant le captain's run vendredi. En effet, le Bordelais a manqué deux entraînements cette semaine à cause de celui-ci, remettent en cause sa crédibilité à postuler face à l'Australie. Antoine Hastoy, qui était dans les débats, est finalement hors groupe.
Alo-Emile et Grandidier pour leur première
Match particulier pour Moses Alo-Emile, qui va faire sa première sélection en Équipe de France face à son pays d'origine. Australien de naissance, et né à Brisbane, le pilier du Stade Français verra toute sa famille le soutenir en tribunes.
Pour sa première, Alo-Emile aura à ses côtés l'expérimenté Peato Mauvaka, et un Demba Bamba qui devra rebondir après être passé à côté face aux All Blacks le week-end précédent.
Pour Aaron Grandidier, c'est aussi une première sélection, toutefois sous la bannière XV de France. Avec 92 sélections en Équipe de France à 7, et champion olympique avec cette même équipe en 2024, l'ailier palois a déjà eu une expérience internationale tricolore.
La nuance : moins d'espace, car plus de joueurs sur le terrain. Mais Grandidier saura démontrer toute l'étendue de sa panoplie, faite d'aisance dans les airs et de crochets fulgurants.
Il composera le triangle arrière avec son coéquipier en club Théo Attissogbe, et très vraisemblablement Matthieu Jalibert.
XV de France. L'Australien qui n'attendait que la France : qui est Moses Alo-Emile ?À nos souvenirs U20
La deuxième ligne se compose de deux finalistes de Top 14, qui se sont faits des gros câlins toute la partie : Florian Verhaeghe et Emmanuel Meafou.
La troisième ligne tape plus à l'oeil, pour les suiveurs de la petite soeur du XV de France : l'équipe de France U20. Marko Gazzotti, Oscar Jegou et Lenni Nouchi ont tous les trois évolués avec cette équipe en 2023. Ils ont même remporté le Championnat du monde, en battant l'Irlande 50 à 14.
Gestion des trois-quarts
Le banc est en 6-2, laissant place à Nolann Le Garrec et Kalvin Gourgues en tant que finisseurs. Le Rochelais remplacera le demi de mêlée, et le Toulousain sera un peu plus hybride. Il est intéressant puisqu'il peut jouer au centre (son poste en club), à l'ouverture et à l'arrière en cas de besoin.
Euh... Un banc en 6-2 avec un Jalibert qui pourrait être sur une jambe ?
J'ai lu quelque part que, pour Galthié, cette équipe n'était pas l'Equipe de France...
Quelqu'un peut-il confirmer ?
Au risque de me faire clouer au pilori par la police de la bien-pensance, je trouve quand même hallucinant pour un pays comme la France et son nombre de licenciés, d'avoir autant de joueurs naturalités en équipe de France.
Je peux l'ententendre pour un pays comme l'Ecosse, voir même comme la Nouvelle-Zélande avec les joueurs iliens mais avec 70 000 000 d'habitants, et je ne sais combien de licenciés, une formation qui me semble quand même a la pointe compte tenu des championnats domestiques professionnels et des résultats de l'équipe de France Espoir... je suis dubitatif.
Aucun rapport de couleur de peau ou raccourci stupide qu'on entend partout dès qu'on ose parler de ce genre de sujet.
Ils ont un passeport Français, ils sont français, point.
Mais quand je vois le caractère éphemère de la plupart de ces carrières internationales je me pose de réelles question sur leur plus-value.
(hier et) Aujourd'hui au poste de pilier : Atonio, Tatafu, Faletea, Alo-émile...
Je trouve ça questionnable.
je suis assez d'accord avec ton constat et je crois qu'il faut être souple dans l'utilisation de cette possibilité.
Je n'ai aucun problème avec l'utilisation de joueurs étrangers même sans passeport français, il y en a toujours eu depuis Eric Melville, ils sont tous inscrits dans la durée en France puisqu'il faut au moins 5 ans de "présence" sur le sol français.
Ce qui m'agace c'est qu'on s'en sert sur certains postes où on manque de gabarits, 5 et 3.
Parce que même s'il y avait un très bon 9 étranger, un arrière ou un troisième ligne, je ne suis pas sûr qu'on y aurait recours.
Dans le passé, il y en a eu (Kockott, Claassen, Lerous, Spedding, ...) mais aujourd'hui, on n'y réfléchit pas.
C'est cette impression qu'on va faire nos courses qui m'énerve.
Sinon, Falatea est Wallisien, c'est différent des autres.
tu confortes complètement mon point de vue... à mon sens tous les joueurs que tu as cité ont été de grosses erreurs de casting, surtout à la vue des joueurs autochtaunes qu'il y avait a coté.
Kockott ?? quand tu as Para et même Machenaud dans une moindre mesure (il a manqué un 9 vif a cette époque, ce n'était pas le profil de Kockott).
Claassen ?? 8 selections tout au plus, jamais transcendant.
le pire a mes yeux Spedding ?? "mr tout droit" alors que Dulin était au top, que Bonneval émergait au Stade Français et que papa Médard n'était pas loin (même si en grosse baisse à cette époque j'en convient).
et tu oublie Raka ou Nakaitaici, très moyens, que l'on a prit au détriment de Teddy Thomas, aussi moyen en défense mais nettement plus fort offensivement (au passage, que Teddy Thomas ne compte aucune coupe du monde à son actif ne cessera jamais de me trouer le .... Il aurait dû partir en Angleterre et au Japon).
Donc pour te nuancer, heureusement que l'on fait nos courses selon les manques...mais ça reste toujours questionnable selon moi au regard de la réelle plus-value.
Parmis ceux que tu as cité, seul Bernard Leroux rentabilise très avantageusement.
Peut-être des joueurs plus consommables ?
@erèbe
Excepté le cas Wallisien, je partage assez ton constat.
Je note par ailleurs que les Irlandais ou les Gallois (bon ok ils sont un peu dans le dur mais ils vont remonter) trouvent des piliers "locaux" alors que leur nombre de licenciés est beaucoup plus faible que le nôtre.