Les Toulonnais peuvent nourrir des regrets ce lundi après la courte défaite face au Leinster en demi-finale de Champions Cup. Trop imprécis, ils s’inclinent face à des Irlandais maladroits et largement prenables.
De quoi inspirer l’UBB, qui défiera cette même équipe en finale de Champions Cup après avoir disposé « logiquement » de Bath sur la pelouse de Chaban-Delmas.
Nous aurons donc un représentant de la délégation tricolore en finale. Quoi en penser après ce week-end de demi-finales ? Découvrez les tops et les flops des demi-finales de Champions Cup 2026.
“Festival offensif annoncé” : pourquoi Bordeaux–Bath obsède déjà la presse anglaiseLes Tops : Albornoz au rendez-vous
Arrivé en cours de saison, l’ouvreur argentin du RCT s’est montré très à l’aise ce week-end face au Leinster. Pour sa deuxième participation à la phase finale de Champions Cup, l’ouvreur ne s’est pas débiné pour autant.
Dans le premier acte, il est accueilli copieusement par Gary Ringrose, qui lui colle un énorme tampon sur un ballon de turnover, bien annihilé par la défense irlandaise.
Par ailleurs, il s’est faufilé comme à son habitude dans la défense adverse et n’a pas démérité. Il aura tout tenté : preuve en est, c’est le joueur le plus actif de la partie balle en main, avec 18 ballons joués à la main et 103 mètres gagnés, dont 8 défenseurs battus.
Les Tops : le tandem Ollivon/Shioshvili
Depuis Joe Van Niekerk et Danie Rossouw, on n’avait plus vu un tandem qui aimait autant le chocolat que celui-ci. Le digne héritier de Mamuka Gorgodze s’est illustré à seulement 19 ans face au Leinster, dans son style caractéristique.
Après avoir roulé sur Robbie Henshaw, il n’a cessé de travailler dans l’ombre. Remplacé par Zach Mercer, il s’est tout de même illustré avec 13 plaquages, soit deux de moins que le capitaine Charles Ollivon, le meilleur du RCT dans ce registre.
Mais la marche était trop haute : en face, la troisième ligne du Leinster et de la sélection irlandaise a fait parler son expérience. Au regard de ce haut niveau d’adversité, les jeunes Kpoku (20 ans) et Shioshvili n’ont pas à rougir et ont parfaitement été guidés par King Charles.
Cette stat’ folle montre que Dréan aurait pu être le héros du RC Toulon contre le LeinsterLes Tops : Maxime Lucu le patron
Toute ressemblance avec Zinedine Zidane est fortuite. Mais il faut bien reconnaître à Maxime Lucu les bienfaits de son jeu au pied. 15 coups de tatane qui ont fait cavaler l’arrière-garde anglaise, parfois démunie de solutions, à l’image de la petite touche trouvée par Ben Spencer en début de première mi-temps.
1 essai, 5 transformations et 1 pénalité : bref, encore des chiffres qui montrent qu’un Lucu en forme fait gagner des matchs, d’autant qu’en défense aussi il n’a pas triché avec 12 plaquages réussis.
Les Tops : Le banc Bordelais
Dans cette autre demi-finale, Bordeaux s’est démarqué avec un apport significatif de ses remplaçants. Comme à son habitude, Yannick Bru fait entrer en fin de match les perce-murailles pour terminer le travail.
Ben Tameifuna s’est illustré avec de nombreuses charges dévastatrices et offre à Bordeaux l’assurance de disputer une finale en marquant en force dans le dernier quart d’heure.
Dans un tout autre style, Temo Matiu lui aussi auteur d’un essai, s’est illustré avec une très grosse activité balle en main. Comme à son habitude, il a cassé de nombreux plaquages (3), en multipliant les courses (39 mètres gagnés), pas mal en 29 minutes de jeu.
Enfin, Gaëtan Barlot a lui aussi bien tenu son rang, malgré un essai refusé.
Les Flops : Ignacio Brex absent
Alors qu’il offre au RCT sa place en demi-finale en marquant un essai plein de malice face à Glasgow en quart de finale de Champions Cup, le courageux numéro 13 de Toulon s’est complètement troué face au Leinster.
Parfois submergé par les nombreuses courses des Irlandais, il n’a pas été aussi hermétique qu’à l’accoutumée (6 plaquages réussis). Visé par la défense agressive du Leinster, difficile pour lui de vraiment exister en attaque, malgré ses 21 mètres gagnés.
Les Flops : Gaël Dréan dans le dur
Il transforme des miettes en festin : voilà l’une des répliques qui colle parfaitement à Gaël Dréan. Mais que ce fut difficile pour lui d’exister dans cette partie.
Toujours co-meilleur marqueur de la compétition, l’étoile du RCT n’a pas été trouvé de la partie. Mis sous pression par les chandelles de Jamison Gibson-Park, ce dernier a peiné à la relance.
On sentait néanmoins qu’il avait des fourmis dans les jambes, et son essai à la 75e le prouve bien. Mais dans ce genre de rencontre, le Breton doit faire mûrir son jeu pour se rendre plus disponible auprès de ses partenaires.
Les Toulounais ont été très décevant, sans idées, alors que le Leinster était vraiment faible.
Ils peuvent s'en mordre les doigts.
Pour les Anglais, je pense qu'ils peuvent rester humble, car je trouve que l'arbitre a été très clément avec eux dans les ruck, je les ai souvent vu dans des situation clairement à la faute.
Vous êtes dur avec Dréan, les Toulonnais ont 2 bons ailiers mais ils ont eu trop peu de ballons.
Sur le match de dimanche, les Anglais ont râlé comme des Français sur la réalisation du match, disant que le réalisateur n'a pas montré tous les angles sur des chocs potentielement condamnable...
Ça m'a fait tout drôle de les voir tous gueuler et traiter la réalisation de flemmarde, voir de chauviniste...
A noter que sur les réseaux internationaux les commentateurs anglais (Goode et Dallaglio) sont unanimement critiqués pour leur chauvinisme et leur fixation sur l'arbitrage au dépend du jeu.