Toulouse favori, oui. Tranquille, non.
À l'orée de la demi-finale de TOP 14 entre le Stade Toulousain et le Racing 92, Paul Costes a posé les mots sans chercher à enjoliver via le Midol. Toulouse a terminé premier de la phase régulière et retrouvera les Franciliens vendredi 19 juin à Marseille. Sur le papier, les Rouge et Noir ont la pancarte de favori. Mais dans une demi, la pancarte ne plaque personne.
TOP 14. Toulouse est-il (vraiment) intouchable en demi-finale ?“Montrer un meilleur visage”
Dans un entretien réalisé avant la fin de la phase régulière, le centre toulousain a reconnu que le Stade n’avait pas toujours donné ce qu’il voulait donner. “L’objectif, c’était de se qualifier mais aussi de montrer un meilleur visage”, explique-t-il. Pas seulement pour les autres. Pour eux, d’abord. Pour retrouver une dynamique, de la confiance, et cette sensation précieuse que les choses reviennent dans l’ordre avant les matchs qui comptent vraiment.
Le vrai sujet : les hauts et les bas
Cette saison n'a pas du tout été lisse. Le centre d'évoquer un groupe parfois brillant, parfois beaucoup moins net. Pour ne pas dire brouillon. “On est capable de montrer un très bon visage, comme à Marseille, mais aussi de réaliser des matchs pas du tout aboutis.” Voilà le nœud du problème. Toulouse n’a pas perdu son rugby. Il a surtout cherché sa régularité. Et ça, en phase finale, ça peut coûter cher. Il n'y a pas de match retour pour redresser la barre. C'est "now or never".
Un piège nommé Racing 92
D'autant que le Racing arrive avec un profil parfait de trouble-fête. Cinquièmes de la saison régulière, les Franciliens viennent de gagner à Pau en barrage, 33-31. Ils ont déjà joué un match couperet. Ils ont déjà senti le souffle chaud d’une fin de match qui bascule. Toulouse, lui, arrive plus frais certes. Mais le Racing arrive déjà dans le rythme du combat.
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La phrase revient chez Costes comme une consigne de vestiaire : “mettre les choses dans l’ordre”. Pour Toulouse, cela veut dire occuper quand il faut occuper, taper plus fort quand le match l’exige, ne pas vouloir jouer avant d’avoir gagné le droit de jouer. Le Stade adore créer, déplacer, accélérer. Mais parfois, une demi-finale demande d’abord de faire simple. Et pour reprendre la formule consacrée : de mettre les bons ingrédients.
Marseille comme révélateur
Ce match va dire si les Rouge et Noir ont vraiment digéré leurs trous d’air. “Le haut niveau, c’est savoir passer à autre chose pour ne pas se laisser polluer.” C’est exactement le défi de vendredi. Ne pas rejouer les mauvais souvenirs. Ne pas s’agacer. Ne pas forcer. Juste avancer, séquence après séquence. Le Stade a justement dans ses rangs les hommes pour y parvenir. Même si l'incertitude demeure autour du maitre à jouer Ant... Thomas Ramos.
Toulouse connaît Marseille, le bruit, la chaleur, ces grands rendez-vous où tout semble familier jusqu’au premier grattage adverse. Le Racing n’a rien d’un faire-valoir. Et c’est bien pour ça que cette demi-finale sent le piège. Si le Stade remet son rugby dans le bon ordre, il sera très dur à arrêter. Sinon, les Ciel et Blanc auront de quoi faire durer le malaise.
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