RUGBY : le nombre de licenciés en France est en chute libre
L'exode des licenciés dans le rugby français est alarmant.
La situation est alarmante. Dans les colonnes du Midi Olympique, Bernard Laporte est revenu sur la situation.

Voilà une information qui ne devrait pas passer inaperçue, en pleine crise sportive traversée par le XV de France. Le nombre de licenciés est en chute libre ! Le Midi Olympique se fait l'écho des révélations de Christian Dullin - le secrétaire général de la FFR - en marge du congrès annuel de la Fédération, organisé à Bourges cette année. Les chiffres font état d'une situation alarmante : en 2016/2017, le rugby français a perdu 16 550 joueurs.

Dans les colonnes du journal, Bernard Laporte a commenté ce chiffre : 

Cela faisait cinq ou six ans que l'on nous mentait. On annonçait 450 000 licenciés. Or, il n'y a en fait que 290 000 pratiquants, joueurs et dirigeants confondus, sans les "pass rugby" que je ne compte pas. Dans les écoles de rugby, l'exode est alarmant. Nous avons perdu 16 000 gamins entre 2012 et 2017. Il faut réagir. C'est pour cela que la formation doit être la priorité des priorités. Je pousse pour que le recrutement des 200 cadres techniques de clubs soient mis en place dans les plus brefs délais. Il faut aller chercher des gosses et leur donner envie de faire notre sport. C'est aussi pour cela que le XV de France doit remporter des matchs, et très vite.

S'il est revenu sur le devenir du staff du XV de France, Bernard Laporte s'est également exprimé sur la question du nombre de licenciés sur le plateau de Stade 2. Pour lui, investir les écoles est une étape essentielle. Ce sera notamment le rôle des fameux "cadres techniques" qui devront également former les bénévoles des écoles de rugby.

VIDEO. Bernard Laporte lance un ultimatum au staff du XV de France

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Quand je vois tous les commentaires des parents ou juste anciens joueurs qui disent qu'ils ne veulent pas faire jouer leurs gosses dans les clubs FFR ou qu'ils regrettent qu'on ne puisse plus s'amuser, et que je vois en parallèle, faisant partie d'un club associatif destiné justement à jouer au rugby pour le fun uniquement en Île-de-France, les difficultés qu'on a à trouver un terrain (c'est bien simple, on n'en a pas), je me dis que le rugby est le cadet des soucis du Ministère des Sports (car tout n'est pas la faute des dirigeants FFR, même si je ne leur enlève pas leurs responsabilités dans ce naufrage au fil des années pour autant) et qu'on ne prend pas le truc par le bon bout.

Les infrastructures sont un élément beaucoup plus clé qu'on ne le pense. Constat simple : il y a des terrains de foot partout, beaucoup sont utilisés, plein de monde joue au foot pour le fun entre copains, l'équipe de France de foot est parmi les meilleures du monde. Il y a pas mal de playgrounds de basket (même si je trouve qu'il n'y en a pas assez), beaucoup sont utilisés, plein de monde joue au basket pour le fun entre copains, l'équipe de France de basket est parmi les meilleures du monde. Beaucoup de ces stars du foot et du basket on commencé sur les city stades.

Quid du rugby ? Rien de terrain à XV, à 7 ou même de 5 au toucher. Quasiment aucun terrain alloué en Île-de-France, où il y a pourtant le plus grand nombre de licenciés.

J'aime profondément le rugby dans sa tradition et son héritage, mais il est grand temps d'évoluer, de développer les régions qui doivent l'être. Le temps des clubs de villages rivaux uniquement est révolu, il faut intégrer les grandes villes à l'équation, créer des terrains et organiser des tournois ludiques partout, intégrer un cycle rugby à l'école, co-dirigé par le prof mais aussi un formateur spécialisé, qui explique ce qu'est le rugby à la française, l'évitement etc.

Sans ça ce sport restera une tradition de père/mère en fils/fille et ne se démocratisera pas.

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