Les saisons se suivent et se ressemblent du côté de Lyon. Si l'équipe rhodanienne est capable de fulgurances et possède quelques talents remarquables dans son effectif, elle manque bien souvent de consistance et d'un état d'esprit de prédateur.
Des lacunes qui se sont une nouvelle fois observées la saison passée, d'autant que les pensionnaires du Matmut Stadium ont dû composer avec l'absence de leur chef de meute Baptiste Couilloud durant l'essentiel de la saison (7 matchs disputés seulement !), entre une épaule fragile et des problèmes liés aux commotions. Et quand "Titou" n'est pas là, le LOU cherche toujours des leaders...
Une première ligne bétonnée
Dès lors, les gars de Ghezal peuvent-ils faire mieux qu'une 11ème place en 2026/2027 ? À en voir les armadas que se compose la concurrence, cela ne sonne pas comme une évidence.
D'autant que la troupe rhodanienne ne va pas non plus être perfusée de recrues cet été, en dépit d'un recrutement intéressant en première ligne, où 3 piliers arriveront pour compenser 2 départs. Parmi eux, la table-basse des Pumas Thomas Gallo, tonique, fort sur les fondamentaux et qui a faim de gagner. Il sera sans aucun doute le titulaire du poste à gauche. À ses côtés, le colosse d'origine tongienne Opeti Helu (1m90 pour 130kg) viendra apporter de l'impact à droite. Même s'il possède davantage un profil de finisseur.
Ailleurs et en dehors de jeunes recrues ou de retour de prêts, seule la signature d'Adrien Séguret semble détonner dans ce recrutement peu clinquant. Le centre de 28 ans est en revanche une belle prise, lui qui connaît bien le club pour être passé par son centre de formation et qui apportera un profil tranchant et régulateur à la ligne arrière lyonnaise.
"Construction, stabilisation, ambition"
C'est en revanche en les ressources internes du club, son travail et la prise de pouvoir de certains éléments de l'équipe première comme Gabin Lorre que le manager Karim Ghezal croit. Avec notamment une génération très prometteuse de laquelle émergent le numéro 8 Lilian Baret (18 ans) et le demi de mêlée Esteban Gonzalez (20 ans), qui représentent une vision du club sur le long terme.
+ 8 millions, partenaires privés : Le RC Vannes booste son budget pour "se mettre au niveau du Top 14"Malgré tout, dans ce Top 14 intrépide, les résultats n'ont souvent pas le temps d'attendre... Et il faudra donc au LOU trouver la bonne formule pour, dès cette prochaine saison, combler son manque de régularité et de leadership afin de redevenir ambitieux et de bouleverser la dynamique de stagnation du club.
Au pire, les gars du 69 pourront toujours filer la gonfle à Jiuta Wainiqolo et attendre de voir ce qu'il se passe...
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