France U20 réalise un doublé historique en battant l'Australie en finale
Les Bleuets ont soulevé le trophée de champion du monde pour la seconde fois.
Ce qu'il faut retenir de la finale de la Coupe du monde des moins de 20 ans entre la France et l'Australie. La France a conservé son titre.

Pas de round d'observation

Cette affiche inédite en finale de la Coupe du monde des moins de 20 ans a démarré sur les chapeaux de roue. Ce sont les Australiens qui ont tiré les premiers avant même la minute de jeu. Sur un ballon en apparence inoffensif, l'arrière Lucas a cassé le plaquage puis fixé et donné son ailier Nawaqanitawase. On a craint que les Bleuets ne connaissent un premier acte similaire à celui face à l'Argentine. Mais ils ont su se remettre la tête à l'endroit rapidement. Une bonne pression défensive a débouché sur un contre-ruck bonifié par Coly. Le demi de mêlée a servi son talonneur Lachaud qui, arrivé lancé, a tout emporté sur son passage. Grâce à un Carbonel toujours aussi précis face aux perches, les Bleuets ont pris le match en main (5-10).

Du réalisme de chaque côté

Avant ce match, l'Australie était la nation qui avait réalisé le plus de franchissements (15.8) et battu le plus de défenseurs (39.8) en moyenne. Les Bleuets savaient à quoi s'attendre. Les Junior Wallabies n'ont pas changé leur stratégie pour cette finale. Des ballons rapides et des joueurs lancés avec un jeu direct pour faire sauter le verrou défensif. Et ça a payé. Comme sur le premier essai, un plaquage manqué débouché sur la réalisation de Lonergan. Les Bleuets, eux, ont aussi fait preuve de réalisme. Alors qu'ils n'avaient vu les 22m australiens depuis de longues minutes, une pénaltouche de Carbonel a débouché sur l'essai de Burin après un ballon porté.

L'Australie a sa main

Les jeunes Wallabies ont attaqué le second acte comme le premier. A l'envie, ils ont ajouté un jeu au pied d'occupation qui leur a souri. Ils ont en effet investi le camp français pendant près de quinze minutes. Chose possible grâce aux nombreuses fautes tricolores dans les rucks. Une domination (90 % de possession et 75 % d'occupation à la 55e) récompensée par l'essai de Wilson. Alors qu'ils avaient l'occasion par trois fois de tenter la pénalité, ils ont préféré aller en touche. 

Carbonel porte les Bleuets

Tenante du titre, la France partait avec l'avantage d'avoir dans ses rangs pas moins de sept joueurs ayant été titrés l'an passé. Des joueurs qui, malgré leur jeune, âge devaient apporter leur expérience de cette compétition et pesé notamment sur cette finale. De manière globale, ils ont répondu présent avec un Carbonel précis face aux perches qui a porté les siens dans le second acte avec plusieurs pénalités ; un Joseph actif au grattage et qui a tenté de peser sur la défense avec ses prises de balles. On peut aussi ajouter Geraci, Vincent, Delbouis ou encore Lebel qui n'ont pas ménagé leurs efforts. Dans cette rencontre tendue et serrée, ils étaient important qu'ils apportent leur sang-froid pour faire la différence.

Doublé historique

Avant cette finale, seule la Nouvelle-Zélande et l'Angleterre avait réussi à faire un doublé dans cette compétition des moins de 20 ans. Désormais, la France est entrée dans l'histoire grâce à cette deuxième victoire. Tout n'aura pas été parfait dans cette finale comme durant toute la compétition avec des fautes de main qui ont découlé de l'envie tricolore de produire du jeu. Mais comme face aux Baby Boks, on a vu une énorme solidarité dans les rangs bleus qui n'ont pas été abattus par les deux essais encaissés dès les entames des périodes. À la faveur d'une belle défense en fin de match, ils ont coupé court aux offensives australiennes pour s'offrir un doublé historique.

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  • spir
    17561 points
  • il y a 4 ans

Je pense que, cette année surtout, nous étions bien moins bons que les sudafs, les aussies, et même les argentins (je sais pas les autres, pas vus jouer). Si on gagne, c'est donc sur d'autres qualités, en l'occurence humaines et "communautaires" ("l'humain est un mammifère communautaire" est ma phrase clé depuis pas mal de temps). Est ça, c'est pour moi un signe de grande qualité du staff avant tout : depuis la sélection (de joueurs qui ont ces qualités potentielles) à la critique (aider à comprendre les actes qui font du bien ou au contraire du mal au groupe).
Alors je me repète : Sébastien Piqueronies en EdF senior ! (avec Olivier Magne !)

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