Désintox - Teddy Thomas, maillon faible ou sauveur de la défense ?
Teddy Thomas a souvent rattrapé les coups.
Après le match face au Pays de Galles, Teddy Thomas a été vivement critiqué. Mais était-il en situation de bien défendre ? Voyons ce qu'il en ressort.

Les réseaux sociaux lui sont tombés dessus après la victoire du XV de France face au Pays de Galles. Teddy Thomas n'a pas été flamboyant, certes, mais rien n'est constructif dans cette approche. Dans la cellule même du plaquage en homme à homme, il n'est pas le meilleur défenseur, mais la tendance montre qu'il a tout de même rattrapé des attaques dangereuses face au Pays de Galles. Ici, nous avons décidé de voir si ses manquements défensifs sont causés par autre chose que sa simple qualité de défenseur. N'oublions pas que 50 % d'un plaquage réussi vient du placement avant même l'action de plaquer. Logique. 

Le système défensif du XV de France est-il parfait ? [ANALYSE]Le système défensif du XV de France est-il parfait ? [ANALYSE]

Premier test gallois

Plusieurs fois, on voit Teddy Thomas monter en inversée pour couper les extérieurs gallois. Il est souvent bien aidé par Virimi Vakatawa, compagnon de club. 13 et 14 montent un peu plus fort pour obliger le porteur de balle gallois à ne pas écarter, et le forcer à revenir vers cette troisième ligne gratteuse.

La ligne de défense française est bien en place sur l'une des premières attaques galloises au large. Teddy Thomas contrôle parfaitement avec Virimi Vakatawa, les épaules tournées vers la ligne de touche. On remarquera sur toutes les images que le couloir des 15 mètres est toujours laissé libre par les Français. 

Les Gallois avaient sûrement parfaitement analysé le système défensif français et notamment les lacunes de Teddy Thomas. Dès cette première attaque, ils tentent de pousser le ballon dans le couloir des 15, même à 60 mètres de la ligne française. 

Mais Teddy Thomas coupe la passe entre les deux joueurs gallois. Heureusement pour lui, le ballon ne passe pas, sinon une situation de 3 contre 1 avec Bouthier à l'arrière et Vakatawa en poursuite aurait pu aboutir à un essai. Le choix est audacieux, mais la solution n'était pas là. L'ailier défend avec sa touche, quoi qu'il arrive. Et tenter l'interception dès qu'une situation de sous-nombre défensif arrive est bien trop dangereux à ce niveau.

Finalement, les Gallois se sont fait peur et n'attaquerons plus de la même façon. Nous allons le voir.

La différence avec Gaël Fickou

Ici, suite à une chandelle des Gallois récupérée à la retombée, Gaël Fickou nous dégueule au visage un diamant poli de défense contrôlée. On peut comparer avec Teddy Thomas, dans les deux cas, l'ailier laisse encore le couloir des 15 mètres libre.

À la retombée de balle, Biggar se saisit du ballon et écarte très vite sur les extérieurs. Charles Ollivon et Gaël Fickou se retrouvent seuls face à 3 Gallois. Mais Fickou gère parfaitement la situation en acceptant de concéder du terrain pour défendre avec sa touche. 

Le centre gallois décide de garder le ballon en prenant l'intervalle entre Fickou et Ollivon. La situation est encore mal jouée, puisqu'un deux contre un aurait pu être négocié. Mais à l'image du match, ces Gallois n'ont jamais profité des déséquilibres dans la défense française. 

Jouer avec le feu

Plusieurs fois, les lignes arrière françaises ont joué avec le feu devant les attaques galloises. 

On voit encore le rôle de Dupont, qui est de mettre la pression au premier lanceur d'attaque. Ici, le ballon rebondit et la transmission n'est pas bonne. Cette pression est importante dans le reste de l'attaque galloise, puisque derrière, on le verra, les Gallois ne peuvent pas mener à bien cette attaque.

C'est encore une fois un passage à vide qui bloque cette rush défense en arrêtant deux défenseurs français et en attirant Virimi Vakatawa dans la zone de jeu. Le déséquilibre est fait.

Les Gallois ont la possibilité de faire un deuxième passage à vide, mais Virimi Vakatawa coupe la passe alors que Biggar a encore le temps de la faire à son centre dans le dos. Il semblait avoir déjà fait son choix sur Tipuric qui avait pourtant attiré Teddy Thomas.

Au final, les Gallois se font croquer, mais il restait encore 25 mètres jusqu'à la touche. L'action de Virimi Vakatawa a été décisive.

Thomas gère parfaitement un sous-nombre

Ici, c'est encore une action où Teddy Thomas gère un sous-nombre. Les Gallois ne le jouent pas parfaitement.

Les Gallois sont 8 joueurs contre seulement 3 Français, dont Bernard Le Roux. Le choix de Biggar n'est pas le meilleur en sautant, mais la cellule de deux avants (2 et 3) aurait pu ralentir l'action. Il décide d'envoyer au large. Teddy Thomas reste en retrait et attend le retour intérieur de ses coéquipiers.

Une nouvelle passe galloise sans mettre de l'avancée permet à Virimi Vakatawa de revenir et de réduire le surnombre de l'attaque. Ils ne sont plus que 5 contre 3 avec Bouthier en fond de terrain. 

Comme Fickou tout à l'heure, Teddy Thomas accepte de perdre du terrain. Mais depuis le début du match, la troisième ligne aile galloise vient ralentir les actions au large en prenant le ballon à la place des trois-quarts, heureusement.

Le surnombre offensif a été effacé, mais Faletau ne lâche pas sa balle alors qu'il pouvait lancer un deux contre un avec Halfpenny et Addams.

Une autre action avec un mauvais choix gallois :

Les zones sensibles

Le couloir des 15

Les Français ont décidé de laisser le couloir des 15 mètres libre depuis le début de ce Tournoi des 6 Nations. Pour l'instant, la défense tient bon, mais face à des équipes où la relation 10-ailier est forte, ce couloir peut être préjudiciable. Lors du dernier match, même si Gaël Fickou rattrape bien George North suite à une transversale du Biggar, la défense était mise à mal. De l'autre côté, Adams a également failli se saisir du ballon au nez et à la barbe de Teddy Thomas. 

La raison vient sûrement des forces laissées dans les rucks précédents. La troisième ligne aile met souvent les mains sur les rucks défensifs et ils ne sont plus libres pour permettre aux trois-quarts de pousser vers la touche. 

Bouthier, Alldritt, Ntamack

L'arrière Anthony Bouthier est le seul du triangle de derrière en troisième rideau, avec ses deux ailiers et le 9 dans la ligne. Le choix est logique quand on voit le système de relance des Bleus. Peu de ballons sont joués dans le camp français, et avoir Alldritt, Bouthier et Ntamack en fond de terrain limite clairement la stratégie de relance. Tout le match, Alldritt s'est jeté sur le mur gallois afin de pouvoir retravailler autour du ruck formé. Face à une équipe forte sur les rucks, il faudra sûrement changer de stratégie.

Les zones fortes

Dupont dans le premier rideau

Sur le gros premier rideau, Antoine Dupont est premier défenseur, souvent même à l'intérieur des troisièmes lignes ailes. Il a pour but de monter fort sur le premier joueur recevant le ballon, que ce soit un gros ou le 10. Mais pourquoi ? Tout simplement pour casser d'entrée l'attaque. Le deuxième but est de déséquilibrer l'attaque lancée. Si dès la première passe une pression est mise, le porteur de balle n'ajustera pas parfaitement sa passe, et il préférera souvent garder le ballon. S'il la donne, la qualité de passe permettra à la défense de monter. Habile.

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c'est jobard cette analyse , je suis un ancien joueur , et ça se voie comme le nez au milieu de la figure! il a peur , il est sur l homme ,et le regarde passer , le touche du bout des doigts ...arrêtez vos analyse foireuses , il a peur , c est tout , comme Garbajosa s'était chier de peur devant Lomu ! vous vous rappelez ? il est jeune , qu 'il aille faire un séjour avec la légion étrangere ou qui que se soit , mais là , il a pas le niveau , qu 'il prenne exemple sur Arthur Vincent ? quel guerrier ! quel plaqueur !

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