Qui, à l’automne dernier, aurait prédit une telle fin de saison du Racing 92 ? Pas grand-monde. Mais la méthode Collazo et ses panzers du Pacifique a fini par trouver la bonne formule et le club basé à Nanterre s’est hissé jusqu’en demi-finale du Top 14, au stade Vélodrome de Marseille.
Il a certes encaissé 71 points et une défaite parmi les plus lourdes de l’histoire des phases finales du championnat, mais a globalement laissé imaginer qu’on le reverrait bientôt à ce niveau de la compétition. Il lui faudra pour cela de la stabilité et justement, peu de flux d’entrée et sortie furent à signaler cet été dans les Hauts-de-Seine.
Du JIFF à tous les étages
Le board francilien a ainsi fait venir essentiellement des JIFFs afin de combler quelques manques à ce sujet qui ont failli lui coûter cher en fin de saison dernière. L’exception se nomme Seru Eru, un remarquable deuxième ligne australien de 29 ans, aux faux airs de Leone Nakarawa grâce à sa rudesse et surtout sa mobilité et son habilité technique.
Le meilleur plaqueur du Mondial 2023 et international portugais Nicolas Martins (1m96 pour 110kg) arrive lui aussi pour donner toujours plus de hauteur et de percussion à ce pack déjà effrayant et doté de phénomène physiques à tous les étages.
Derrière, l’ancien de la maison Maxime Machenaud revient au bercail pour encadrer la jeunesse francilienne et s’offrir un ultime défi, à bientôt 38 ans (il les fêtera en décembre).
Alors que le gros coup du mercato pourrait se nommer Paul Costes, le Toulousain champion du monde U20 débarquant pour relancer une carrière annoncée ô combien prometteuse.
Il pourrait ainsi composer une paire de centres très complémentaire avec le bulldozer Josua Tuisova et offrir à ce Racing les petites choses qui lui manquent encore pour prétendre à changer de statut. Mais la bataille sera rude, face à des prétendants tous aussi bien armés ou presque…
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