Le RCT traverse une période difficile. À l'aube de recevoir un 8ème de finale de Champions Cup face aux Stormers, le club varois va d'abord devoir aller batailler à Perpignan pour rattraper les points perdus ces dernières semaines lors de 2 défaites à Mayol.
Et ce sans Charles Ollivon ou Baptiste Serin, au repos. Mais en pouvant s'appuyer sur le retour dans le XV de départ de J-B Gros et Melvyn Jaminet, les deux seuls joueurs formés au club qui seront titulaires ce samedi. Si bien qu'on s'est demandé ce que pourrait espérer Toulon s'il n'évoluait qu'avec des joueurs issus de son école de rugby ou de son centre de formation.
Gros en cador
Car si les jeunes varois eurent globalement du mal à s'exprimer durant l'époque du "Grand Toulon", de nombreux talents de la région ou repérés jeunes par le RCT ont ensuite pointé le bout de leur nez chez les pros, en rouge et noir ou ailleurs.
En première ligne, ces 10 dernières années ont vu éclore un joueur premium du XV de France en la personne de J-B Gros (recruté en 2ème année Crabos), alors que le gamin du golfe de Saint-Tropez Pierre Damond se révèle au talon cette saison. À droite, on vote évidemment pour Setiano, seul à son poste à réaliser une vraie carrière professionnelle.
Dans la cage, la Rade n'a vu sortir de chez elle que peu de profils calibrés pour les élites françaises. Malgré tout, Swan Rebbadj est toujours là, tandis que son cadet Flo Vanverberghe est devenu un client en numéro 5 du côté de Castres. Lui qui évoluait davantage en 8, durant ses années varoises.
En 3ème ligne, les supporters toulonnais assistent aujourd'hui à l'émergence de Quere-Karaba ou de Jules Coulon. Mais avant eux, Julien Ory et Mateo Le Corvec ont évolué avec la première du RCT, avant de s'exporter ailleurs en Top 14. Capitaine des Espoirs champions de France 2019, le Belge William Van Bost a lui pris la route de Béziers pour éclore, et cumule actuellement près de 100 matchs de ProD2.
Une ligne arrière expérimentée
Derrière, davantage de joueurs ayant terminé leur formation dans le 83 ont éclaté en pro, même si le poste de demi de mêlée n'en compte plus aucun affilié aux listes de la LNR, aujourd'hui. Alors qu'en 10, Louis Carbonel apporterait assurément beaucoup à son club formateur aujourd'hui, on compte également de beaux noms issus du club dans la ligne de 3/4.
Carbonel, Gulizzi, Papalia... Champions de France en 2016 et 2017, que sont devenus les Crabos du RCT ?En suivant ce principe, le RCT pourrait aligner une paire de centres encore active à plus de 500 matchs pros, entre Jérémy Sinzelle et Gaël Fickou. De l'expérience qu'il pourrait combiner au punch de Dridi et à la physicalité (1m98 pour 103kg) du septiste Antoine Zeghdar sur les ailes. Sans oublier que Rayan Rebbadj, Mathieu Smaili et Oliver Cowie sont également issus de la formation toulonnaise.
Enfin, à l'arrière, Marius Domon est devenu un vrai joueur de Top 14 ces dernières saisons, mais on privilégiera l'enfant du club Melvyn Jaminet (20 sélections) pour la longueur et la précision de son jeu au pied. Lui qui a d'ailleurs la particularité d'être le seul joueur de cette liste à ne jamais avoir joué ni pour les Crabos, ni pour les Espoirs du club au muguet.
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