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6,4 essais par match pour l'UBB : le Leinster peut-il tenir 80 minutes ?

Le Leinster fait 949 courses balle en mains en 7 matchs. L'UBB répond avec 537 mètres par rencontre. Tout ce que les stats annoncent pour Bilbao.

Thibault Perrin 20/05/2026 à 11h56
Champions Cup finale : les stats qui donnent un avantage à l'UBB. Credit : EPCR ©INPHO/Gary Carr
Champions Cup finale : les stats qui donnent un avantage à l'UBB. Credit : EPCR ©INPHO/Gary Carr

Ce samedi 23 mai à 15h45, le Stade San Mamés de Bilbao accueille la finale de la Champions Cup entre le Leinster et l'Union Bordeaux Bègles. Une confrontation historique : les deux équipes ne s'étaient plus croisées en Coupe d'Europe depuis 1998. A l'orée du choc, les chiffres dressent un portrait statistique très précis des deux formations qui en dit beaucoup sur ce qui attend les deux équipes, et les supporters, à Bilbao.

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Deux philosophies de jeu, deux visions du rugby

Commençons par l'attaque. L'UBB affiche 43,6 points inscrits en moyenne par match, contre 33,7 pour le Leinster. Ce n'est pas un détail : c'est l'équipe la plus prolifique de toute la compétition face à l'une des plus solides défensivement. Bordeaux a battu 34,3 défenseurs par rencontre, là où les Irlandais en effacent 24,4. Même chose sur les franchissements : 16,9 pour l'UBB contre 11,6 pour le Leinster. La machine bordelaise avance et casse des lignes avec une régularité que peu d'équipes européennes ont approchée cette saison.

Jalibert est au cœur de tout. Ses 34 défenseurs battus sur l'ensemble de la compétition en font le meneur absolu dans ce secteur. Ses 528 mètres parcourus et ses 7 passes décisives font de lui un métronome offensif qui va obliger le Leinster à penser différemment sa couverture défensive. Le problème pour les Irlandais : ils devront surveiller Bielle-Biarrey (8 essais, meilleur marqueur du tournoi) et Rayasi (7 essais, 3e) en même temps. Deux ailiers qui réclament une attention défensive permanente.

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Des Irlandais prêt au combat

Mais le Leinster n'est pas là par accident. Sa force est ailleurs, et les stats en témoignent. 140 plaquages en moyenne par match, contre 92,4 pour l'UBB. Ça veut dire une chose : la province accepte de défendre beaucoup, longtemps et collectivement. Sur les turnovers, l'UBB gagne 8,1 ballons par match, le Leinster seulement 5. C'est un écart à prendre en compte. A ce petit jeu, c'est Jefferson Poirot qui a été le meilleur Girondin avec 8 turnovers à lui seul. Cette agressivité au sol est l'une des armes les plus dangereuses de l'UBB si elle parvient à perturber les sorties de balle irlandaises.

Un autre chiffre mérite l'attention : 98% de mêlées gagnées pour Bordeaux, contre 89,7% pour le Leinster. Sur 80 minutes de finale, si Karl Dickson tient le jeu serré, cette statistique peut devenir une plateforme d'attaque récurrente pour les Girondins. La mêlée bordelaise est une arme. Ben Tameifuna et ses compères ont imposé leur loi en ligne cette saison.

Enfin les passes après contact : 15 pour l'UBB en moyenne, contre 6,9 pour le Leinster. Ce chiffre traduit quelque chose de profond dans l'identité bordelaise : on ne tombe pas avec le ballon, on offloade, on continue à jouer même sous pression. Jalibert en est l'incarnation avec 17 passes après contact sur la saison.

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A quoi s'attendre samedi ?

Pour le Leinster, l'enjeu est clair : ralentir la machine offensive bordelaise avant qu'elle ne prenne sa vitesse de croisière. Caelan Doris, auteur de 21 courses dominantes, devra mener la charge. Josh van der Flier, 6 turnovers cette saison, sera une menace constante au sol pour perturber les offloads bordelais.

Pour l'UBB, la question est de savoir si elle peut absorber les longues phases de possession irlandaises sans se désorganiser. Le Leinster a réalisé 949 courses balle en mains sur l'ensemble de la compétition. Il fatigue les défenses. Il cherche la faille dès la première minute et ne lâche pas jusqu'à la sirène. Bordeaux devra tenir debout dans ces moments-là, et capitaliser sur ses opportunités de contre-attaque.

38,5 km/h : Louis Bielle-Biarrey va-t-il trouver plus rapide que lui avec cette fusée du Leinster ?

La finale se jouera probablement sur des détails : un turnover de Poirot sur une mêlée irlandaise bancale, un offload de Rayasi dans le bon timing, un plaquage manqué de trop dans le couloir de Bielle-Biarrey. Sans oublier un coaching qui a si souvent permis à Bordeaux de faire la différence dans le second acte.

On se souvient aussi que Toulouse avait réussi à capitaliser sur l'indiscipline irlandaise pour marquer de précieux points au pied. Les stats dessinent la carte. Le terrain, lui, écrira l'histoire. Ce dimanche, Bilbao ne ressemblera à aucune autre finale.

NMa
NMa

Je me méfie des Irlandais. Ils ont l'habitude de ce genre de match, et on sait que leur compétition, c'est celle là, le URC c'est leur préparation pour cette finale.


Mais si il fait chaud, il se peut qu'ils finissent capot ouvert avec la différence de température, car ici il va faire chaud dès demain (Jeudi).


pascalbulroland
pascalbulroland

Il va faire beau et chaud partout en France et en Espagne, l'apéro sera terrible après la victoire Bordelaise !
Je les vois gagner avec 10 points d'écart minimum...
Vivement samedi ! Allez l'UBB !