6 Nations 2016 - XV de France. Guy Novès : « il faudrait être stupide pour tout changer après trois matchs »
Guy Novès revient sur la composition du XV de France pour l'Angleterre.
Guy Novès revient sur la composition du XV de France pour le dernier match face à l'Angleterre ce samedi au Stade de France dans le 6 Nations 2016.
Ce samedi, le XV de France reçoit l'Angleterre en clôture du 6 Nations 2016 pour un Crunch qui s'annonce explosif. Pour tenter d'empêcher le XV de la Rose de remporter le Tournoi et de réaliser le Grand Chelem, Guy Novès n'a effectué que deux changements par rapport à l'équipe qui s'est inclinée en Écosse. Il considère à ce titre que ce n'est pas une seconde chance donnée aux vaincus de Murrayfield. En ce qui concerne les titularisations de Bernard Le Roux et Loann Goujon en troisième ligne, il l'explique par le choix d'amener de la puissance dans son paquet d'avants tout en respectant le turnover opéré jusqu'à présent : "on termine notre revue d'effectif mais on a aussi voulu amener une sorte de fraîcheur physique et mentale à ce poste de décathlonien car nous avons joué dimanche. Sans parler des qualités intrinsèques du joueur anglais (en référence à Billy Vunipola)."

Aucun joueur n'est installé

Hormis deux joueurs, Rémi Lamerat (attendu pour la tournée en Argentine si le CO ne joue pas les phases finales) et Kévin Gourdon, le staff des Bleus a vu l'ensemble des joueurs avec une volonté de permettre à tous d'avoir deux ou trois matchs à jouer. "On a changé deux joueurs pour ce dernier match. Je ne vais pas dire qu'on est dans la continuité, mais les circonstances ont fait qu'on a choisi cette équipe-là. Ce n'est pas le fait d'avoir été battu par les Écossais qui allait nous faire changer notre fusil d'épaule." Alors que Machenaud et Trinh-Duc ont été reconduits à la charnière, le Toulousain le répète, il n'installe personne. "Comme toutes les autres nations, on ne pourra pas avancer avec une seule charnière. Il était nécessaire de donner envie à nos deux charnières actuelles de travailler, de s'entraider pour qu'il n'y ait pas que deux mecs concernés mais quatre pour le moment. Et je suis sûr qu'il faudra en concerner d'autres à l'avenir." Notez que Maxime Machenaud devrait prendre la responsabilité du tir au but de près, Spedding restant l'artilleur de loin.

Relever le défi anglais

Aux joueurs en place actuellement de prouver leur valeur pour s'installer durablement au sein du groupe. Et c'est un sacré défi qui les attend face à une équipe anglaise en pleine confiance. Mais Guy Novès croit en son équipe même s'il est tout à fait conscient "que l'Angleterre est un poil devant à l'heure actuelle." Il reste convaincu que le joueur français est capable de relever des défis. "Les battre, on verra, mais relever le défi de l'engagement, j'en suis certain. On le sait, ils sont très puissants devant et possèdent des joueurs rapides chez les 3/4. Évidemment, chaque espace est exploité, notamment sur les ballons perdus. S'ils cherchent à nous fatiguer sur le tempo, ils n'y arriveront pas."

Un XV de France fidèle à son plan de jeu

Si les Bleus ont perdu leurs deux derniers matchs dans le 6 Nations, le staff n'a pas l'intention de chambouler son système pour aller chercher la victoire. "Nous resterons fidèles au rugby qui, selon nous, doit permettre à l'équipe de France d'être la plus compétitive possible dans l'avenir. On voit des bribes de séquences de jeu qui sont efficaces et correspondent à ce qu'on veut mettre en place. Le second essai, fruit de l'alternance entre avants et 3/4, nous a rassuré quant à notre travail. Mais on ne sera jamais dans l'excellence dans un premier temps."

Novès appelle à la patience

Bien sûr, il espère ne pas revoir les fautes bêtes qui ont entaché la rencontre à Murrayfield. "On voit que l'équipe progresse d'une certaine manière même s'il y a eu des choses inadmissibles en Écosse en termes de comportement et de fautes simples qui peuvent être évitées. Sur le terrain on travaille le jeu, mais à côté, il faut aussi se regarder dans la glace et voir sur quoi on peut agir immédiatement compte tenu du laps de temps que nous avons." Selon lui, à partir du moment où le système de jeu sera un peu plus compris, il y aura un peu plus de maîtrise. Il faut savoir faire preuve de patience, et ce, même si ce sont des joueurs professionnels. "Il faudrait être stupide pour tout changer après trois matchs. On ne devient pas un grand écrivain du jour au lendemain. On peut avoir 50 ans et être jeune dans une entreprise dans laquelle on débarque. Tout le monde ne le saisit pas comme ça, c'est marrant."

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