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36 points de suture, MMA et Vincent Van Gogh : la folle anecdote de ce pilier de 130kg

S’il n’est pas le plus talentueux des joueurs professionnels, Jimmy Roots est en tous cas unique en son genre. Et ce beau bébé confie une anecdote complètement dingue a RugbyPass.

Theo Fondacci 04/05/2026 à 15h10
Jimmy Roots vaut le détour. Screenshot : Exeter Chiefs
Jimmy Roots vaut le détour. Screenshot : Exeter Chiefs

Si vous êtes un suiveur assidu du championnat d’Angleterre ou que n’avait loupé aucun match de Champions Cup des clubs français ces dernières saisons, son nom vous dit peut-être quelque chose. Une chose est sûre, Jimmy Roots est un pilier néo-zélandais barbu, tatoué et délirant, disposant d’une belle carcasse (1m87 pour 129kg), qui est venu en Angleterre il y a quelques années pour suivre les pas son grand frère et modèle : Ethan Roots.

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S'il n’est pas le plus talentueux des joueurs professionnels et ne connaîtra certainement jamais les honneurs internationaux comme son frangin, il est en revanche un personnage excentrique et authentique, très chambreur et parfois enfantin, mais travailleur et apprécié de ses coéquipiers. Un peu dans le style de Joe Marler.

Une grande gueule qui a aussi beaucoup pratiqué les arts martiaux étant plus jeune, de la boxe ou JJB en passant par le Muay Tai, et qui n’a pas peur du contact, au contraire. Garçon de caractère, Roots est du genre à s’envoyer à fond. Peut-être un peu trop, d’ailleurs, comme en témoigne son anecdote racontée à Rugby Pass.

36 points de suture à l’oreille

Un jour en Angleterre, sur un plaquage un peu trop appuyé, son oreille gauche est à 2 doigts de se détacher, littéralement. Devant les yeux médusés de ces coéquipiers. "Je suis allé aux urgences et je crois que j'ai eu une trentaine de points de suture. Ils ont dû rattacher mon cartilage à l'intérieur, le suturer, puis le recoudre par-dessus. Il était en chou-fleur, donc il y avait une pression énorme."

Le pilier de 26 ans de confier les chambrages croustillants de ses coéquipiers : « Les gars m'appelaient Vincent - comme Van Gogh et son oreille folle - pendant les deux premières semaines. Ils me disaient : "Tu devrais te mettre à la peinture, mec – tu vaudras des millions une fois mort." »

Le roi de l’auto-dérision

On ne sait pas si l’ancien joueur de North Harbour et des Ealing Traifinders est amateur de peinture, mais pour entendre causer du personnage depuis plusieurs saisons, nous sommes à peu près certains qu’il adore en tous cas l’humour et l’auto-dérision.

Ce garçon rieur, téméraire, grande gueule mais authentique, que le rugby aide à se sentir « mieux dans sa peau », plaisante auprès de RugbyPass :

« Je me suis de nouveau déchiré l’oreille le week-end dernier, ce qui a ajouté huit points de suture à la liste. J'avais un casque, de la vaseline et j'ai réussi tant bien que mal à reprendre ma place » contextualise le guerrier maori. « J'espère que Gilbert (la marque d’équipementier) va enfin nous sponsoriser pour les casques. J'aurais dû être plus attentif à l'école, mec. J'ai appris à jouer d'une seule façon : à fond. »

Typiquement le genre de profil que l’on retrouve généralement dans le rugby amateur. Mais Roots, lui, a finalement réussi à obtenir une place dans le groupe d’Exeter, tout en restant lui même. Et c’est peut-être ça le plus fou dans cette histoire.

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