Trois éléments TOP 14 figurent dans la dernière liste élargie des Springboks : Jean-Luc du Preez et Carlü Sadie (UBB), ainsi qu’Herschel Jantjies (Bayonne). Ils ont été appelés à participer à un camp virtuel organisé par le staff de Rassie Erasmus, dans le cadre de la préparation de la saison internationale 2026.
Ce groupe de 21 joueurs, basés hors d’Afrique du Sud, vient compléter un premier stage en présentiel tenu au Cap avec 49 éléments. On note aussi la présence de JJ van der Mescht, passé par Paris.
Erasmus l’a rappelé sans détour : l’objectif est d’aligner tout le monde sur les mêmes standards de jeu avant les échéances de juin. Car le calendrier s’annonce chargé, avec les Barbarians en ouverture, puis une série de tests face aux meilleures nations mondiales.
412 minutes et une nouvelle blessure : la saison galère de ce crack du Stade ToulousainLe camp virtuel, un vrai outil de performance
On pourrait croire à un simple point visio. En réalité, ces camps virtuels sont devenus essentiels dans le rugby moderne. Avec des joueurs éparpillés entre l’Europe et le Japon, le staff sud-africain n’a pas d’autre choix que d’anticiper. Ces sessions permettent de revoir les systèmes, d’affiner les annonces et surtout d’installer une cohérence collective.
C’est aussi un moyen de gagner du temps. Quand les joueurs arrivent en stage physique, tout est déjà en place ou presque. Et à ce niveau, quelques jours d’avance dans la préparation, ça pèse lourd.
Avants :
- Pieter-Steph du Toit — Toyota Verblitz (Japan Rugby League One – D1)
- Lood de Jager — Saitama Wild Knights (Japan Rugby League One – D1)
- Jean-Luc du Preez — Union Bordeaux-Bègles (Top 14)
- Thomas du Toit — Bath Rugby (Premiership)
- Jean Kleyn — Munster (United Rugby Championship)
- Malcolm Marx — Kubota Spears (Japan Rugby League One – D1)
- Franco Mostert — Honda Heat (Japan Rugby League One – D1)
- Carlü Sadie — Union Bordeaux-Bègles (Top 14)
- Kwagga Smith — Shizuoka BlueRevs (Japan Rugby League One – D1)
- RG Snyman — Leinster (United Rugby Championship)
- Boan Venter — Edinburgh Rugby (United Rugby Championship)
- JJ van der Mescht — Northampton Saints (Premiership)
- Marnus van der Merwe — Scarlets (United Rugby Championship)
- Jasper Wiese — Urayasu D-Rocks (Japan Rugby League One – D1)
Pourquoi ce choix n’est pas anodin
Pour les anciens Baby Boks Carlü Sadie et JJ van der Mescht, c'est une bonne nouvelle. Cela montre que leurs efforts paient. La route vers le Mondial est encore longue. Mais ils peuvent croire en leurs chances. Surtout s'ils ont la possibilité de se montrer cette année.
Sadie s’inscrit dans cette génération de piliers capables de tenir la mêlée tout en restant actifs ballon en main. Ce n’est plus un bonus aujourd’hui, c’est une obligation. Du Preez coche toutes les cases du troisième ligne moderne. Il avance, il plaque, il gratte. Surtout, il enchaîne. À Bordeaux, il est déjà au cœur du dispositif alors qu'il vient d'arriver. Quant à Jantjies, il reste une option crédible dans la rotation sud-africaine.
Pour les clubs en revanche, c'est une moins bonne nouvelle. En effet, ce premier appel virtuel pourrait bien se transformer en vraie sélection. Et compte-tenu du programme des Boks cette année, ça veut potentiellement dire que les joueurs seront absents une grande partie de l'année. Ils pourraient manquer le début du prochain exercice. Et ne reprendre en club qu'au début de l'année 2027. Pour l'UBB, qui joue sur les deux tableaux, perdre deux éléments de ce calibre, en plus des Tricolores, c'est potentiellement un coup dur.
Arrières
- Damian de Allende — Saitama Wild Knights (Japan Rugby League One – D1)
- Lukhanyo Am — Mitsubishi Sagamihara Dynaboars (Japan Rugby League One – D1)
- Faf de Klerk — Yokohama Canon Eagles (Japan Rugby League One – D1)
- Herschel Jantjies — Aviron Bayonnais (Top 14)
- Jesse Kriel — Yokohama Canon Eagles (Japan Rugby League One – D1)
- Cheslin Kolbe — Tokyo Sungoliath (Japan Rugby League One – D1)
- Manie Libbok — Hanazono Kintetsu Liners (Japan Rugby League One – D2)
Des places à prendre… et à défendre
Ce type de rassemblement n’offre aucune garantie. Il ouvre des portes, mais ne les laisse pas forcément ouvertes longtemps. La concurrence chez les Springboks est féroce, à tous les postes. Chaque séance, chaque performance en club peut faire basculer une hiérarchie. Pour ces trois joueurs, l’objectif est clair : transformer l’essai et s’inviter dans le groupe pour les tests de l’été.
Un nouveau camp est prévu en mai, avant un rassemblement complet en juin. Le match contre les Barbarians servira de premier test grandeur nature, avant d’enchaîner avec un calendrier particulièrement relevé. Les Boks ont ensuite rendez-vous avec l'Angleterre à Johannesburg (4 juillet), l'Écosse à Pretoria (11 juillet) et le Pays de Galles à Durban (18 juillet) dans le cadre Championnat des Nations.
"Ils rencontreront ensuite l'Argentine à Buenos Aires (8 août), puis les All Blacks lors de quatre tests dans le cadre de la série "Rugby's Greatest Rivalry" en août et septembre", explique la fédé sud-africaine. Avant un test-match à l’extérieur contre les Wallabies en Australie (27 septembre). Et ce n'est pas terminé. Les attendent ensuite l’Italie (7 novembre), la France (13 novembre) et l’Irlande (21 novembre). Et pour cloturer le tout, la phase finale de cette nouvelle compétition à Londres (du 27 au 29 novembre).
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