Vendredi soir, à Kingsholm, Bordeaux-Bègles a inscrit cinq essais sans parvenir à gagner. Accrochée par Gloucester (36-36) en ouverture de la Champions Cup, l'UBB a vu sa série de seize victoires européennes s'arrêter. Pourtant, Tom Willis a livré un sacré chantier. Le numéro 8 anglais a porté 18 ballons et battu 9 défenseurs, selon les chiffres communiqués par l'EPCR.
Cinq essais mais aucun bonus : pourquoi le 36-36 de l'UBB à Gloucester complique sa course aux huitièmes à domicileCe chiffre le place en tête, à égalité avec le Palois Théo Attissogbe. Un défenseur effacé tous les deux ballons en moyenne, pour un troisième ligne qui attaque souvent le trafic : voilà qui situe la performance. Et l'ancien joueur des Saracens n'a pas seulement rempli la colonne des statistiques.
Willis avance, Falatea finit le travail
À la 19e minute, sa percussion sur une sortie de maul a préparé l'essai de Sipili Falatea. L'UBB souligne son rôle sur le premier essai de Louis Bielle-Biarrey après la pause. Ces séquences illustrent le rôle de Willis sur le pré : mobiliser plusieurs plaqueurs pour désorganiser le rideau défensif, puis permettre aux partenaires de profiter des espaces. Une besogne moins spectaculaire qu'une course, mais précieuse pour lancer les trois-quarts.
Cinq essais avec 40 % de possession
Bordeaux n'a donc pas systématiquement gâché ses avancées. Selon Planet Rugby, ses cinq essais sont venus de seulement sept entrées dans les 22 mètres adverses. L'efficacité offensive était là. Le problème concernait plutôt la maîtrise : Gloucester a monopolisé 60 % de la possession, tandis que la mêlée girondine souffrait. Les Bordelais ont su frapper, sans réussir à garder la main sur la rencontre.
Mais les sorties de camp ont coûté cher. Après avoir repris l'avantage à 29-24, l'UBB a encaissé deux essais de Will Trenholm en quatre minutes. Interrogé par Planet Rugby, Willis a reconnu des erreurs dans la gestion de ces sorties. Ses charges ont créé des solutions offensives ; elles n'ont pas suffi à empêcher Gloucester de revenir exercer sa pression. Même un numéro 8 puissant ne peut réparer chaque ballon rendu à l'adversaire.
Deux points et des questions pour décembre
Pour les doubles champions d'Europe en titre, le calcul est frustrant. Avec cinq essais marqués et cinq encaissés, aucun bonus offensif : la nouvelle règle exige trois réalisations de plus que l'adversaire. Bordeaux repart avec deux points, sans victoire, malgré le doublé de Bielle-Biarrey et la prestation de Willis. Avant de recevoir les Stormers le 13 décembre, il faudra résoudre ces difficultés à sortir de son camp.
Devant les 12 102 spectateurs de Kingsholm, Willis a rappelé ce qu'un huit capable d'avancer dans le trafic peut apporter. À l'UBB de convertir cette puissance en victoires collectives.
En même temps, Bru a fait ce qu'il a pu avec les joueurs qui tenaient sur leurs jambes, si on avait eut l'équipe complète, je pense que Gloucester, n'aurait pas longtemps glousser.
Comme le ST qui a fait ce qu'il pouvait, avec les joueurs dont Mola disposait.