Pierre Rabadan, ambassadeur du rugby au Burundi
Pierre Rabadan et Salim Tebani au Burundi. / Crédit Photo : Sport Sans Frontières

Le Rugbynistère a besoin de votre soutien !

-70% de revenus pour le Rugbynistère avec l'arrivée du Covid-19. Aidez-nous à faire face à la crise !
En mai dernier, le 3e ligne du Stade Français Pierre Rabadan et Salim Tebani se sont rendus au Burundi sur l'invitation de l'association Sport Sans Frontières.
En mai dernier, le troisième ligne du Stade Français Pierre Rabadan et l'ancien talonneur d'Oyonnax Salim Tebani se sont rendus au Burundi sur l'invitation de l'association Sport Sans Frontières. Cinq jours passés dans ce pays pauvre de l'Afrique de l'Est touché par la guerre civile il y a quelques années et plus récemment par de fortes pluies, pour participer à la formation des animateurs locaux à la pratique du rugby. Sport que l'ONG veut utiliser pour venir en aide aux réfugiés climatiques, et plus particulièrement aux enfants, de manière éducative et ludique via son concept, la « Playdagogie ». Une expérience enrichissante pour le Parisien, qui s'était déjà investi avec SSF au Kosovo, très loin des "problèmes" du sport professionnel.

Je n'avais pas pu partir en Haïti en 2011, car j'avais été retenu avec les Barbarians. Le premier objectif était de mettre en avant cette association pour qu'elle puisse plus facilement organiser des choses sur place en accord avec les autorités locales. Le deuxième était bien évidemment de former les animateurs qui sont auprès des enfants toute l'année. Nous leur montrions des exercices tournés autour du rugby avant de les mettre en pratique dans différents endroits. Au Kosovo, nous nous étions rendus dans plusieurs villages alors qu'au Burundi, nous avons été dans des camps de réfugiés climatiques. Le type d'endroit que l'on ne trouve qu'en Afrique. »

Pierre Rabadan, ambassadeur du rugby au Burundi Crédit photo : Sport Sans Frontrières

Pierre Rabadan et Salim Tebani se sont donc rendus sur les rives du lac Tanganyika, près de Bujumbura, la capitale du pays. Dans ces camps mis en place par la Croix-Rouge et l'Unicef vivent des centaines de familles qui ont tout perdu. Autant dire que la vue d'un ballon de rugby a fait sensation. Là-bas, si l'on veut s'offrir la gonfle ovale, il faut débourser 30 euros, soit deux mois de salaire.

C'est un sport qu'ils ne connaissaient pas du tout. Voir un ballon ovale, c'était déjà nouveau et drôle. Bien évidemment, on ne leur a pas fait jouer un match. On leur a appris les règles de base du rugby avec la passe en arrière, etc. Mais l'objectif général est d'inculquer des notions pédagogiques comme un homme et une femme ont les mêmes droits, quand on jette quelque chose par terre, il faut le ramasser. Des choses peut-être basiques pour nous, mais qui ne le sont pas forcément là-bas. Il faut savoir qu'au Burundi, l'école n'est plus payante que depuis seulement un et demi. Avant, il n'y avait même pas la moitié des enfants qui allait à l'école. »

Si le troisième ligne a répondu à l'invitation de Sport Sans Frontières, c'était pour en premier lieu découvrir un pays dont il n'avait seulement entendu parler qu'à la télé, « et pas en bien », et le fonctionnement associatif ailleurs qu'en France avec les impératifs liés à la culture locale, sans oublier les difficultés pour monter des projets humanitaires.

Cela m'a permis de me sortir égoïstement de ce que j'ai l'habitude de connaître. C'était hyper enrichissant d'aller au contact des gens. Quand je suis parti au Kosovo, je ne savais pas trop où je m'aventurais. Pour le Burundi, j'avais plus de certitudes car je connaissais le fonctionnement de l'association. Ce qui m'a le plus impressionné, c'est de voir que le sport a le pouvoir de fédérer les gens qui ne s'étaient jamais vus, qui avaient grandi dans des environnements totalement différents. On s'est rendu compte qu'on avait des points communs et la même vision des choses. Je suis vraiment admiratif du travail qu'ils font au quotidien. C'est rassurant de voir que l'Homme est capable de faire ça. »

Pierre Rabadan, ambassadeur du rugby au Burundi Crédit photo : Sport Sans Frontrières

La suite en page 2

Vous devez être connecté pour pouvoir participer aux commentaires
  • feffe
    2693 points
  • il y a 5 ans

il est sympa ce pierre !!

  • estelle
  • il y a 5 ans

Merci à Pierre d'avoir continué l'aventure avec SSF. T'avoir au Kosovo avec Robins fut une expérience marquante pour nos jeunes et pour le club de rugby local !

Meme sans être fan du stade Français Pierre Rabadan fait partie de ces joueurs qui ont la classe!! Bravo à lui

  • sha1966
    54779 points
  • il y a 5 ans

Beau partage encore une fois!!

Derniers articles

News
News
News
Transferts
News
News
News
Vidéos
News
News
News