Thomas Ramos va manquer l’intégralité du Championnat des nations, selon L’Équipe. Victime d’une rechute à une cuisse, l’arrière laisse Fabien Galthié devant un choix délicat, à moins de trois semaines de la réception des Fidji, le 7 novembre. Suivront l’Afrique du Sud, le 13, puis l’Argentine, le 21. Trois adversaires qui ne pardonnent guère les approximations dans le fond du terrain.
Attissogbe en 15, une solution déjà testée
Auteur de cinq essais lors du Tournoi 2026, Théo Attissogbe arrive avec une candidature solide. Dimanche, face à Leicester, le Palois a lancé plusieurs offensives depuis l’arrière, avant de servir Aaron Grandidier-Nkanang sur son essai. Sa capacité à relancer sous pression offre au staff une solution déjà éprouvée, sans bouleverser le triangle arrière.
Le joueur connaît d’ailleurs le numéro 15 en sélection. En février, face à l’Italie, le forfait de Matthieu Jalibert avait obligé Ramos à passer à l’ouverture et Attissogbe à reculer. Une expérience précieuse pour un poste où il faut gérer l’espace derrière la défense, les réceptions aériennes et surtout décider quand relancer ou dégager. Le talent individuel ne dispense pas de ces lectures.
Barré et Spring ont encore leur carte à jouer
Attissogbe n’est toutefois pas seul. Léo Barré possède une expérience internationale et un profil de relanceur capable de s’intégrer à la ligne d’attaque. Max Spring, appelé pour la tournée estivale, apporte ses changements d’appuis et sa capacité à faire jouer après contact. À Galthié de déterminer s’il veut prolonger les automatismes récents ou confier les clés du fond du terrain à un spécialiste.
Grandidier-Nkanang, Forner, Ferté : une place à prendre
Glisser Attissogbe à l’arrière libérerait un fauteuil sur une aile, où Louis Bielle-Biarrey est indéboulonnable. Aaron Grandidier-Nkanang a des arguments frappants : deux essais contre l’Australie lors de sa première sélection, en juillet, puis une nouvelle réalisation contre Leicester. Son association avec Attissogbe à Pau constitue un avantage concret, notamment sur les transitions et les coups de pied de récupération.
Les options ne s’arrêtent pas au champion olympique à sept. Théo Forner et Mathis Ferté avaient intégré le groupe France en juin. Le premier possède une vraie expérience des espaces réduits acquise à sept ; le second peut couvrir l’aile et l’arrière. Et Damian Penaud reste dans la conversation, malgré une concurrence densifiée. La liste du sélectionneur dira quelle place réserver à ces profils.
Et qui pour remplacer Ramos face aux perches ?
Reste enfin le pied de Ramos. Auteur de 74 points pendant le Tournoi des 6 Nations 2026, le Toulousain assurait une part essentielle des tirs au but et de l’occupation. Son absence oblige aussi à redistribuer ces responsabilités, alors que Matthieu Jalibert est lui-même touché musculairement. Lucu est une valeur sûre face aux perches.
Néanmoins, le Bordelais devrait sauf surprise démarrer sur le banc. La charge pourrait revenir à Romain Ntamack, qui a pris le relais à Toulouse. Mais il n'a pas la précision de son coéquipier. Le numéro 15 changera peut-être de propriétaire. Le plan de jeu devra conserver ses repères.
Pour le XV de France, chaises musicales ou sparring partner ?