Si vous étiez trop occuper à manger un bon agneau, chercher les œufs ou encore profiter du soleil en famille lors de ce week-end de Pâques, vous avez peut-être manqué les rencontres de Champions Cup de nos clubs français.
VIDEO. La fusée Bielle-Biarrey sur orbite pour un essai stratosphérique !Pour le champion en titre bordelais, le suspens ne fut pas vraiment de mise tant le match était déjà plié à la pause face aux chats de Leicester, et s’est terminé sur l’abominable score de 64 à 14. Ici et là, on vit donc Louis Bielle-Biarrey traverser Chaban en excès de vitesse, Matthieu Jalibert tenter des gestes techniques comme sur FIFA ou encore Tameifuna faire gronder le public bordelais.
Une charge de taureau
Privé de sa double ration de poulet à midi, Big Ben a montré dès son entrée qu’il avait faim de ballons. Sur sa première action, le droitier le plus large du rugby professionnel était donc au relais d’une attaque bordelaise et faisait jouer après contact.
Frais comme un gardon, l’international tongien se relevait et était servi à 20 mètres de la ligne sur le temps de jeu suivant. Moment choisi par le Néo-Zélandais pour se lancer, rentrer sa course et faire ce qu’il sait faire de mieux. A savoir péter dans la gueule de ses adversaires et les envoyer bouler comme des quilles.
Le pauvre 3ème ligne Joaquin Moro passait donc sous les roues du camion, avant que Freddie Steward fasse preuve d’autant de courage que Mike Brown en se jetant dans ses guiboles aux allures de fûts tatoués. Pas suffisant pour empêcher la boule de mammouth bordelaise (1m82 pour 148kg) de plonger entre les poteaux, selon les lois de la physique.
Un nouvel impact player
Soit la version pumpée de l’essai qu’avait déjà inscrit Tameifuna le week-end précédent pour faire basculer le match sur la pelouse de Lyon (17 à 21). Et sur lequel LBB "n’aurait pas aimé être en face", comme il le confiait à Rugbyrama dans la foulée.
VIDEO. "Assis !" La charge dévastatrice de ce numéro 8 amateur (105kg) qui offre la 1ère place à son équipeÀ bientôt 35 printemps et après 15 piges à balader sa grosse carcasse aux 4 coins de la planète rugby, Big Ben a bien sûr les genoux qui grincent comme les vieilles portes d’un saloon, les oreilles boursouflées et mobilise à lui seul 3 kinés et 10 rouleaux de strap par semaine.
Il s’apparente d’ailleurs davantage à un impact player jusqu’ici cette saison (3 titularisations) mais demeure toujours aussi utile pour faire trembler les murs, sourire le groupe et tenir (voire renverser) les ultimes mêlées des rencontres. Demandez plutôt aux Tigers…
Les charges monumentales c'est son habitude, demandez aux Lyonnais ;)