Selon RugbyPass, Leicester serait en passe de remporter la course à la signature de Joel Sclavi, pilier droit du Stade Rochelais, en fin de contrat à l’issue de la saison. Les Tigers seraient en discussions avancées pour devancer Gloucester et sécuriser l’international argentin de 31 ans pour la prochaine campagne. Passé par Pau et Soyaux-Angoulême avant de s’imposer à La Rochelle, Sclavi chercherait un environnement où retrouver un temps de jeu régulier au plus haut niveau.
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Champion d’Europe avec les Maritimes en 2022, Sclavi a longtemps incarné la densité du pack rochelais. Mais cette saison, le pilier droit peine à enchaîner les titularisations (3/8) dans le système de Ronan O’Gara. Entre concurrence interne, rotations et gestion physique, son temps de jeu s’est réduit. À 31 ans, pour un droitier de 139 kilos dont le poste exige une fraîcheur maximale en mêlée fermée, chaque minute compte.
Techniquement, Sclavi reste un profil solide en mêlée, capable de tenir l’axe et d’apporter de la stabilité sur l’impact initial. Moins spectaculaire dans le jeu courant que certains piliers modernes très mobiles, il offre en revanche de la sécurité sur les phases statiques et une présence dense dans les zones de collision.
Un contexte rochelais en pleine mutation
Ce possible départ intervient dans un contexte particulier. Reda Wardi quittera La Rochelle pour Montpellier la saison prochaine, tandis qu’Uini Atonio a mis un terme à sa carrière. Deux références du cinq de devant qui laissent un vide immense en expérience et en leadership.
Pour le staff maritime, la gestion du poste de pilier devient stratégique. Perdre à la fois Atonio et potentiellement Sclavi, c’est voir s’éloigner deux spécialistes de la mêlée fermée. Or, dans un Top 14 où la conquête reste un marqueur identitaire, fragiliser le côté droit n’est jamais anodin.
Pourquoi Leicester insiste
Du côté de Leicester, l’intérêt est cohérent. La Premiership reste un championnat très exigeant sur les fondamentaux, notamment en mêlée. Les Tigers cherchent de la puissance et de l’expérience internationale pour encadrer leur première ligne. Sclavi, avec son vécu en Champions Cup ainsi que le Rugby Championship avec la sélection argentine, coche plusieurs cases.
À Gloucester également, le profil intéressait. Mais si les discussions avancées avec Leicester se confirment, cela traduirait une volonté claire du joueur de se repositionner dans un projet où il pourrait redevenir un titulaire régulier.
Fin de cycle à La Rochelle
Pour les Maritimes, l’enjeu dépasse le simple remplacement poste pour poste. Il s’agit de reconstruire une hiérarchie claire en première ligne après la fin de cycle d’Atonio et le départ annoncé de Wardi. La profondeur d’effectif et la capacité à maintenir une mêlée dominante seront scrutées de près la saison prochaine.
Pour Sclavi, un départ en Angleterre serait l’opportunité de relancer une dynamique personnelle et de rester visible au niveau international. À 31 ans, et en vue du Mondial 2027, le timing est crucial pour un pilier droit, poste où la concurrence est féroce et la longévité souvent liée à la gestion du temps de jeu.
Dans un rugby moderne où les premières lignes font et défont les ambitions, le dossier Sclavi pourrait bien peser plus lourd qu’il n’y paraît sur l’avenir rochelais. D'autant qu'il fait partie des 15 joueurs en fin de contrat dans l'effectif maritime.
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