TOP 14 : selon le patron de la DNACG, neuf clubs sont en danger...
TOP 14 : selon le patron de la DNACG, neuf clubs sont en danger...

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Neuf clubs en Top 14, sept en Pro D2 : s'il n'a pas cité de noms, le patron de la DNACG tire la sonnette d'alarme.

Derrière l'aspect sportif, il y a bien sûr l'aspect économique. Les deux sont liés, mais les conséquences de ce dernier risquent de faire le plus de mal... On le répète depuis le début de la crise liée au Coronavirus : les clubs sont en danger. Aujourd'hui, plus que jamais, alors que le Top 14 pourrait bien ne pas reprendre. La décision n'a pas encore été prise... et sera de toute façon dépendante des décisions gouvernementales, et de l'évolution de la situation, impossible de prévoir.

Top 14/Pro D2 - Vers des phases finales à huis clos ?Top 14/Pro D2 - Vers des phases finales à huis clos ?Dans son édition de lundi, le Midi Olympique révèle que neuf des quatorze formations de première division sont en danger, après avoir interrogé Dominique Debreyer, le patron de la DNACG. Sa mission est simple : depuis la mi-mars, Debreyer réalise un audit sur les difficultés susceptibles d'être rencontrées par les clubs professionnels. De Top 14, comme de Pro D2.

Nous avons réalisé notre estimation pour une baisse du PIB de l'ordre de 2 %. Or, aujourd'hui, l'État évoque plutôt une chute de 6 %. Nous avons aussi négligé l'impact de la crise sur la billetterie. Dès lors, si on reprend notre modèle et en tenant compte des contrats de joueurs déjà signés et qui courent sur la saison prochaine, neuf clubs de Top 14 et sept de Pro D2 ne pourront pas présenter un budget qui leur permettrait une autorisation d'engagement pour l'année prochaine. Voilà pourquoi il est important que le rugby professionnel enclenche une politique commerciale commune. Autrement, il va y avoir de très gros dégâts.

Concernant la masse salariale, le patron de la DNACG ne peut faire mieux qu'une hypothèse. La baisse serait de l'ordre de 25%. "En aucun cas, nous n'avons voulu nous substituer aux négociations. D'ailleurs, le salaire des joueurs n'est pas forcément la seule variable d'ajustement."

Top 14/Pro D2 - Marti, Lorenzetti, déclarations chocs des présidents en période de criseTop 14/Pro D2 - Marti, Lorenzetti, déclarations chocs des présidents en période de crise

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L'espoir après cette crise, c'est une économie plus responsable dans tous les domaines. Alors pourquoi pas dans le rugby pro ...

Pour ma part, Si des clubs historiques de Top 14 coulent, notamment du fait de leur masse salariale après des recrutements de joueurs non Jiff, ça ne me gêne pas du tout. Surtout si c'est pour laisser la place à des clubs plus patients et pour lesquels l'ambition ne prime pas systématiquement sur toutes les autres valeurs.

  • cahues
    120101 points
  • il y a 3 mois

Loin d’être un scoop. Beaucoup de clubs étaient déjà en difficulté en voulant vivre au-dessus de leurs moyens. Y compris en pro d2.

Va-t-on revoir le rugby au centre du village ? Cela me donnerait un sacré coup de jeune !

  • grandpa
    10425 points
  • il y a 3 mois
@duodumat

Mais non, en ce lundi de pâques, c'est l'église qu'on a remis au centre du village 🙂

Les clubs dépendant d'un seul gros sponsor ou mécène vont voir leur avenir fortement lié aux pertes financières de celui-ci, Altrad à déjà annoncé de grosses pertes remettant en cause son investissement dans le MHR, et il ne va pas être le seul !

Bah, je ne me fais guère de souci, ni la Fédé ni la Ligue ne peuvent se permettre de les laisser tomber, il y aura donc des arrangements (y compris en Pro D2 où la situation est à peu près la même, à moins que la fédé n'en profite pour imposer 2 montées de F1).

  • Yonolan
    74371 points
  • il y a 3 mois

Premier crash-test et c'est pas réjouissant avec une hypothèse de perte de 30% du sponsoring l'an prochain et sans conséquence pour la billetterie..

Et donc pour limiter la casse une préconisation de baisse de 25% de la masse salariale

Et malgré ça 9 clubs de Top 14 et 11 de Pro D2 seraient à très haut risque ( sous-entendu en dépôt de bilan sans entrées financières autres )

Mais comment pouvait-il en être autrement avec des clubs fragiles financièrement depuis des années et la saison actuelle catastrophique au niveau financier..
Certains tel Bernie vont faire miroiter aux présidents une plus grande rentrée de recettes quitte à nous rejouer Faust ...
D'autres vont demander à leur président actionnaire une rallonge financière ...

Et personne pour réfléchir à changer cette bulle ? et à revenir à une économie plus juste et plus pérenne ? et bien non
En tous cas les clubs se réunissent et imaginent des hypothèses mais il semblerait que 2 aient déjà quitté les négociations ( comme quoi y a pas que Martinez) ...belle entente

D'autant que l'hypothèse de départ semble bien faible et qu'il y a de fortes chances qu'elle soit revue à la hausse ...

Ou il en dit trop ou pas assez...!
C'est le genre de commentaire insupportable, qui veut tout dire et rien dire à la fois !

  • adourAB
    5100 points
  • il y a 3 mois

Et si les plus faibles budgets étaient ceux étant le moins en difficulté? Quand un club base son budget sur des objectifs sportifs, que ces objectifs de qualification sont atteints mais que des événements extérieurs annihilent tous leurs efforts et retours financiers sont ils responsables ou victimes? Ce n’est pas en livrant de telles infos incomplètes que la DNACG les aidera. Et pourtant le « A » de DNACG......

  • dusqual
    31803 points
  • il y a 3 mois

c'est à dire qu'on a été laxistes sur le salary cap au départ, laissant des portes à des dérives et qu'on a du gérer une course à l'armement en resserrant l'entonnoir ensuite. on a réussi à contenir le fonçage dans le mur annoncé, de justesse. mais ça a obligé certains à se mettre dans le rouge ou à lâcher du lest pour pas sombrer.
néanmoins on est resté dans une économie à perte compensée par un bassin économique, ou une forme ou une autre de mécénat et en vrai, toujours un peu des deux.
bref, c'est l'occasion de revoir les choses à la baisse et pérenniser un modèle économique viable.

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