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Super Rugby. À force de perdre en finale, les Chiefs parlent presque auvergnat

Trois finales perdues d’affilée, une quatrième à jouer. Les Chiefs avancent vers les Hurricanes avec un drôle de parfum clermontois.

Thibault Perrin 16/06/2026 à 16h12
Et si les Chiefs étaient devenus l’ASM Clermont de l’hémisphère sud ? La comparaison est osée, mais elle raconte une vraie tension. Crédit : Screenshot Youtube Stan Sport
Et si les Chiefs étaient devenus l’ASM Clermont de l’hémisphère sud ? La comparaison est osée, mais elle raconte une vraie tension. Crédit : Screenshot Youtube Stan Sport

Toujours là, rarement au bout

Et si les Chiefs étaient devenus l’ASM de l’hémisphère sud ? La formule fait sourire. Elle est volontairement provocatrice. Samedi, la franchise d'Hamilton défiera les Hurricanes en finale du Super Rugby Pacific, à Wellington. Pour les Chiefs, ce sera une quatrième finale de suite. Et derrière, il y a une vraie histoire de cicatrices.

Depuis 2023, les Chiefs touchent le sommet du doigt sans réussir à l’attraper. Défaite 25-20 contre les Crusaders en 2023 après celle de 2021 (24-13) au sein du Super Rugby Aotearoa. Lourd revers face aux Blues en 2024, 41-10. Nouvelle frustration en 2025, encore contre les Crusaders, 16-12. Les supporters clermontois connaissent la chanson.

Le miroir clermontois

Clermont a longtemps traîné cette étiquette. Celle du club magnifique, régulier, capable de remplir les stades et de produire du jeu. Mais souvent puni le jour où tout se décide. L’ASM compte deux titres de champion de France, en 2010 et 2017. Mais aussi douze places de vice-champion de France. Ça marque une mémoire collective.

Le parallèle a ses limites. Les Chiefs ne sont pas un club vierge au palmarès. Ils ont gagné le Super Rugby en 2012 et 2013. Leur problème n’est donc pas d’exister dans l’histoire. Leur problème, aujourd’hui, c’est de fermer une nouvelle ère. Une équipe peut être immense et rester coincée sur le dernier match. C’est cruel. Mais c’est le sport.

Le défi est mental autant que rugby

Face aux Hurricanes, les Chiefs ne jouent pas seulement un trophée. Ils jouent contre une idée. Celle d’une équipe brillante, respectée avec des éléments d'un immenses talents, mais toujours rattrapée par le même mur. Et dans une finale, cette petite musique peut devenir lourde.

Sur le terrain, il faudra répondre devant, tenir le rythme et ne pas laisser les Hurricanes installer leur vitesse. Mais le vrai test sera aussi dans la tête. Quand une équipe a perdu trois finales de suite, chaque ballon chaud pèse un peu plus. Chaque pénalité aussi.

Une étiquette à brûler

Les Chiefs ont tout pour gagner. Ils ont aussi tout à perdre. C’est ce qui rend cette finale si intéressante. Comme Clermont à certaines époques, ils n’ont plus besoin de prouver qu’ils sont forts. Ils doivent prouver qu’ils peuvent finir le travail. Et c'est généralement le plus compliqué.

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