Les Bleues entament samedi à Hamilton, à 4h05, une série de trois matchs contre les Black Ferns. François Ratier, leur sélectionneur, attend d'abord des progrès individuels, pas un résultat. Via L'Equipe, il juge les Néo-Zélandaises « redoutées et redoutables » et veut mesurer chaque joueuse « par rapport au meilleur niveau qu'elles peuvent apporter ».
Le groupe français affiche 24 ans de moyenne d'âge, avec très peu de sélections. Ratier voit néanmoins dans ce rendez-vous le bon moment du cycle : « C'est maintenant qu'il faut voir les jeunes joueuses qui nous ont rejoints. » Quitte à faire des concessions sur la vitesse de certaines à assimiler les informations, ce qu'il juge normal chez les jeunes.
« C'est sûr qu'on n'est clairement pas favoris. Mais justement, ça doit permettre aussi de se libérer, de pouvoir travailler et de jouer avec beaucoup moins de pression […] » — François Ratier, sélectionneur de l'équipe de France féminine
Quatre nouvelles dans le groupe de 23
Quatre nouvelles joueuses figurent dans les 23, dont la deuxième-ligne Ylona Avril, titulaire d'entrée. Ratier l'avait repérée en début de saison dernière avec Montpellier. Il l'avait ensuite invitée au stage de Blagnac, en février dernier.
Quand il entraînait Bordeaux, elle lui avait fait « une très belle impression », puis des blessures l'ont freinée, mais il l'a toujours suivie. Les absences à son poste lui offrent la possibilité de démarrer, « une promotion immédiate ».
Deux très jeunes joueuses sont aussi sur le banc : la demie de mêlée Lylou Pedussaud, 18 ans, et la polyvalente Charlie Gauyat, 19 ans. Ratier rappelle que c'est « la charnière des moins de 21 ans » et trouve ce choix « plutôt rafraîchissant ». Le sélectionneur a donc choisi de leur mettre le pied à l'étrier tout de suite avec les grandes. Avant de résumer : « Quand on est assez bon, on est assez vieux. »
Élodie Fernandez testée à l'ouverture
Élodie Fernandez débutera quant à elle à l'ouverture mais la joueuse qui portera le numéro 10 reste à définir, selon Ratier. À trois ans d'une Coupe du monde, il juge « bien trop tôt » pour la désigner la titulaire. Le staff veut explorer plusieurs options. Le technien portera malgré tout un oeil attentif à sa prestation ce week-end et verra « comment elle s'en sort ». Tout en précisant qu'il y aura d'autres options dans le futur.
Bourgeois sait ce qu'elle doit faire
De son côté, Morgane Bourgeois retrouve une feuille de match pour la première fois depuis la Coupe du monde. Ratier, qui l'a entraînée à Bordeaux, rappelle qu'elle faisait partie du groupe du Tournoi sans jouer, car d'autres joueuses performaient mieux à ce moment-là. Il estime néanmoins qu'elle est prête à saisir sa chance comme titulaire. Cependant, il lui demande de progresser sur sa capacité à faire avancer l'équipe, à ne pas perdre le ballon et à contre-attaquer.
Ratier reconnaît en elle une buteuse « de classe mondiale », mais il juge ça « factuel ». Il ne va pas la faire entrer « juste pour transformer une pénalité » : selon lui, elle doit apporter autre chose pendant les 80 minutes. La feuille de route est claire, à Bourgeois d'appliquer les consignes pour rester dans les petits papiers du sélectionneur.
Content que ce soit diffusé sur France tv, pas content que ce soit à 4h du matin...😟
En même temps, à 7h du matin, y a Australie-NZ...d'où l'horaire de la rencontre des féminines.