Le XV de France encore en course pour un doublé historique
Le Grand Chelem s’est envolé à Murrayfield. Mais tout est loin d’être terminé pour le XV de France. Battus par l’Écosse le week-end, les hommes de Fabien Galthié restent malgré tout en position de remporter la compétition.
S’ils s’imposent lors de la dernière journée face à l'Angleterre à Saint-Denis, les Bleus pourraient décrocher un deuxième Tournoi consécutif, après leur sacre en 2025. Une performance qui n’a plus été réalisée par la France depuis 2006 et 2007, à l’époque de l’équipe dirigée par Bernard Laporte.
Autrement dit, malgré la déception écossaise, les Tricolores sont encore à 80 minutes d’un accomplissement historique dans l’ère moderne du rugby français.
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Pour retrouver trace d’un doublé français dans le Tournoi, il faut remonter presque vingt ans en arrière. En 2006 puis en 2007, les Bleus, déjà titrés en 2002 et 2004, avaient réussi à enchaîner deux victoires consécutives dans la compétition. Cette génération comptait des cadres majeurs comme Raphaël Ibanez, Fabien Pelous, Serge Betsen ou encore Yannick Jauzion, dans un rugby encore très marqué par la conquête et la puissance des avants.
À l’époque, le Tournoi se gagnait souvent sur la solidité défensive et la maîtrise territoriale. Les Français avaient construit leur succès autour d’un pack dominateur et d’une organisation défensive particulièrement solide. Aujourd’hui, le rugby international a évolué, mais l’exploit reste le même : enchaîner deux titres reste extrêmement rare, même pour les grandes nations.
Le Pays de Galles n'a réussi qu'une seule fois, en 2012/2013, malgré une génération dorée. Jusqu'ici, seules l'Irlande et l'Angleterre peuvent se targuer de compter deux doublés : 14:15 puis 23/24 ; 2000/01 puis 16/17. Les Bleus ayant privé les Irlandais d'un triplé historique à la faveur d'une victoire mémorable à Dublin. Preuve que ces Bleus-là sont remarquables, n'en déplaisent à tous ceux qui ont craché leur venin après le revers écossais.
Une régularité qui confirme le projet Galthié
Depuis la Coupe du monde 2019, Fabien Galthié et son staff ont construit un groupe capable de durer au plus haut niveau. Ce potentiel doublé ne serait pas un simple accident statistique. Il serait la confirmation d’un projet basé sur plusieurs piliers : la continuité du groupe, des jeunes talents, une défense extrêmement agressive et une capacité à faire basculer les matchs grâce aux turnovers et au jeu de transition.
Alors oui, tout n'est pas parfait. Et il reste encore du travail pour peaufiner le projet en vue du Mondial 2027 en Australie. Mais même après une défaite frustrante et marquante comme celle concédée en Écosse, les Bleus restent capables de rebondir et de viser le titre.
Une dernière marche à gravir
Un nouveau sacre aurait une portée symbolique importante. D’abord pour le groupe actuel, qui signerait un troisième titre dans le Tournoi en cinq ans. Sans oublier les deux deuxièmes place en 2023 et 2024. Une performance qui placerait clairement cette génération parmi les plus marquantes du rugby français moderne. Ce serait aussi une manière de rapprocher encore davantage l’ère Galthié de celle de Bernard Laporte dans les années 2000, une période souvent citée comme référence en matière de résultats tricolores dans le Tournoi.
Enfin, ce succès renforcerait la crédibilité internationale des Bleus dans un rugby mondial toujours plus dense. Enchaîner les titres dans le Tournoi reste l’un des meilleurs indicateurs de domination sur la scène européenne. Le Grand Chelem n’est plus à portée, mais l’histoire, elle, reste possible. Et parfois, dans un Tournoi aussi exigeant, enchaîner deux titres vaut presque autant qu’un exploit parfait.
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