Pour avoir enfreint les règles de confinement, Pau licencie Tom Taylor
Pau et Taylor, c'est fini.

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C'est un coup de massue pour Tom Taylor et la Section Paloise. Le joueur a été licencié pour avoir enfreint des règles du club et les directives gouvernementales.

La Section Paloise a indiqué dans un communiqué avoir licencié son ouvreur néo-zélandais Tom Taylor pour avoir enfreint des règles lors de cette crise sanitaire. Le joueur de 31 ans a quitté le territoire le 17 mars dernier "sans aucune autorisation préalable de son employeur alors même qu’il était demandé à tous les joueurs de rester à disposition du club et de respecter les mesures gouvernementales dans le cadre de la lutte contre le Covid-19"

Taylor avait fait une arrivée fracassante à Pau avec de bonnes performances et l'une des recrues phares du club en 2016. Malheureusement, les blessures et la forme d'Antoine Hastoy l'ont éloigné des terrains dernièrement. Le club a décidé de communiquer les raisons de ce choix. Tout d'abord, Taylor a enfreint les règles gouvernementales en quittant le territoire français. Mais il a également décidé de ne pas respecter les consignes de son club qui, à l'époque, se trouvait dans le flou le plus complet concernant la reprise du championnat : "Elle a placé l’équipe et l’ensemble de l’encadrement dans le désarroi le plus complet puisqu’il n’existait alors aucune information sur les dates auxquelles le championnat pourrait reprendre et qu’il était donc nécessaire que les joueurs soient tous immédiatement disponibles en cas d’une reprise d’activité, ce que tous ses camarades ont compris et respecté". Pourtant, on pourrait comparer le cas Taylor à celui de Colin Slade qui a également décidé de rentrer au pays. Mais la différence entre les deux joueurs est que l'un est toujours en contrat avec le club. La procédure de licenciement est engagée et il est possible que le joueur traîne le club en justice même s'il n'a pas rempli ses obligations inscrites dans son contrat de travail. Affaire à suivre. 

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Une autre chose, si le club a mis ses salariés (y compris ses joueurs) en chômage partiel, le club (l'entreprise) ne peut plus rien leur demander tant que leur chômage partiel n'est pas officiellement terminé...

Etre rentré chez lui en période de confinement, est-ce pire que de revenir avec 3 ou 4 semaines de retard de ses vacances aux Fidji ?
si ou, je connais plusieurs dizaines de joueurs qui sont mal... 🥴

  • math1907
    12689 points
  • il y a 3 semaines
@amoureuxdubeaujeu

À priori c'est la même chose.
ET tout ceux qui ont été laxiste avec les fidjiens ont eu tort.

@math1907

C'est comparable si Taylor n'était pas présent aux entraînements à la reprise. Dans le cas contraire je ne vois pas le moindre point commun, pour être absent au travail il faut qu'il y ait un travail (difficile de prétendre qu'un joueur était absent à des entraînements et matchs qui n'ont pas eu lieu).
Et même dans ce cas, le problème n'est pas qu'il soit rentré chez lui mais qu'il ne soit pas revenu. Quand un Fidjien fait des siennes on lui reproche de ne pas être revenu à la date convenu et non pas d'être parti en vacances, si tu es absent au travail le lundi matin on te reproche ton absence le lundi et non pas d'être rentré chez toi le vendredi soir à la fin de ta journée de boulot.

  • math1907
    12689 points
  • il y a 3 semaines
@Team Viscères

"C'est la même chose" signifiait pour moi, qu'une consigne du club n'avait pas été respectée !

@math1907

Tu restes vraiment bloqué sur le concept où un employé doit obéissance totale et aveugle à la moindre consigne de son employeur, et où grosso merdo les règles sont définies par la volonté de l'employeur... (pour être franc ce concept de subordination totale et de fonctionnement par "consigne" me fait flipper).

Dans le cas du joueur qui rentre en retard de vacances il n'y a aucune désobéissance à une "consigne", il y a désobéissance au code du travail et à son contrat de travail: le joueur ne s'est pas présenté sur son lieu de travail un jour où il devait s'y présenter contractuellement et il est dans la mouise devant la loi.
Pour la désobéissance à une "consigne" qui n'est pas prévue dans la loi ou dans le contrat de travail, l'employé ne risque rien et fort heureusement. Sinon demain ton employeur décide de te donner pour consigne de ne plus manger de fruits et légumes et de faire le poirier de 21h à 22h quand tu es chez toi, et si tu ne le fais pas tu es viré... totalement aberrant et ridicule non? C'est la même chose pour n'importe quelle consigne qui n'est pas dans le cadre légal, peu importe son degré de ridicule ou les jugements moraux/éthiques sur la consigne.

Bon par contre je vais m'arrêter là, je ne vais pas non plus débattre une semaine sur l'existence du code du travail et le concept de droits/obligations existants aussi bien pour l'employé que l'employeur, que tu sois d'accord ou non avec leur existence et leur bien-fondé heureusement pour les travailleurs ils sont bel et bien là.

  • math1907
    12689 points
  • il y a 3 semaines
@Team Viscères

J'ai peut-être pas les bons mots, désolé.
Je suis bloqué sur le fait que l'on a tous des droits qui généralement découlent de devoirs.
Pour l'instant la seule explication officielle a été donnée par le club, et j'admets que ce qui m'a sauté aux yeux est qu'un seul joueur de l'effectif a décidé de s'éloigner de Pau sans prévenir son club, contrairement à ce qui avait été demandé.
Peut-être qu'une autre version du joueur me donnera une vision complètement différente.
Peut-être que c'est la bonne version mais que les dirigeants de Pau et leurs conseils juridiques sont totalement dépassés par le droit du travail et qu'ils vont prendre un gros retour de manivelle sur le coin du museau. Ce sera pour le coup bien fait pour eux.

Bref j'espère que la justice sera respecté.

Navré si la tournure de mes messages te déranges, c'est pas le but.

Moi je suis patron d'une entreprise dans laquelle je suis aussi l'employé, le commercial et le comptable. Du coup j'admets que le patron a tendance à donner des consignes qui sont dans l'ensemble bien respectés par ses collaborateurs cités ci-dessus !

@math1907

Je n'avais pas vu la notification du message.
Je suis probablement un peu hargneux sur le sujet parce qu'il me tient à coeur (le dernier audit externe dans ma boite a comparé son management à celui de France Télécom, années noires), et ce sujet peu paraître totalement inexistant pour ceux qui ont la chance de travailler dans un environnement où ce sujet n'a pas de raison d'être (oui, il existe plein de boites où l'employé a droit à de la considération et de bosser dans un environnement sain).

Par rapport à ton dernier point, c'est un fonctionnement qui devrait être "normal" dans une entreprise. Mais il faut juste faire attention à une nuance : il ne s'agit pas d'une situation où le supérieur ordonne donc le subordonné fait, il s'agit d'une situation où le supérieur demande et où l'employé a la liberté d'accepter ou non. C'est un "arrangement" entre personnes consentantes.
Dans une entreprise bien gérée la nuance ne change pas grand chose, si le supérieur fait la demande c'est qu'elle est nécessaire, raisonnable et/ou compensée d'une façon satisfaisant l'employé (par exemple venir bosser un jour non prévu, mais l'employé aura son vendredi libre en fin de mois le weekend où il voulait partir en famille). Dans ton cas c'est encore plus simple, comme tu tiens les deux rôles tu connais l'intégralité de la situation motivant ce besoin d'adaptation du fonctionnement et tu te rends directement service à toi en même temps que tu rends service à la boite.
Dans une entreprise nocive la nuance change tout, cela empêche de transformer l'employé en larbin au motif qu'il est en bas de l'échelle.

Par exemple moi je suis un agent "réserviste" dans mon entreprise, c'est à dire formé sur plusieurs sites et à plusieurs missions afin d'effectuer les remplacements d'agents absents (congés, jours de repos, rtt, maladies, formations, etc.) le tout en 3x8 permanent. Mon planning est donc changé tout le temps pour s'adapter aux besoins, mais avec un cadre légal. Par exemple chaque mois mon employeur a l'obligation de faire correspondre au moins une fois mes jours de repos avec un weekend, et ce weekend qu'il doit désigner avant le début du mois m'est ensuite garanti.
Mais la vie étant faite d'imprévus, mon employeur peut se retrouver en galère au dernier moment (un agent qui tombe malade, un autre qui se casse la jambe) et se retrouver en manque de personnel sur un weekend où il a l'obligation légale de me laisser en repos. Forcément il a la tentation de vouloir me faire bosser, mon job est de faire des remplacements et je suis parfaitement formé sur le poste en question.
Quand je suis entré dans la boite, on était sur le modèle de fonctionnement intelligent. QuanJe n'avais pas vu la notification du message.
Je suis probablement un peu hargneux sur le sujet parce qu'il me tient à coeur (le dernier audit externe dans ma boite a comparé son management à celui de France Télécom, années noires).

Par rapport à ton dernier point, c'est un fonctionnement "normal" dans une entreprise. Mais il faut juste faire attention à une nuance : il ne s'agit pas d'une situation où le supérieur ordonne donc le subordonné fait, il s'agit d'une situation où le supérieur demande et où l'employé a la liberté d'accepter ou non. C'est un "arrangement" entre personnes consentantes.
Dans une entreprise bien gérée la nuance ne change pas grand chose, si le supérieur fait la demande c'est qu'elle est nécessaire, raisonnable et/ou compensée d'une façon satisfaisant l'employé (par exemple venir bosser un jour non prévu, mais l'employé aura son vendredi libre en fin de mois le weekend où il voulait partir en famille). Dans ton cas c'est encore plus simple, comme tu tiens les deux rôles tu connais l'intégralité de la situation motivant ce besoin d'adaptation du fonctionnement et tu te rends directement service à toi en même temps que tu rends service à la boite.
Dans une entreprise nocive la nuance change tout, cela empêche de transformer l'employé en larbin au motif qu'il est en bas de l'échelle.
Ce dont il faut avoir conscience, c'est que l'implication des employés pour leur entreprise n'est pas une chose due mais une chose qui se mérite. C'est à l'entreprise et ses managers de donner l'envie aux employés d'aimer leur entreprise. Si l'entreprise n'a aucune considération pour le bien-être de ses employés, alors ceux-ci n'ont aucune raison de se soucier du bien-être de l'employeur. Dans mon cas je n'ai actuellement aucune considération pour mon employeur et son bien-être, je reste par amour de mon métier et par conviction pour la mission de service publique effectué par ma boite (même si ce n'est pas le même degré, c'est un peu comme le personnel hospitalier qui n'a plus aucune considération pour ceux qui gèrent la santé publique en France mais continue par vocation).

Pour illustrer concrètement je suis un agent "réserviste" dans mon entreprise, c'est à dire formé sur plusieurs sites et à plusieurs missions afin d'effectuer les remplacements d'agents absents (congés, jours de repos, rtt, maladies, formations, etc.) le tout en 3x8 permanent. Mon planning est donc changé tout le temps pour s'adapter aux besoins, mais avec un cadre légal. Par exemple chaque mois mon employeur a l'obligation de faire correspondre au moins une fois mes jours de repos avec un weekend, il doit me le notifier avant le début du mois mais peut choisir librement le weekend en question.
Mais la vie étant faite d'imprévus, mon employeur peut se retrouver en galère au dernier moment (un agent qui tombe malade, un autre qui se casse la jambe) et se retrouver en manque de personnel sur un weekend où il a l'obligation légale de me laisser en repos. Forcément il a la tentation de vouloir me faire bosser, mon job est de faire des remplacements et je suis parfaitement formé sur le poste en question.
Quand je suis entré dans la boite, on était sur le modèle de fonctionnement intelligent. Si mon chef se retrouvait dans cette situation il m'appelait et me disait "Tiens on est en galère, est-ce que tu accepterais de rendre ton week-end?". Si j'acceptais il me disait merci et j'avais quelque chose en retour (souvent c'était la récupération de ce weekend plus tard, mais cette fois c'est moi qui en choisissait la date). Si je refusais, il me disait "bon ok tant pis" et cherchait une autre solution. Et surtout il tenait compte de la situation globale : s'il savait que c'est le 3ème mois de suite que tu rends ton weekend bloqué pour dépanner, il se débrouillait pour demander à un autre agent voir venait bosser lui-même pour tenir le poste plutôt que te demander de sacrifier une nouvelle fois ta vie privée (mine de rien, n'avoir aucun weekend pendant plusieurs mois a un vrai poids social). Du coup les agents jouaient le jeu, à moins d'avoir un impératif les jours en question (ce qui peut vite arriver quand tu n'as qu'un seul weekend dispo par mois) on rendait service.
Aujourd'hui nos chefs ne disent "tiens est-ce que tu peux rendre service?" mais "il faut que tu viennes", il n'y a plus la moindre compensation (pas même un "merci", et en cas de refus agent est même considéré comme un mauvais agent voir indirectement sanctionné (prime annuel diminuée, congés accordés moins facilement, supérieur hiérarchique constamment sur son dos à la recherche de la moindre petite erreur, etc.). Du coup nous ne jouons plus le jeu et c'est bien dommage pour l'entreprise, mais les supérieurs ont beau gesticuler et nous dire "je suis votre chef, vous devez faire" ils n'ont aucun pouvoir (en dehors des mesquineries citées plus haut). Parce que le droit du travail dit clairement que nous sommes dans notre droit et que l'employé n'a pas vocation à "arranger" son employeur, son rôle est de remplir ses obligations contractuelles. À confondre "consigne" et "arrangement mutuel", mon employeur a perdu l'avantage que représentait cette possibilité de s'arranger au-delà du cadre imposé par la loi. Et le pire c'est qu'il ne réalise même pas que c'est lui qui est responsable de cette situation, il préfère penser que ses agents sont des chieurs qui "ne jouent pas pour l'équipe". D'où probablement ma réaction épidermique quand tu as déclaré qu'en gros Taylor n'avait pas joué pour l'équipe.

Fin de cet interminable pavé "je raconte ma vie" (l'abonnement du Rugbynistère coûte moins cher qu'une visite chez le psy, j'en profite).

Comment perdre bêtement de l'argent en justice en essayant d'en gagner finement en opportunisme…

@Bachibouzouk

exactement ! les prud'hommes vont se régaler à entendre la justification sanitaire, rester en France en pleine pandémie plutôt que rentrer chez lui dans un pays quasiment pas touché par le Covid... On marche sur la tête 😩

  • Tchou63
    1412 points
  • il y a 3 semaines

Ce n'est pas plutôt un prétexte pour se séparer d'un joueur qui n'était plus désiré en Béarn ??

  • AKA
    48704 points
  • il y a 3 semaines

Pitoyable, arguments méprisables 😠 à l' image de notre société 👿

  • P243151
    1548 points
  • il y a 3 semaines

Excuse bidon

  • Pianto
    35837 points
  • il y a 3 semaines

moche.

C'est comme la faute de Guy Novès !

  • jlr974
    9620 points
  • il y a 3 semaines

Pourra-t-on encore se demande si my Tailor is rich après ce bizarre licenciement probablement injustifié ?

Pour la partie gouvernementale je ne vois pas trop quelle règle gouvernementale il aurait enfreint. Déjà nous avons été confinés le 17 mars à 12h00, donc il était totalement possible de se déplacer librement le 17 mars avant 12h00. Ensuite même une fois le confinement en place, il y avait des cas autorisant les déplacements : même avec la fermeture des frontières, il y avait de vol de rapatriement aussi bien de l'étranger vers la France que dans l'autre sens.

Pour la partie club, c'est compliqué. L'employé doit respecter les règles de son employeur tant que le contrat de travail est actif... et c'est là le point flou, il y a plusieurs cas qui peuvent s'apparenter à un arrêt de ce contrat et de l'extérieur on ne sait pas vraiment où se situait le club au moment des faits.
Par exemple le contrat de travail est suspendu si les employés ont été déclaré au chômage partiel : donc si le club a déclaré ses joueurs en chômage partiel, il n'était plus en position d'imposer quoi que ce soit à ceux-ci.
Les obligations de l'employeur comprennent aussi le fait de fournir un travail en respectant les éléments du contrat de travail (fonction, lieu de travail si précisé, etc.), or les clubs n'ont pas pu le fournir aux joueurs (plus de matchs, plus d'entrainements au club). Est-ce que la crise justifie qu'un employeur impose à l'employé de remplir ses obligations alors que lui même n'arrive plus à remplir les siennes? Le fait de partir de France exposait le joueur au risque de ne pas être présent le jour de la reprise, mais on ne peut le sanctionner que si cela se produit et non pas juste sur la probabilité que cela arrive plus tard.
Bon courage à celui qui devra juger cela, mais c'est loin d'être clairement gagné pour un des deux camps.

  • math1907
    12689 points
  • il y a 3 semaines
@Team Viscères

Il me semble que 2 all blakc fumée club sont entrés en contact avec leur direction Pour négocier leur départ et l'ont obtenu.
Lui n'a rien demandé et c'est barré sans prévenir personne!
Quand j'avais un patron ( je travaillais beaucoup à l'étranger avec des départs imprévus et rapides) et qu'il me demandait de rester dans les parages mêmes sur des périodes de vacances car il avait de l'incertitude sur le chantier suivant, je prenais sur moi et respectais la consigne. On se débrouiller toujours pour compenser à ce que j'obtienne certains avantages de départs en vacances par la suite.
Mais les plus important était que l'on communiquait et que personne n'était mis devant le fait accomplis.
Taylor a fait n'importe quoi visiblement.
99.9% de ses coéquipiers ont respectés cette consigne ou on négociés une dérogation.
Lui a fait sa vie, ....le club aussi maintenant !

@math1907

Si certains veulent faire du rab par rapport à ce qui leur est demandé grand bien leur fasse, on est dans un pays "libre".
Mais attention à ne pas inverser les choses : ce n'est pas parce que certains font plus que les autres sont en tort (raisonnement trop courant chez certains employeurs).

Si jamais Taylor est dans les clous légalement, le fait que ses coéquipiers se soient comportés différemment ne changera rien à l'affaire. On ne doit pas juger l'aspect moral ou éthique de l'attitude de Taylor mais juste son aspect légal.

  • math1907
    12689 points
  • il y a 3 semaines
@Team Viscères

Bien sûr que si il est dans les clous la discution n'a même pas lieu d'être.
Là on débat sur le fait annoncé par le club, qu'il avait reçu une consigne comme tout ses coéquipiers de rester confiné sur Pau pour pouvoir être disponible dès la fin du confinement.
Or il semble qu'il n'ai pas respecté cette consigne !
Slade par exemple a demandé au club la possibilité de rentrer en NZ, et a eu l'autorisation de partir.
La question est visiblement de savoir si le joueur a délibérément enfreint une consigne de son employeur et l'a mis devant le fait accomplis.
C'est quelques chose qui passe généralement très mal auprès de nos responsables directs en entreprise.

@math1907

La question est de savoir si l'employeur avait le droit de donner une telle consigne (et il y a plusieurs cas possibles dans lesquels elle est illégale).
Essayer d'imposer quelque chose en dehors du cadre de la loi à ses employés est une chose qui passe généralement très mal auprès de la justice.

Ensuite seulement se posera la question du comportement du joueur envers cette consigne. Mais jamais un tribunal ne va se poser la question de ce qu'a fait le joueur avant de se poser la question de la légalité de l'action du club.

  • math1907
    12689 points
  • il y a 3 semaines
@Team Viscères

Je suis curieux de voir comment ça va se régler.
Mais j'ai vraiment du mal avec ce principe avancé par beaucoup, qui veut qu'à partir du moment où Pau a placé ses joueurs en chômage partiel, ce dernier a pu se dire, maintenant j'en ai plus rien à foutre de vos consignes et je fais ma vie!
La vie de groupe vous pouvez vous la coller au front, je suis payé par l'État français plus par vous.
Je me casse demerdez vous.

C'est une conception du monde du travail qui m'est plutôt étrangère.

Encore Une fois je suis très surpris de l'ensemble des commentaires.

Je ne peux pas juger de la sanction et de sa dureté, par contre j'ai vraiment le sentiment que l'attitude du joueur qui paraît tellement détachée de son club, devrait être la base du débat.

Bon on verra comment ça va se régler.

@math1907

Tu peux avoir vraiment du mal avec le principe de la loi si tu veux, mais en attendant elle reste la loi.
Et si tu trouves étranges qu'un employé en chômage partiel ne veuille pas obéir à son employeur, demande toi si c'est normal qu'un employeur qui ne paye pas ses employés puisse agir comme s'il les payait.

Pour ce qui est de l'attitude du joueur, l'employeur a le droit de ne pas l'apprécier et de ne plus vouloir travailler avec lui mais il doit respecter la loi. On ne peut pas demander aux employés de remplir leurs obligations mais ne pas imposer aux employeurs de remplir les leurs. Donc fort heureusement pour nous tous, aucun employeur ne peut licencier sur un motif aussi subjectif que "je n'aime pas trop son attitude, ce qu'il a fait n'était pas cool".

Maintenant on ne connait pas tous les détails qui permettent de définir qui est en tort, il y a un nombre incalculable de facteurs qui peuvent changer la donne. Peut-être que le 17 les joueurs n'étaient pas en chômage partiel. Peut-être qu'ils étaient en chômage partiel mais avec maintien intégral du salaire (le club payant la part non couverte par l'état), auquel cas le contrat de travail n'est peut-être pas considéré comme suspendu. Peut-être que chômage partiel ou non, le fait que l'employeur ne puisse remplir son obligation de fournir une activité à l'employé libère ce dernier de ses obligations... mais peut-être que cette absence d'activité est tolérée parce qu'elle découle d'une décision administrative indépendante de la volonté du club.
Mais de ce que j'ai pu voir comme cas de licenciement contestés, il vaut mieux être solide sur le motif de la faute grave amenant au licenciement. Et le "a choisi de se confiner chez lui" me paraît très bancal si c'est réellement le motif avancé par le club. Une constatation de l'absence répétée du joueur lors de la reprise des entraînements serait déjà plus carré, parce que là l'employé est en effet en faute par rapport à son contrat.

  • jlr974
    9620 points
  • il y a 3 semaines
@Team Viscères

Mais voyons , le club et ses équipiers ont été " placés dans le désarroi le plus complet " , c'est suffisant !
Et puis , les joueurs " devaient être immédiatement disponibles en cas de reprise d'activité " , c'est-à-dire même pendant le confinement ( qui avait été décidé pour au moins 15 jours à partir du 17 mars ) .

  • jlr974
    9620 points
  • il y a 3 semaines
@jlr974

J'en rajoute une couche tellement je suis scandalisé : " un seul être vous manque est tout est désarroi " .

Mouais.... On dirait surtout qu'ils ont trouvé un moyen de se débarrasser d'un joueur qui n'apportait plus grande satisfaction pour son coût

  • jlr974
    9620 points
  • il y a 3 semaines

" Le désarroi le plus complet " = ???
On a l'impression qu'il s'agit d'un prétexte pour dégraisser la masse salariale en ces temps de difficultés financières .

@jlr974

@Imanol votre idole
exactement ce que j'ai pense en lisant cet article. une infraction dont personne n'aurait parle si le joueur ne coutait pas trop cher ou rapportait beaucoup a son club

  • math1907
    12689 points
  • il y a 3 semaines
@Le Haut Landais

C'est comme dans toute entreprise, si t'es pas au top, il est d et bon ton de respecter à minima les consignes de ta direction !!!!
C'est peut-être un peu injuste, mais c'est en même temps tellement évident !

@math1907

Non. Si les consignes de ta direction ne sont pas légales, tu n'as aucune obligation de les respecter.
Et si un employeur est insatisfait du rendement d'un employé, il a toute liberté pour ne pas renouveler son contrat. Mais s'il veut rompre son contrat, il doit le faire dans un cadre bien précis et le motif "n'est pas au top" n'est pas dedans.

  • math1907
    12689 points
  • il y a 3 semaines
@Team Viscères

Si les club demande à ses joueurs de rester confiné à Pau, ce n'est pas illégal !
Ok le club n'a pas autorité pour l'obliger à rester à Pau.
Mais il n'empêche, qu'au delà du fait qu'il n'a pas respecté cette consigne, il n'a surtout pas communiqué sur son départ et a mis le club devant les fait accomplis.
Quand tu gères une équipe et qu'un de ses ne respecte que ses règles c'est compliqué à gérer.

@math1907

En fait justement si, cela peut être illégal. Ce n'est pas parce qu'un employeur a envie de faire une chose ou qu'il trouve que c'est du bon sens qu'il a pour autant l'autorité pour le faire.
On ne licencie pas parce qu'on a pas aimé le comportement d'un employé, on licencie parce qu'on a un motif légal de le faire. Et si ce n'est pas le cas, on est condamné en justice.

  • math63
    2167 points
  • il y a 3 semaines
@Team Viscères

Le fait de ne pas respecter une clause de son contrat s'il n'était pas placé au chomage partiel pourrait suffire. Si avec tous les guillemets possibles il n'est pas physiquement present durant ses horaires de travail ca peut être acté. Je suis curieux de voir la suite

@math63

Le cas qui serait complexe est en effet celui-ci, on aurait un joueur qui ne respecte pas son contrat en étant pas disponible pour son employeur et dans le même temps un employeur qui ne remplit pas son obligation de fournir l'activité à son employé (mais sous contrainte d'une décision administrative de l'État).
Je n'ai pas les capacités pour juger cela, et à mon avis même pour le gars qui va devoir juger cela ça va être coton. Comme toi, je suis curieux de connaître la fin de cette histoire.

  • PIPIOW
    41178 points
  • il y a 3 semaines
@Team Viscères

tu as raison, les consignes n ont rien a voir avec un contrat de travail
ca va faire un joli prud homme pour rupture unilatérale du contrat de travail ou le joueur a toutes les chances de gagner
maintenant bonjour l ambiance a la section tout le monde sait qu il faut raser les murs

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