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Patat déjà relancé sur le marché en PRO D2 : simple intérêt ou accord caché ?

À peine parti de Bayonne, Grégory Patat serait déjà dans le viseur de Brive. Un rebond express qui pourrait redistribuer les cartes en Pro D2.

Thibault Perrin 19/02/2026 à 10h35
À Bayonne, l’histoire s’est brutalement terminée. À Brive, elle pourrait à peine commencer. Crédit : Screenshot Youtube Rugbyrama / Midi Olympique
À Bayonne, l’histoire s’est brutalement terminée. À Brive, elle pourrait à peine commencer. Crédit : Screenshot Youtube Rugbyrama / Midi Olympique

Brive avance ses pions

À peine sorti par la petite porte de l’Aviron Bayonnais, Grégory Patat pourrait déjà rebondir. Selon L’Équipe, le profil du technicien gersois « plaît beaucoup à Brive », en quête d’un manager pour la saison prochaine. Le CA Brive, actuellement en Pro D2, cherche un numéro 1 depuis la mise à l’écart de David Darricarrère et le départ annoncé de Pierre-Henry Broncan vers la Géorgie.

Toujours selon le quotidien, des discussions ont aussi eu lieu avec Joe El Abd et Franck Azéma. Mais « le favori pour le poste de numéro 1, ce serait donc Patat ». Du côté basque, certains assurent même qu’un accord de trois ans serait déjà ficelé. Version que l’intéressé tempère en privé, expliquant n’avoir « rien promis, rien décidé ».

Retour sur un divorce devenu inéluctable

Mercredi, toujours d’après L’Équipe, Patat a reçu un appel du directeur financier de Bayonne pour se voir remettre « une dispense d’entraînement ». La scène est crue : bureau vidé, cartons sous le bras, staff prévenu. Une séparation négociée, sans licenciement sec ni indemnités complètes, malgré une prolongation jusqu’en 2028.

En coulisses, la fracture était ancienne. Le président Philippe Tayeb le jugeait « trop laxiste, trop gentil, trop proche des joueurs ». L’arrivée annoncée de Laurent Travers comme directeur du rugby a accentué le flou hiérarchique. Bayonne restait sur neuf défaites en dix matches toutes compétitions confondues, et Jean-Dauger n’était plus la forteresse imprenable de la saison passée.

Pourquoi le profil Patat colle à Brive

C’est là que le dossier devient intéressant. Brive cherche un manager capable de structurer un projet global, pas seulement d’aligner une compo le vendredi. Or, à Bayonne, Patat a prouvé qu’il savait bâtir sur la durée : montée en puissance progressive, recrutement ciblé, intégration de jeunes, identité de jeu assumée.

Techniquement, son rugby repose sur un socle défensif dense, une conquête sécurisée et une animation offensive pragmatique. À Jean-Dauger, l’Aviron a longtemps imposé un rythme étouffant, alternant jeu d’occupation chirurgical et séquences longues dans les 22 adverses. En Pro D2, où la maîtrise territoriale et la constance mentale font la différence sur 30 journées, ce profil peut peser lourd.

Mais attention : Brive n’est pas un long fleuve tranquille. Le futur manager ne choisira pas forcément l’intégralité de son staff. Et la stabilité institutionnelle, clé de la réussite bayonnaise entre 2022 et 2025, n’est pas toujours la marque de fabrique corrézienne.

3 ans de révolution Patat : de la lutte pour le maintien aux phases finales du TOP 14

Une équation à plusieurs inconnues

Si Patat signe, le CAB enverra un message clair : objectif Top 14 à court terme. Son vécu d’une demi-finale et d’une quatrième place dans l’élite apporte une crédibilité immédiate au vestiaire. Pour les joueurs, c’est la promesse d’un cadre exigeant mais protecteur, d’un discours humain qui a su séduire à Bayonne, y compris « des chiens de la casse », selon Arthur Iturria.

Pour Patat, c’est l’opportunité de reprendre la main dans un environnement où il serait, en théorie, le patron du sportif. Après un divorce marqué par un conflit de prérogatives, le choix du prochain projet sera stratégique. Trop tôt, trop instable, et le risque est réel. Bien calibré, et Brive pourrait devenir le laboratoire d’un nouveau cycle réussi.

Le timing intrigue. Officiellement en besoin de repos, Patat est déjà au cœur des rumeurs. Brive avance, d’autres noms circulent, et le marché des managers s’agite. Une chose est sûre : dans le rugby moderne, les cycles se referment vite… mais les opportunités aussi.

Vieille Gloire
Vieille Gloire

Désolé, je ne lis plus L’Équipe, suivant !


Et l’an prochain, j’arrête aussi mon abonnement à Canal.


Ras-le-bol des mascarades et de ces matchs qui ne ressemblent à rien, à cause des doublons et d’un championnat interminable où tout le monde fait tourner.


On est loin du "meilleur championnat du monde" vendu par certains: c’est surtout le plus long et le plus faussé, rien de plus.


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