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‘‘On vit des émotions magnifiques, mais…’’, les doutes de Jalibert et de l’UBB se mélangent à la joie d’un titre en Champions Cup

En Champions Cup, l’UBB marche sur l’eau. Pourtant, la phase finale est loin d’être encore assurée en Top 14, comme le rappelle Matthieu Jalibert.

Erwan Harzic 23/05/2026 à 18h56
En Champions Cup, l’UBB marche sur l’eau. Pourtant, la phase finale est loin d’être encore assurée en Top 14, comme le rappelle Matthieu Jalibert. - ©INPHO/Nick Elliott (EPCR)
En Champions Cup, l’UBB marche sur l’eau. Pourtant, la phase finale est loin d’être encore assurée en Top 14, comme le rappelle Matthieu Jalibert. - ©INPHO/Nick Elliott (EPCR)

Ce samedi 23 mai, l’Union Bordeaux-Bègles avait rendez-vous avec son histoire. À San Mamés, les Girondins défiaient le Leinster qui rêvait, lui aussi, d’un nouveau titre sur la scène continentale. Le public venu à Bilbao profite d’une affiche de classe internationale : la finale de la Champions Cup 2025/2026. Finalement, le club de l’Hexagone n’a eu aucun mal à prendre le dessus sur des Irlandais méconnaissables pour une victoire sans appel (41-19).

Après le coup de sifflet final, les joueurs de l’UBB se sont sautés dans les bras et des larmes de joie ont été aperçues sur plusieurs visages. Au micro de FranceTV, Matthieu Jalibert a repris les paroles récentes de l’entraîneur du Paris Saint-Germain, Luis Enrique, en déclarant que “la plus dure à gagner, c’est la deuxième”. Pour rappel, le club de football de la capitale est lui aussi en finale d’une compétition européenne, la Ligue des champions.

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La joie et la lucidité de Jalibert

L’ouvreur est venu exprimer son plaisir du moment : “On n’est jamais sûr de gagner les matchs. On possède certains ingrédients et, quand on les met, on est très dur à battre. J’adore cette compétition, car elle est faite pour attaquer.” Toutefois, il n’a pas pu s’empêcher de pointer du doigt les échéances à venir (très) prochainement, pour son club. “On vit des émotions magnifiques, mais je ne peux pas m’empêcher de penser au Top 14, à la semaine prochaine. C’est un rythme complètement fou”, indique-t-il avec un sourire sur le visage.

En effet, l’Union Bordeaux-Bègles vit une fin de saison comme aucune autre. Vainqueur de la Champions Cup 2025/2026, elle n’est absolument pas assurée de se qualifier pour la phase finale du Top 14. Pour cause, à deux journées de la fin de la saison régulière, les Girondins pointent à la cinquième place de l’élite du rugby français. Bien moins rassurants en championnat qu’en Coupe d’Europe, les hommes de Yannick Bru n’auront pas réellement le temps de fêter leur deuxième étoile, dans l’immédiat.

Avec 68 unités obtenues jusqu’alors, ils ont uniquement trois points d’avance sur le Racing 92 et cinq sur le Stade Rochelais, respectivement septième et huitième au classement général. Ainsi, les Bordelo-Béglais ne sont pas encore assurés de prolonger leur exercice 2025/2026 au-delà du calendrier initial. Dans le pire des scénarios, une seule défaite pourrait les faire sortir du groupe des six prétendants au Bouclier de Brennus.

D’autant plus, le programme des Girondins n’a rien de spécialement rassurant, avec un déplacement à Toulon, le dimanche 31 mai (16h30), et la réception de l’ASM Clermont Auvergne, le samedi 06 juin (21h00). À Mayol et à Chaban-Delmas, Matthieu Jalibert et ses coéquipiers pourraient donc se retrouver avec une sacrée pression sur les épaules. Leur sacre en Champions Cup pourra-t-il leur permettre de surpasser cette épreuve dans les meilleures conditions ? Réponse à venir.

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L’UBB écrit son histoire malgré tout !

Malgré les tensions du Top 14, l’Union Bordeaux-Bègles a dévoilé un superbe visage pour obtenir le second titre majeur de sa jeune histoire. Fondé en 2006, le club de la capitale du vin a soulevé le trophée de la Champions Cup au printemps dernier. Ce sacre avait été scellé par une victoire face aux Northampton Saints (28-20), au Millennium Stadium de Cardiff. Un an plus tard, ils ont récidivé face aux Irlandais de la province du Leinster. Ils risquent de fêter cette victoire, avant de reprendre le chemin des pelouses du Top 14.

De son côté, l'équipe de Dublin est l’une des formations les plus iconiques du rugby européen. Par le passé, elle a déjà remporté quatre finales de Champions Cup, en huit participations. Les Leinstermen ont déjà décroché le Graal en 2009, 2011, 2012 et 2018. Cependant, depuis le début de la décennie 2020, ils montrent une certaine inefficacité sur ses finales, avec quatre défaites consécutives en 2022, 2023, 2024 et 2026. Leurs déroutes fréquentes se conjuguent à une baisse de niveau global du rugby irlandais, en sélection et dans leurs clubs.

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pascalbulroland
pascalbulroland

C'est plutôt l'ASM qui doit se faire des soucis, ils jouent le Racing et l'UBB lors des deux dernières journées.