Ce samedi à 16h00, Toulon reçoit les Stormers à Mayol pour un 8e de finale de Champions Cup où le doute n'est pas permis. Le contexte est lourd : onzième de Top 14, cinq matchs consécutifs sans victoire, et une dernière victoire à domicile qui remonte au 25 janvier face à Montpellier. Pour le RCT, c'est simple : gagner ou regarder les phases finales depuis son canapé. Et avec Baptiste Serin et Lewis Ludlam absents sur blessure, Esteban Abadie et David Ribbans incertains, les Varois abordent ce rendez-vous avec des ressources humaines comptées.
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Les statistiques de phase de poules révèlent deux équipes aux profils radicalement opposés. Toulon domine largement au jeu au pied avec 28 coups de pied dans le jeu contre 26,5 pour les Stormers. Mais c'est dans le mouvement que le fossé se creuse dans l'autre sens : les Sud-Africains parcourent en moyenne 452,2 mètres par match contre 369,5 pour le RCT, battent 26 défenseurs contre 23,5, et réalisent 13,8 franchissements contre seulement 5 pour Toulon. Les Stormers jouent vite, portent et percent. Toulon, lui, s'appuie sur sa conquête : 100% de mêlées gagnées, premier de la compétition, contre 88,9% pour les visiteurs. C'est là que le match peut se gagner.
Ces Varois qui doivent mener la charge
Dans un contexte de blessures multiples, certains hommes devront hausser le ton. Gaël Dréan est la première menace offensive : 4 essais, 197 mètres parcourus, 16 défenseurs battus, et le record de minutes jouées dans la compétition avec 320. C'est lui qui accélère et qui conclue. Zach Mercer, 276 minutes jouées, 57 courses balles en mains et 23 plaquages, sera l'un des Varois que les Stormers devront surveiller en permanence. Teddy Baubigny, 91 rucks offensifs, apporte la puissance et la continuité. Et si Ollivon est disponible, sa présence en troisième ligne changerait beaucoup dans la gestion des zones de combat.
La menace Feinberg-Mngomezulu
Les Stormers ne débarquent pas à Mayol en touristes. Sacha Feinberg-Mngomezulu est un danger permanent : 21 points inscrits, 4 passes décisives, 154 mètres parcourus et 14 défenseurs battus sur seulement deux matchs. Beaucoup voient en lui le meilleur ouvreur du monde. Une chose est sûre, il aime porter le cuir et tenter des choses. Aux Toulonnais de le museler. Sans pour autant oublier les autres menaces.
Sacha Feinberg-Mngomezulu – Champions Cup 2025/2026
- 2 matchs joués
- 21 points inscrits
- 154 mètres parcourus
- 26 courses balles en mains
- 14 défenseurs battus
- 4 passes décisives
- 5 passes après contact
Dylan Maar, ailier infatigable, cumule 171 mètres et 3 essais. Paul de Villiers est le patron de la conquête adverse : 56 rucks offensifs, 47 plaquages, 5 turnovers gagnés. C'est lui qui incarne la densité physique des Stormers. Et Ruhan Nel, premier de la compétition pour les turnovers gagnés avec 2 par match en moyenne, sera en embuscade sur chaque ballon porté toulonnais. Le seul précédent entre les deux équipes dans cette compétition remonte à décembre 2024. A l'époque, le RCT avait dominé les Stormers 24-14 en Afrique du Sud. Mais depuis, de l'eau a coulé sous les ponts. Et les Sud-Africains entendent bien rendre la monnaie de leur pièce aux Varois.
La clé : tenir la conquête et éteindre le jeu au large
Le plan de match toulonnais s'écrit assez clairement à la lecture des stats. Dominer la mêlée — ce que Toulon fait mieux que personne dans cette compétition — pour mettre les Stormers en difficulté sur leur propre ballon et forcer les fautes. Limiter les turnovers concédés : Toulon en cède 16,5 par match, les Stormers en gagnent 7,8. C'est une zone de danger réelle. Et surtout, empêcher les Stormers de jouer dans l'espace : leurs 452 mètres parcourus en font une équipe qui étouffe les défenses dès qu'elle trouve du rythme. Moins de ballons rapides, plus de contestation au sol, et Mayol pourra faire le reste.
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La liste des forfaits n'est pas anodine. Serin à la mêlée, Ludlam en troisième ligne, et les incertitudes autour d'Abadie et Ribbans fragilisent deux secteurs clés : l'animation et le combat. Charles Ollivon, s'il est disponible, peut combler une partie du vide. Dréan, lui, ne compte pas ses efforts. Mais la profondeur de banc sera scrutée. Et la formation sud-africaine saura où appuyer pour faire la différence. Mayol gronde souvent quand l'heure est grave. Ce samedi, Toulon n'a pas le luxe de douter.
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