Lee Byrne sur l'exode des internationaux gallois...

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L'arrière de Clermont Lee Byrne commente l'exode des internationaux gallois...qu'il justifie principalement par les salaires proposés en France.
Lee Byrne sur l
Le Gallois s'exporte bien en France : en attendant Gethin Jenkins (Toulon) Huw Bennett (Brive) Luke Charteris (Perpignan) Aled Brew (Biarritz) et peut être même Alex Cuthbert, des joueurs de renoms comme James Hook, Mike Phillips et Lee Byrne ont déjà sauté le pas cette saison. Le néo-clermontois Lee Byrne, justement, est revenu dans la presse galloise (BBC2 Wales) sur son exil, qu'il ne regrette pas du tout. Et il comprend que la plupart de ses compatriotes souhaitent suivre le même chemin... principalement pour des raisons financières.

« Une carrière de rugbyman est courte, nous avons des familles, ici il y a le salary cap (...) Si quelqu'un se fait offrir un meilleur salaire, et dans un championnat de haut niveau qui plu est, pourquoi refuser ? (…) L'apport culturel joue mais la raison principale est l'argent. (…) Je ne blâme pas ceux qui veulent partir. Bonne chance à eux. (…) En France, on touche quasiment le double de ce qu'on gagne au Pays de Galles. Si quelqu'un faisant un job normal se faisait offrir un nouveau poste avec un salaire doublé, il accepterait. Il n'y a pas à penser deux fois. »

Byrne a également souligné la qualité du public français. Si les stades sont souvent vides en Celtic League, ceux du Top 14 font le plein, à l'image du stade Marcel Michelin qui réunit 18 000 spectateurs à chaque match.

« En tant que joueur, on a envie de jouer devant ces foules chaque semaine. L'atmosphère ici est digne des matchs internationaux (…) J'ai signé un contrat de trois ans, je joue toutes les semaines et je ne pourrais pas être plus heureux ».

Le problème du salary cap

Puisque Byrne évoque le fameux salary cap (plafond de la masse salariale) rappelons quelques chiffres : les provinces galloises sont soumises à un salary cap de 3,5 millions de livres. Dans le championnat anglais, il est fixé à 4,24 millions de livres. Celui en vigueur en France depuis 2009 est de... 8,7 millions d'euros ! Et il sera augmenté à 9,5 millions la saison prochaine. Bref, les stars du rugby mondial devraient continuer de s'exiler massivement dans le Top 14...

Et au niveau, cela commence à se ressentir. Les Ospreys, sans le trio Phillips-Hook-Byrne, ont réalisé une très mauvaise campagne en H Cup. Seuls les Blues de Cardiff ont réussi à se qualifier pour les 1/4, mais ils ont pu mesurer le fossé qui les sépare des meilleurs en chutant lourdement contre le Leinster hier à Dublin (34-3). Les Scarlets de Llanelli, sans doute l'équipe galloise la plus joueuse et la plus prometteuse du moment, a été repêchée en Amlin Cup après une belle phase de poule, et représente donc le dernier espoir européen du rugby gallois. Ils affronteront Brive en 1/4 de finale ce soir à 20h15 au Stade Amédée Domenech.
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Allez les Scarlets, je compte sur vous :'-)

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