Le staff des Bleus remet en cause la préparation
Les Bleus ont souvent fait appel aux Bleuets pour jouer.
A l'heure de faire le bilan, le staff tricolore est revenu sur les difficultés liées à la préparation des Bleus avant et pendant le Tournoi ainsi que sur la nécessité de changer les choses.
Cette dernière place du Tournoi, la sixième depuis 1947, la France ne l’avait pas connu depuis 1999 lors la dernière édition du 5 nations. Pour en arriver là, on peut sans crainte attester que bon nombre de choses n’ont pas fonctionné. Aux chapitres des regrets et du « on n’aurait pas dû faire comme ça » : le stage de préparation avant la compétition, trop physique aux yeux des joueurs présents mais aussi du staff au moment de faire le bilan. Il faut dire que le trio à la tête des Bleus avait des attentes et surtout la pression d’une tournée automnale réussie. A l’heure du débriefing à Marcoussis ce lundi, le staff tricolore a notamment confié son désarroi quant au temps dont il a disposé et montré les différences, chiffres à l’appui, entre la préparation des autres nations et celle de la France.

Des nations comme l’Angleterre, dont les éléments n’ont pas le droit de jouer en club 13 jours avant les rencontres internationales « En France, la finale du Top 14 aura lieu 7 jours avant le début de la tournée » constate PSA. Durant la (trop) courte semaine des Bleus, ceux-ci ont donc dû se focaliser sur certaines choses au détriment d’autres. « Les bases défensives, l’organisation collective, le replacement sur la largeur » sont autant de points que l’équipe de France n’a pas assez abordé, avoue Patrice Lagisquet à l’Equipe. Pour être plus serein dans la préparation, le staff espère également que la mise à disposition des internationaux sera revue à la hausse (88 jours pour les Français contre 146 en Nouvelle-Zélande) lors de la renégociation de la convention entre la LNR et la FFR.

Autre point à revoir, le nombre de joueurs sélectionnables pour une meilleure efficacité de la préparation. « Les autres nations, elles, travaillent à 30 ou 32 joueurs jusqu'au mercredi soir » a avancé Saint-André. Yannick de prendre en exemple « une séance légère de 35 minutes » avec les gros avant France-Ecosse pour en partie préserver les organismes alors que son homologue écossais lui a confié avoir « pu travailler deux fois avec vingt avants et consacrer 1 heure 45 à cet exercice ». Les Français ont, eux, fait appel aux -20 ou aux espoirs de Massy pour jouer en opposition durant toute la compétition. Bru de déplorer la possibilité de ne pouvoir s’entraîner qu’avec 13 joueurs au maximum voire moins en cas de blessés. Une situation qui « fait rire tout le monde », a lancé le technicien sur le plateau d'Au Contact dimanche soir. Malgré tout, certains joueurs comme Vincent Clerc, gardent espoir.


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  • Moqxo
  • il y a 10 ans

C'est vrai qu'on a souvent eu du mal dans la derniere passe, c'est clairement un probleme d'automatismes, mais est ce que le probleme ne serait pas de choisir des joueurs ayant cette qualite de pouvoir jouer a l'instinct et donner le ballon dans le bon tempo. Je pense que c'est ce que PSA voulait en titularisant Mermoz car il presente ces qualites, mais il n'a pas si bien joue et est passe a la trappe 🙁
Dans ce genre, j'avais vu quelques matchs de Doumayrou a Montpellier, qui jouait vraiment juste, et ce qu'il ne meriterait pas qu'on le teste cet ete ?

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