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Le record « irréel » que Bielle-Biarrey pourrait briser face à l'Italie

12 essais en 12 matchs. La série est folle. Face à l’Italie, LBB peut devenir le premier joueur à marquer sur huit rencontres consécutives.

Thibault Perrin 20/02/2026 à 15h00
Après un “Grand Chelem des essais” en 2025, LBB vise encore plus haut. Crédit image : Screenshot France 2
Après un “Grand Chelem des essais” en 2025, LBB vise encore plus haut. Crédit image : Screenshot France 2

Un record historique en ligne de mire

Dimanche face à l’Italie, Louis Bielle-Biarrey peut entrer un peu plus dans l’histoire du Tournoi des 6 Nations. S’il franchit au mois une fois la ligne de craie, l’ailier français deviendra le premier joueur à inscrire au moins un essai lors de huit matchs consécutifs dans la compétition.

Une série folle, entamée en 2025, année où il a déjà signé un exploit rarissime : le “Grand Chelem des essais”, avec au moins une réalisation lors des cinq rencontres de la même édition. Aujourd’hui, il en est à 12 essais en 12 matchs dans le 6 Nations. Une régularité clinique, presque irréelle à ce niveau.

Le “Grand Chelem des essais”, un exploit déjà rarissime

En 2025, Bielle-Biarrey a rejoint un club très fermé. Marquer dans chacun des cinq matchs d’une édition, c’est un exploit que seuls quelques Français avaient réussi avant lui, comme Philippe Bernat-Salles en 2001 ou Philippe Sella en 1986. Mais l’ailier a fait encore plus fort : il a terminé cette édition avec 8 essais, égalant les records historiques de Cyril Lowe (1914) et Ian Smith (1925).

Il a aussi dépassé le record de l’ère moderne détenu par Jacob Stockdale, auteur de 7 essais en 2018. Autrement dit, on ne parle pas d’un feu de paille, mais d’une performance qui traverse les époques.

Pourquoi cette série est unique

Ce qui rend cette potentielle huitième rencontre consécutive avec essai si marquante, ce n’est pas seulement le chiffre. C’est le contexte. Le Tournoi moderne est plus dense défensivement que jamais. Les systèmes sont rodés, les ailes sont ciblées, les extérieurs sont surveillés.

Marquer sur huit matchs de suite signifie s’adapter à des défenses différentes, à des plans de jeu variés, à des scénarios parfois fermés. Cela implique une lecture parfaite des espaces, une connexion constante avec son ouvreur et ses centres, mais aussi un travail invisible sans ballon. Bielle-Biarrey ne marque pas uniquement sur des actions en première main. Il surgit en soutien intérieur, exploite les coups de pied rasant, termine des séquences longues après plusieurs temps de jeu.

Son profil explosif, sa capacité à accélérer sur deux appuis et sa lecture des trajectoires font de lui un finisseur moderne, capable de convertir la moindre demi-occasion. C’est cette polyvalence offensive qui nourrit la série.

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Se situer dans l’histoire du Tournoi

Au classement des meilleurs marqueurs en carrière dans le 6 Nations, l’Irlandais Brian O’Driscoll reste le recordman avec 26 essais entre 2000 et 2014. Il devance George North (24) et Shane Williams (22). Avec 12 essais en 12 matchs, Bielle-Biarrey est encore loin de ces sommets en volume, mais son ratio est exceptionnel.

Sur un match, le record absolu reste détenu par l’Écossais George Lindsay avec 5 essais en 1887. Dans l’ère moderne, Chris Ashton a inscrit 4 essais contre l’Italie en 2011. Ces chiffres rappellent à quel point les standards sont élevés.

L'un des facteurs X des Bleus

Un essai dimanche ne serait pas qu’une ligne de plus dans les statistiques. Ce serait un marqueur symbolique fort pour le XV de France. Cela confirmerait la capacité des Bleus à créer des opportunités régulières sur les extérieurs, et à capitaliser sur la vitesse.

Pour le Bordelais, ce record renforcerait son statut de finisseur numéro un dans le Tournoi. Sans doute celui de meilleur ailier du monde. Au niveau du Tournoi, ce serait une nouvelle preuve que l’on vit une période offensive remarquable, où certains talents redéfinissent les standards.

Dimanche, il ne s’agira peut-être que d’un essai de plus. Mais dans l’histoire du 6 Nations, cela pourrait peser bien plus lourd qu’un simple plongeon en coin.

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Vieille Gloire
Vieille Gloire

Très bien, merci pour l’info.


Je pense qu’il peut le faire.
Mais quand même, il faut aussi qu’il se concentre sur les 6 ou 7 ballons hauts qu’il aura à jouer, en défense ou en attaque. De là pourrait venir un des essais qu’il mériterait de marquer !