L'analyse de la presse britannique et irlandaise après la défaite de Clermont face aux Saracens
L'analyse de la presse britannique après la défaite de Clermont.

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Clermont a vu son rêve européen brisé par des Saracens ultra agressifs en défense qui ont su provoquer la chance pour une victoire qui restera dans les annales.
Clermont a une nouvelle fois vu son rêve européen brisé par des Saracens ultra agressifs en défense qui ont su provoquer la chance pour une victoire qui restera dans les annales. Si pour l'ASM, cette nouvelle déception s'ajoute aux précédentes alors que le départ de Vern Cotter va entraîner la fin d'une ère, du côté des Sarries, se pourrait être l'avènement d'un grand d'Europe dans quelques semaines. Retour sur cette demi-finale de H Cup à travers la presse britannique et irlandaise.

The Telegraph – Un peu de chance et beaucoup d'engagement

Le site anglais se satisfait de voir « enfin » les Saracens se qualifier pour la finale après une rencontre « facile » pour eux, mais « embarrassante » pour Clermont, où le nombre de records battus et presque aussi important que celui des essais inscrits par les Sarries. Une victoire que ces derniers ont acquise à la faveur d'une énorme prestation en défense et à la récupération sous la houlette d'un Jacques Burger impressionnant « physiquement » ainsi que dans son engagement. The Telegraph fait remarquer qu'il n'a pas été le seul à se montrer à la hauteur de l'événement, puisque Schalk Brits et Mako Vunipola ont été « immenses », Kelly Brown, Steve Borthwick, Billy Vunipola et Mouritz Botha n'étant pas loin derrière, pour « écraser les espoirs » de finale des Clermontois.

Les Saracens ont également bénéficié de la chance du champion, alors que « les trois essais inscrits en première mi-temps peuvent soumis à controverse. » Le site estime que la décision de Nigel Owens d'exclure Brock James était « mauvaise » : « Une pénalité et un carton auraient suffi » alors qu'il avait trop de doutes entourant la possibilité d'un essai sans son geste. Polémique également autour de l'obstruction de Chouly sur Farrell. À ce titre, The Telegrah considère que l'officiel gallois a eu raison. Si la chance était du côté des Saracens, l'engagement qu'ils ont mis dans ce match aurait sans doute suffit à faire pencher la balance.

BBC – Une demi-finale historique

La BBC relève de son côté la « férocité » des Saracens qui a conduit à une « humiliation » de l'ASM. Le club français était pourtant venu « avec des armes » à tous les postes. Mais les Clermontois n'ont pas réussi à créer de bonnes opportunités pour des joueurs comme Napolioni Nalaga, Wesley Fofana et Sitiveni Sivivatu face à une défense qui coupait court à chacune de leurs initiatives. A la faveur de cette grosse prestation, les Sarries ont établi plusieurs records : le plus grand nombre de points inscrits en demi-finale, le plus grand nombre d'essais, Chris Ashton battant également celui du plus grand nombre d'essais marqués en une saison européenne, ainsi que le plus grand écart de points.

Planet Rugby – « Les Saracens n'ont fait aucune erreur »

Planet Rugby considère que les Saracens ont provoqué leur chance grâce à leur défense et à un « jeu au pied astucieux » tout en saisissant les opportunités quand elles se sont présentées. De son côté, Clermont a été « abasourdi » par cette « pluie d'essais », ne parvenant jamais à prendre le match à son compte, jusqu'à « abandonner bien avant le coup de sifflet final. » Pourtant, les Auvergnats ont pensé pouvoir renverser la vapeur alors qu'à 14 contre 15 suite au carton jaune de James avec un Cudmore qui sonnait la charge. Mais au lieu d'opter pour les points, ces derniers ont choisi de viser le coin du terrain. « Un pari précoce qui n'a pas payé » à cause d'un passage à vide. « C'était définitivement le jour des Saracens » à l'image des essais de Farrell et d'Ashton en deuxième mi-temps.

À 21-6, l'ASM se devait de marquer, mais les Sarries « étaient plus affutés et sans pitié ». Il y a un an, la défaite face à Toulon avait laissé les Anglais « agonisants ». Ce samedi, « ils n'ont fait aucune erreur ». Mention spéciale aux préparateurs physiques : « les Saracens n'ont rien lâché même après la 70e ».

Herald.ie – Les Saracens ont détruit Clermont

Le site irlandais rapporte en premier lieu les propos du manager des Saracens, Mark McCall, qui a qualifié cette victoire de « performance phénoménale ». Comme beaucoup, ce dernier a été surpris par la tournure qu'a prise cette demi-finale. Il ne s'attendait certainement pas un tel scénario face au finaliste de l'an passé. « Le plan de jeu était de les mettre sous pression comme jamais auparavant cette saison. Je pense que nous avons fait du bon boulot. » Il reconnaît que c'était le genre de jour où tout ce qui aurait pu bien se passer, s'est bien passé. « C'est un souvenir extraordinaire pour nous. »

Rugby World – Un rêve démantelé

Après cette sévère défaite, Rugby World s'interroge sur l'après Vern Cotter et sur ce pourquoi cette équipe à priori taillée pour tout gagner échoue tout le temps face aux clubs en Coupe d'Europe. « Ce n'est pas la peine de répondre à cette question avant que l'effectif ne soit renouvelé ». Ce qui devrait se produire dans les prochains mois avec les départs non seulement de l'entraîneur, mais de cadres comme Hines, Byrne, King, Sivivatu, Vosloo. À leurs places, sont attendus Jono Gibbes, pour coacher les arrières, Abendanon, Guildford, Davies ou encore Vahaamahina. « Vont-ils avoir autant d'impact que leurs prédécesseurs ? Seront-ils capables de faire oublier ces douloureux souvenirs d'échec européen ? » Rugby World est dubitatif.

L'ASM avait tout pour gagner, « un jeu d'avant qui en impose, des arrières rusés ». Elle va désormais devoir faire face à la fin d'un cycle après avoir fait face au mur défensif des Saracens. « Ils se sont entêtés en refusant de changer de stratégie, en continuant de faire des passes après-contact avant de se perdre de manière individuelle dans la défense des Sarries ». Rugby World considère qu'en cas de victoire en Top 14, ce ne sera « qu'un prix de consolation ».

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Outre ces problèmes, il ne faut oublier également l'essai validé pour les Saracens avec au moins un en avant, les mauvais gestes de Ashton et les positions parfois illégales de la défense Anglaise.
En cumulant tout ces problèmes, le match est totalement faussé selon moi, car quand une équipe fait ce qu'elle veut sans aucune limite tandis que l'autre est obligé de marcher sur des œufs, ce qui de temps en temps ne suffit même pas vu que Parra a été "grondé" pour une faute anglaise, et bien le match est purement et simplement tué.
Comment une équipe peut se relever, se motiver, face à une excellente équipe, quand l'arbitre prend autant de décisions litigieuses, toutes dans le même sens, qui coute un essai, en accorde deux litigieux, fout un jaune...
Je ne pense pas qu'une équipe aussi expérimenté que Clermont aurait lâché le match si facilement dans un match "régulier".

  • essgé
    8128 points
  • il y a 6 ans

La partie sur Planet Rugby est loin d'être exhaustive (mais, vous alliez pas copier-coller l'analyse non plus!). Dans leur analyse du match ils parlent bien de l'essai de pénalité et du carton, tous deux non-mérités selon eux. De même ils estiment qu'invalider l'essai clermontois peu après pour un écran était une décision "très dure".
Dans leur chronique loose pass, ils reviennent en détail sur l'arbitrage de Nigel Owens et notamment sur 2 décisions litigieuse et "décisives" : l'essai de pénalité+carton jaune en première et la décision de ne pas accorder de pénalité à Parra lorsqu'il est gêné par un Saracens hors-jeu en seconde. Selon eux, à partir de cette non-pénalité, Parra perd totalement le fil du amtch.

Bien entendu, en dehors de l'arbitrage ils estiment que les Saracens étaient exceptionnels.
On peut quand même se demander si le match aurait-été le même avec un score de 10-7 pour Clermont à la 20è minute...

  • Grisou
    17632 points
  • il y a 6 ans

Y a au moins un journal qui pense que l'essai de pénalité était de trop... C'est rassurant !

Le Telegraph affirme quand même que l'essai de pénalité était de trop. Après ce ne sont que des extraits des articles... il ne faut pas généraliser vos propos.

Et tout le monde est d'accord pour dire que les Sarries méritaient de gagner avec une très belle stratégie défensive, et un jeu de contre redoutable.

@ Paupiette :

Barnes n'a pas hyper bien arbitré, on l'a d'ailleurs dit dans un autre sujet donc ta dernière remarque tu la garde pour toi. Mais si on ne critique pas énormément son arbitrage, c'est parce qu'il n'a pas favorisé une des deux équipes en particulier et qu'il a fait des erreurs des deux cotés.

Alors que Owens, il faut vraiment être de mauvaise foi pour ne pas crier au scandale (comme bon nombre de britanniques ont eu la décence de l'avouer, même si tu pense visiblement être le seul capable de jugements intéressants au vu de tes remarques acerbes contre ceux ne pensant pas comme toi). On ne va pas refaire le match, mais Parra qui se fait reprendre pour un hors-jeu Anglais je crois que cela suffit pour comprendre que l'arbitre n'a pas été d'une neutralité exemplaire.

  • jumisao
    20986 points
  • il y a 6 ans

@Paupiette: la différence, tout de même, c'est qu'owens fut mauvais toujours dans le même sens (d'ailleurs, j'appelle pas ça mauvais pour ma part, m'enfin passons), tandis que Barnes fut bof dans les 2 sens. Le jaune de Lobbe me fait tiquer, les pénalités en mêlées contre le Munster m'ont fait tiqué, ya peut-être des oublis de fautes, mais ça va dans les 2 sens, rien n'a vraiment changé le cours du match. Pour l'ASM, c'est 30 minutes de foutage de tronche, couche après couche, et ça tue le match.

@ Jumisao : tout comme la presse française n'a pas lâché un mot sur l'arbitrage de Barnes qui était mauvais également (mais moins). Quand on gagne, on ne critique pas l'arbitre et encore moins quand ce dernier a donné un coup de pouce.

  • jumisao
    20986 points
  • il y a 6 ans

Ok, ils sont pas tendres avec l'ASM (à juste titre), mais presque pas un mot sur Owens, c'est du foutage de tronche là. Les mêmes qui ont parlé de l'arbitrage de Barnes sur l'autre 1/2, sont pas capables de reconnaître que Owens fut mauvais, a pris de mauvaises décisions, etc... Sacré rigolade quand même

Sont pas tendre les anglo-saxons ...

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